LES ORAISONS FUNÈBRES
pour mission de réparer les désastres causés à la religion et à la société par le gallicanisme religieux et parlementaire des deux derniers siècles.
Et après avoir montré l'unité admirable de cette vie toute dévouée aux intérêts de l'Eglise, toute dépensée à lutter contre ses ennemis, l'évêque de Nevers s'effaçait « devant la grande voix qui quelques jours plus tard dirait tout haut ce que clergé et fidèles pensaient tout bas (1) ».
Xous ne pouvons suivre jusque dans la presse étrangère l'écho de ces éloges et de cette vénération.
Selon la demande que l'abbé de Solesmes en avait faite durant sa vie, son cœur fut porté à Sainte-Cécile et placé dans le sanctuaire même de l'église qu'il avait tant aimée. Le cercueil qui contenait son corps ne put occuper aussitôt dans la crypte de l'église de Saint-Pierre son tombeau définitif. Abandonnée depuis longtemps déjà, la crypte dite de Saint- Léonce, située au centre de l'église sous le transept, n'était pas préparée à recueillir son glorieux dépôt. Il fallut plusieurs jours de travail pour l'adapter à sa destination nouvelle. Le 12 février, après avoir célébré solennellement le service du septième jour, le révérendissime dom Bastide, abbé de Ligugé, bénit le loculus avec les chants et les cérémonies prescrites au rituel. Le corps y fut descendu : une plaque de marbre ferme le tombeau où repose, jusqu'au jour de la résurrection, le corps de dom Guéranger. Elle porte cette seule inscription :