‹ Par le glaive: drame en vers en cinq actes et huit tableaux. Représenté pour la première fois sur la scène de la Comédie française, le lundi 8 février 1892Chapitre 98 sur 123 · ACTE QUATRIÈME 1 -T · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME 1 -T

Depuis assez longtemps, et trop, je les supporte, .^ouffrir ee dernier coup, non!

CONRAD

Ouvrez cette porte.

RINAI.DA

Non, car ma volonté, c'est qu'elle reste ainsi, .

(En passant devant Conrad et allant vcr$ la fenôtrc.)

Close, et pour toujours.

CONR.VD, stupéfait.

Quoi? Comment cela?

RIXALDA

» * Voici!

(D'ane Toii hante et rapide.)

Disparais sous les flots qui battent ces murailles, (.lef maudite!

(Elle jette, par la fenêtre, la rief dans le torrent. Conrad a bondi Ter» elle, mai» ii"a pu arriver à temps pour l'en empêcher.)

CONRAD, après un moment de stupeur.

Qu'avez-vous fait? '.

RINALDA

Les funérailles De vos soupçons, je pense, et de mon juste orgueil. Dans ce caveau sans^clef je les mets au cercueil. Et maintenant, si rien n'apaise votre rage, Si vous voulez, par un inexpiable outrage, Vous rendre absolument indigne à tout jamais D'un pardon que dans ma pitié je vous promets, Libre à vous! Donnez l'ordre, et qu'on brise la porte! Ce tombeau violé, pour vous je serai morte;

Et, sans retour possible à de nouveaux accords, Du pacte qui le lient j'affranchirai mon corps.

CONRAD, râlant.

Oh !,.. 3

RINALDA, hiutaine, ,1

Eh bien?... j'attends. |

CONRAD, allant et venant, affolé.

Moi, torturé de la sorte.

Moi!... Que faire?... Oh!...

RINALDA

J'attends.

CONRAD, en une Tiolenle explosion.

Dehors* Tous! Qu'on sert€ Allez-vous-en! Pourquoi ces gens sont-ils ici? ].aissez-moi seul! Je veux rester seul.

(En désordre, par groupes terrifiés, les porleurs de torches et les gardes sont sort:*.)

(A Rinalda.)

Vous aussi, Sortez !

RINALDA, décoBlenancé».

Mais...

CONRAD

Oh! soyez tranquille!... C'est infâme, C'est lâche; mais, soit, soit! J'accepte...

(Avec une ironie terrible.)

Je proclame

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