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SCÈNE PREMIÈRE

LUYNAIS, MADAME NAIZERONE.

Au lever du rideau, un jeune homme et une jeune femme. Luynais et M«»« Naizerone, causent dans le petit salon. Invités dans le grand salon et dans la salle à manger autour "de la table où est servi le thé.

luynais, à madame Naizerone. — Ce se-

rait peut-être le moment de se défivoclocker?

madame naizebone. — Je ne peux pas...

j'arrive.

LUYNAIS. — C'est dommage... on aurait descendu les Champs-Elysées sentimentalement.

madame naizerone. — C'est tout ce aue vous offrez ?

luynais. — -Dame! puisque vous ne vo-jt lez pas venir chez moi

madame naizerone. — A propos, je voulais vous demander : est-ce que votre concierge fait des extra f

luynais. — Quelle drôle de question et qu'est-co que ça. peut vous faire?

madame naizerone. — Vous ne savez donc pas ce qui est arrivé l'autre soir chez les Marges?

luynais. — Marges, le députe ?

madame naizerone. — Oui, faites attention, sa femme est là, près de nou6.

luynais. — Qu'est-il arrivé?

madame naizerone. — Eh bien, comme les Marges n'ont pas de domestique, quand ils donnent un dîner, ils prennent un extra pour servir à table. La semaine dernière, Mme Marmans dînait chez eux et, dans l'homme qui passait les plats, elle a reconnu, devinez-qui ?

luynais. — Un parent?

madame naizerone. — • Non, mais le concierge de la maison dans laquelle son amant a loué un rez-de-chaussée où la recevoir.

luynais. — Oh !... elle devait être dans ses petits souliers.

madame naizerone. — Plutôt... Sans compter que l'extra n'a pas dû se gêner pour bavarder à l'office.

luynais. — C'est extra-ordinaire.

madame naizerone. — Charmant ! Hein, tout de même, à quoi on est exposé !

luynais. — Ne m'en pariez pas... on s'en va dîner ehez les gens, bien tranquillement, en toute confiance...

madame naizerone. — Alors, Mme de Bénauge, qui est l'obligeance même, est allée trouver Christiane Marges et lui a conseillé de prendre un domestique, faute de quoi sa maison serait mise à l'index... On n'irait plus dîner chez elle.

luynais. — Je crois bien.

madame naizerone. — C'est pour ça que je vous demande si votre concierge ne va pas en ville.

luynais. — Soyez tranquille, je ferai une enquête et, si elle est favorable, vous viendrez ?

Juliette, survenant. — Madame, vous ne voulez pas prendre une tasse de thé ?

madame naizerone. — Mais si... avec plaisir.

iatynais. — 3e vous accompagne.

Tous deux se iirigent vers la salle à manger. Dans le même temps, Mme Deguingois et Christiane rentrent dans le petit salon.

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