‹ Paradis perdu (volume 2)Chapitre 20 sur 131 · Livre ^li. • u · texte numérisé non relu

Livre ^li. • u

t^oûr ce moùde nou^au ne soit contagieux.

Du nom de firmament il a . nommé, les Cieox : C'en est fait; et le Soir, Taimable JVIiitinéi^; Déjà «chantent en chœur la seconde journ^ev

yi Le monde était formée «oh globe, à peiné éclos-, ^ ïel qu'un faible embryon ^ sommeillait soùs lès flots \ Mais rhumide élément , de ses vapeurs fécondes ^ Pénétrait en secret ce nourrisson des ondes; Dieu fait entendre alors ces mots impérieux : M O flots j rassemblez-vous ) et roulez sous les. Cieux^ » Flots > vos bassins sont prêts; Terre , sors dés abîmes> ». 11 dit : des monts altiers les gigantesques cimes Lèvent leur tête chauve , et , s^approchant des Cieux , Vont cacher dans la nue un front audacieux,.

» Autant que vers le Ciel les montagnes s'étendent ^• Antant d^s vallons creux les profondeurs descendent : Vaste lit qui ^ s'ouvrant en canal ^ en bassin , Reçoit les flots charmés de rouler dans leur sein j ^ D'abord faibles , pareils aux gouttes orageuses Qu'épanche un ciel brûlant sur les plaines poudreuses , iTous de l'Auteur du monde ont entendu la voix ; A leur poste assigné tous marchent à la fois : Les uns s^ redressant en montagnes liquides ; D'autres suivant leur marche en bataillons rapides, Et tels que je t'ai peint aux accents des clairons , Les escadrons (ijles Cieux, suivant les escadrons , k II. 5

Du ruisseau cpii mumure ou du torrent qui gronde , Les flots pressent les flots, et Ponde pousse Tonde; Chacun suit son penchant : d^autrcjs du haut des monts Tombent avec fracas dans des gouffres profonds ;• Là , sur la plaine unie , une rivière lente Déroule en paix les plis de son onde indolente : Des monts et des rochers les séparent en vain; L'un , sous terre en secret se fi^yant un chemm , Dans son lit .caverneux rapidement s'élance ; Un autre , en longs détours s'avançant en silence » Dans les champs s'insinue ^ et par mille canaux Filtre à travers le sable abreuvé de ses eaux ; Et cependant déjà les fleuves, les rivières Ou\Tent pompeusement leurs courses régulières , Laissent à nu la terre et , dans leur cours heureHx ^ De leur sol paternel baisent les bords poudreux ; Enfin , se grossissant des sources vagabondes , Dans l'abîme grondant amoncèlent leurs ondes. Dieu voit l'amas des eaux , et le nomme les Mers. »

<c Maintenant sur la terre offrez vos tapis verts , » Riants gazons , dit-il ; paraissez , frais ombrages ; y* Arbres , donnez vos fruits , déployez vos feuillages. » Déjà les champs féconds vous portent dans leur sein, » Vivez et montrez-vous. » Il commande , et soudain La Terre,, qui d'abord sombre , informe et hideuse , Découvrait tristement sa nudité honteuse >

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