‹ ParaîtreChapitre 39 sur 59 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

EUGENE, MONSIEUR COLOZZI

colozzi. — Bonjour, Monsieur. Je vous dema.nde pardon de vous déranger... je viens de la part de M. Capron, le maire de Cannes...

eugbne. — Asseyez- vous donc.

colozzi. — Merci, monsieur... En deux mots, voici ce qui m'amène... Je suis chargé par le directeur de La Vie en rose, une nouvelle publication dont vous avez peutêtre entendu parler...

eugène. — Oui... oui...

colozzi. — ...Je suis chargé de photographier les villas les plus intéressantes de Cannes, Nice, Antibes, etc. .. Nous consacrons notre prochain numéro à la Côte d'Azur, et. naturellement, nous serions très désireux que la villa de MM. Raidzell figurât dans ce numéro. Alors, je viens vous demander l'autorisation de prendre quelques vues de la Turquoise.

eugène. — Mais, certainement... Prenez toutes les vues que vous voudrez, mon brave ami !

colozzi. — Merci mille fois, monsieur- Alors, puis-je venir aujourd'hui, après déjeuner, pour profiter de l'éclairage ? Je viendrais avec mon aide... nous ne- dérangerions personne... nous prendrions des vues extérieures. Naturellement, si des personnes, des dames notamment, veulent poser, ça donne toujours plus d'intérêt à la photographie...

eugène. — Ah 1 ça, vous le leur demanderez...

colozzi. — Je vous remercie mille fois, monsieur... voulez-vous avoir l'obligeance d'écrire un mot sur votre carte, un mot seulement, pour qu'on nous laisse circuler, mon aide et moi ?

eugène. — Comment donc ! (Il écrit sur une carte.) Votre nom, déjà ?

colozzi. — Colozzi... deux z.

eugène. — Vous êtes Italien ?

colozzi. — Pardon, monsieur, Suisse.

eugène. — Bravo 1 (Il lui tend la carte.) Voilà.

colozzi. — Encore une fois, monsieur, merci pour votre aimable accueil... Alors, nous viendrons après déjeuner.. Au revoir, monsieur... j'ai bien l'honneur de vous ea>hier.

eugène. ■ — Au revoir, mon ami 1 colozzi. — Ne vous donnez pas la peine... Je retrouverai mon chemin.

11 sort. Quelques secondes, puis le Baron entre par la baie qui d*nne sur le jardin.

Page 1