‹ Par le glaive: drame en vers en cinq actes et huit tableaux. Représenté pour la première fois sur la scène de la Comédie française, le lundi 8 février 1892Chapitre 82 sur 123 · SCÈNE VI Les Mêmes, moins BIANCA · texte numérisé non relu

SCÈNE VI Les Mêmes, moins BIANCA

GUIDO, montriint Rizzo.

Et moi, je ne peux pas le réveiller?

RINALDA

Toi, cerle.

GUIDO

Oui, je veux par ses yeux voir dans son âme ouverte, Qu'il regarde mes traits, qu'il entende ma voix Afin que, s'il me perd, pour toujours cette fois, 11 conserve de moi par cette image brève Le souvenir qu'on a des gens connus en rêve.

RINALDA

S'il allait avoir peur! Prends garde.

Non. (D'une voix douce.) PiizZC RIZZO, sans voir Guido.

Pourquoi me réveiller, dis? J'étais un oiseau. Je volais. C'était plein de roses, dans cette île!

I Apercevant GuIdo, et se dressant sur le fauteuil.)

Ah! mais qui donc es-tu, toi?

RINALDA

Mignon, sois tranquille!

C'est un ami.

RlZZO

Ha! bon!

(n le considère.)

Tiens! il n'est pas si vieux, Cet homme noir qui met du sable dans les yeux. C'est bien toi, n'est-ce pas?

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