‹ Paraboles; ou, Réflexions édifiantes de ThéophileChapitre 35 sur 73 · LE FESTIN · texte numérisé non relu

LE FESTIN

En invitant Théophile à un repas , on lui fit espérer qu'il s'y rencontrerait avec un de ses amis les plus chers, qu'il n'avait pas vu depuis longtemps. Mais lorsqu'il se présenta chez son hôte , on lui dit que son ami avait été retenu chez lui par un empêchement subit. Cette contrariété chagrina Théophile au point qu'il ne

put se montrer joyeux pendant le repas, et M suggéra les pensées suivantes : — c Une âme pieuse est exposée à éprouver des sentiments de la nature de ceux que je ressens, lorsqu'elle perd le Seigneur de vue ; alors elle le cherche en tous lieux y en toutes choses , en toutes circonstances; si elle le trouve, rien ne saurait égaler sa joie ; si elle ne le trouve pas , rien ne saurait surpasser sa tristesse. Ah I Seigneur Jésus I tu es le plus fidèle ami de mon âme ! Mon cœur soupire après toi. Qu'est pour moi le monde , ses plaisirs , son luxe , sa puissance et sa splendeur, si je ne t'y trouve pas? Que sont pour moi la nourriture la plus exquise, la boisson la plus agréable, la société la plus aimable, si je ne me nourris de ton amour, si ta grâce ne rend ma boisson douce et bénie , si tu ne parles de paix à mon âme ? C'est pourquoi , Seigneur Jésus , laisse-moi te trouver lorsque je te cherche avec larmes , soupirs et persévérance. Quel autre que toi ai-je dans le ciel? Je rCai pris plaisir sur la terre qu'en toi ! Ma chair et mon cœur défaillaient ; mais Dieu est le rocher de mon cœur et mon partage à toujours (Ps. LXXUI, 25,26). >

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