‹ Par le glaive: drame en vers en cinq actes et huit tableaux. Représenté pour la première fois sur la scène de la Comédie française, le lundi 8 février 1892Chapitre 78 sur 123 · SCÈNE IV RIZZO, KINALDA · texte numérisé non relu

SCÈNE IV RIZZO, KINALDA

(B;zzo s'assoupit peu à peu en feuilletant le livre.) RINALDA, àpart.

Oui, que Guido l'embrasse! Oh! rien à craindre, rien. Six ans passés! L'enfant ne peut le reconnaître.

i\ Rizzo, dont la tôte s'est inclinée sur le livre.)

Tu dors!

RIZZO, assoupi.

Non.

RINALDA

Si. Je vois l'homme noir. Il pénètre Sous ta paupière; il met du sable dans tes yeux. Viens te coucher!

RIZZO

Non, non. Ici je serai mieux.

Je dormirai si bien, sans que rien me dérange.

(11 ramasse par terre un coussin cl lariange en oreiller dans le fauteuil où il s'installe pour dormir.)

Là, comme ça, ma main dans la tienne.

(Il s'endort.)

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