Sur la Pierre blanche, pp
déplorer que rhumânité s'entasse dans des villes au détriment de son hygiène morale et physique, à quoi songent aussi les bâtisseurs de paradis laïques. Ils voient les grandes agglomérations changées en semis clairs de maisonnettes parmi la verdure, sans que personne s'en trouve plus éloigné de son atelier ou de son bureau, car la vitesse des moyens de communication aura crû immensément. Conception logique, non plus logique cependant que la conception inverse, une ligne de chemin de fer entre A et B pouvant tout aussi bien peupler A au détriment de B que B au détriment de A. Ce sont les attractions subies par les voyageurs qui décident seules du sens du courant principal. Or celui-ci s'est toujours porté jusqu'à présent de la campagne vers la ville. Et l'on ne peut pas dire que nous en soyons encore aux diligences 1 On ne peut prétendre que les engins mécaniques de transport soient restés inactifs depuis leur invention. Pourquoi vont-ils agir nécessairement au rebours de l'action produite jusqu'ici? Un autre machinisme, le machinisme agricole, doit d'aïQeurs tendre à raréfier la population rurale. Certes, la maison relativement isolée avec un jardin répond à un goût dont la satisfaction est, favorisée dès aujourd'hui par les chemins de fer et les tramways, mais cela n'empêche pas la ville agglomérée de croître I
elle empiète sur les msdsons isolées, celles-ci empiètent sur les champs. On ne voit guère de raisons pour qu'il n*en soit pas ainsi pendant plusieurs siècles encore, grâce précisément aux progrès des moyens de circulation. Les rêves d'avenir qui nous montrent les villes diffusées à travers les champs ont principalement la valeur d'un souhait. C'est un bon souhait. Il faut se joindre à ceux qui le forment.
Zola comptait beaucoup sur le travail à demi* cilepour résoudre la question sociale, les ouvriers devant^ à son avis, rester en pleine possession du fruit de leur travail s'ils disposaient chez eux d'une force motrice puissante et peu coûteuse. Cette force motrice idéale, Zola pensait qu'on pouvait la trouver dans les explosifs. « ...Il y avait peutêtre en eux la force libératrice que la science cherchait, le levier qui soulèverait et changerait le monde... * » Guillaume Froment, un des personnages de Paris, inventeur d'un produit bien plus extraordinaire que la dynamite, l'emploie pour faire marcher un moteur, après avoir songé à faire sauter le Sacré-Cœur de Montmartre. C'est «.... le problème de la force à domicile résolu définitivement ^ ». Et l'enthousiasme déborde. Il
1, Paru, p. 192.