‹ Par le glaive: drame en vers en cinq actes et huit tableaux. Représenté pour la première fois sur la scène de la Comédie française, le lundi 8 février 1892Chapitre 80 sur 123 · SCÈNE V Les Mêmes, GUIDO, BIANC.\, ORSOL · texte numérisé non relu

SCÈNE V Les Mêmes, GUIDO, BIANC.\, ORSOL

GCIDO, entrant par la grand'portc de gauche et courant à Kinalda

Ma Hinalda!

RI.NALDA

Plus bas! vois, ton frère est ici,

Oui dort.

GUIDO

Ah! que c'est bien d'avoir pensé!... Merci' Au moins, si le destin cruel veut que je meure Cette nuit, j'aurai pu dans ma vieille demeure A mes deux seuls amours faire encor mes adieux, Et mes derniers instants en seront radieux.

RIXALDA

Oh! si lu meurs, que nous mourions tous trois ensemble!

G U I D 0 , -vouant considérer son frère endormi.

Comme il est beau! Comme il est grand!

BIANCA, sapprochaat.

Il VOUS ressemble, Monseigneur.

GUIDO

Oui, lu crois?

RINALDA, à pari, et pâlissant.

Ah! leurs mots échangés Me font mal.

GUIDO

Qu'as-tu donc?

RINALDA

Rien. Je songe aux dangers Que tu cours, et c'est pour cela que je frissonne.

ORS G LA, montrant successivemcnl la porte par où est sorti Conrnfl et la grand'porlc de gauche.

Madame, nous n'avons à redouter personne. Monseigneur est là-bas dans son appartement. Ici, derrière moi, jai clos soigneusement.

RINALDA, montrant la srandporto de gauche.

Oui, mais cette antichambre est vide et m'épouvante.

(Uepardant Bianca avec insislance.)

11 faudrait que quelqu'un...

Je suis votre servante, Madame, et, s'il vous plaît ainsi, je m'y tiendrai.

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