PAR I DIS
Que faites-Tous lè, ma nièce? 11 me semblait que tous rapliez... r
céleste.
Moi... ma tante, je fredonnais...
«■* pas adis, regardant à t'étagé au-dessus.
Vous aviez tort ; une demoiselle qui a une dot ne doit jamais fredonner à Ba fenêtre, surtout quand elle a au-dessus d’elle un homme de rien, un peintre i l'huile, qui a ta l'audace de me demander votre main par la petite poste.
CÉLESTE
Mais, ma tante, vous lui avez fermé la porto. [Plus boa.) Il rentre par la fenêtre.
• paradis.
Heureusement que M. Pont-aui- Bùhcs, notre propriétaire, a donné congé à ce monsieur; c’est demain le terme, nous allons en être délivrées.
CÉLESTE
Demain t
«■* PARADIS
Oui, mademoiselle, demain... Est-ce que cela vous contrarierait par hasard ? Il suffit que ce jeune homme déplaise h M. Pou laux-Biches pour qu'il vous intéresse, sans doute...
CÉLESTE
Mais, ma tante, vous me parlez toujours de M. Pont-aux-BIches et je ne peux pas le sentir... S'il voulait êtro mon oncle, je ne dis pas... mais mon mari.
PARSDU.
C’est bien! mademoiselle. J’attends votre oncle aû premier jour; son navire est arrivé au Havre. Nous verrons s'il entendra que vous no puissiez pas sentir un homme comme il fout et qui a vingt mille livres do revenu...
fOm-ACX-BitHES, paraissant à sa fenêtre. Il a entendu les derniers mots. [A *»•<.)
Secais-'.a sur le tapis?
céleste, répondant à sa mire.
Oui , mais quand mon oocle verra qu’il est très-laid, très-vieux et très-soU.
Posrr-Aox-BICRES, à part.
Je respire! il ne s’agit pas de moi'... (Haut.) Comment so portent ce soir, la chère dame Paradis et sa charmante nièce?
■ ” PARADIS
Eh I c'est notre galant- proprietaire... Mille fois trop bon, mon cher monsieur... [A Céleste. > Saluez donc, au moins.
PORT-AOI-BICHES.
Voulez-vous me permettre une folie, ma chère dame, une fl), lie-o? J'ai lè, dans ma chambre, deux rose* doubles qui me demandent à descendre au premier, sous prétexté qu’elles y seront en famille... bil hil
«•' PARADIS
Ah ! ah ! charmant ! Savcx-vous, monsieur Ponl-aux-Bichea, que »ci s'appelle un madrigal ? (B<a i Céleste.) Voyez-vous bien qu’il dit de très jolies choses, quand ü veut.
CÉLESTE
Fieu! il a pris ça chez un confiseur avec un demi-cent de papillotes!... Trente-deux sous do galanterie.
ropT-a«x-aiaitB.
Tenez, j'attirhe au bout d’un 01 mes deux roses, la tante et la nièce, hi 1 hit «l en ma qualité de propriétaire, je l« uf accorde . lu déménagement demandé!.. [Il fait descendre Us deux roses au bout d'un fil ; Jf** Paradis te» prend et en donne une à ta nlece, qui la reçoit Sun air maussade.)
BIIURST, paraissant à sa fenêtre et voyant ce qui se passe. [A part.)
Ah 1 ah! tu jouet de la ficelle aussi, loi. vieux crustacé!... Attends, attends, je m’en vais le donner de l’agrément. rosrr-ALi-BicnB», mm noir Ernest.
Oserai-je demander à la charmante mademoiselle Céleste si le parfum de cette rose...
ernsst, o M. Pontaux- Biches, qu’il interrompt.
Corpo di Baccho!... Tiens! c’est vous, mon cher propriétaire,
M. Punt-aux-Bicheitesl... Le portier m'a dit qu’hier vous étiez dérangé.
poirr-Acx-siCBis, sèchement.
Je vous ai déjH dit, monsieur, que je m’appelais Pont-aux- Bi hes et non Punt-aux-Bichettes... Qiaol à ma sauté, je voua serais obligé de me laisser tranquille. [A part.) Comme ce locataire o.e déplaît !
EBtTEST. f
Serait-ce abuser pourtant, monsieur Pont-aux-Bichettes, que de vous demander si nous aurons de l'orage cette nuit ? D'ordinaire les g'-uB de votre âge sont des espèces de baromètres ambulatoires.
céleste , riant.
AhI ah!
paradis, bas.
Voulez-vou* bien ne pas rire des impertinences de co monsieur!...
CÉLESTE
Mais, ma tante, ce n’est pas une impertinence, c’est une observation... atmosphérique.
PORT-ACX-RICnES,
Monsieur l'artiste, vous voyez bien que je cause avec ces dames du dessous. 11 serait de la pluR vulgaire politesse de me laisser vaquer à cet entretien...