PREMIÈRE PARTIE
la figure , ces deux points sont en quelque sorte nécessaires.) Après avoir contourné vos
cercles tel qu'il a été démontré par les planches précédentes, en passant par les points donnés
g, h,1,k, 1, et de même pour l’autre côté. Ensuite , les rayons du plan géométral, envoyés
de la ligne de terre au point de vue, à leur intersection au cercle, vous donnent, étant
dirigés au centre perspectif m, les divisions que vous cherchez. C'est ici que les diago-
nales €, d, e, portées ensuite vers ces mêmes points, vous confirment la justesse de votre ”
opération.
Ficure 4. Plafonds en perspective.
Cette figure n'est autre ici que le relevé du même plan perspectif de la figure 3, qui, avec les mêmes divisions, présente les compartimens variés de deux plafonds. Du côté n sont des compartimens carrés et oblongs, et une frise circulaire servant de cadre au dernier cercle intérieur. Ce cercle offre une ouverture prolongée verticalement en forme de lanterne. Le côté o se compose de simples caissons pouvant recevoir des rosaces et d’autres ornemens. Le centre, la place pour un petit tableau , ou bien celle d’une plus grande rosace ; à son milieu serait-appendu un lustre.
Nota. Revenant à la figure 3, supposez qué, sur le plan perspectif, vous voulez élever des colonnes ou des arcades, alors vous subdiviserez les rayons aux points 1,2, 3, 4et5, qui vous serviront: d'axes pour les colonnes ou pour le milieu des pied-droits ; de ces points vous élèverez des perpendiculaires. Alors, suivant l’idée que vous aurez conçue, en descendant la ligne d'horizon, le plafond et le plan se rapprochant l’un de l’autre, vous mettrez la décoration perpendiculaire en harmonie avec le côté f du plan, et le côté o dusplafond ; en y supprimant les angles, \
RAA AVS
Planche 8.
Opérations pour meltre-les élévations et les intérieurs en perspective.
FiqurE 1°, à, b, ligne de terre: a, €, ligne de base ; a, d, ligne d’élévation ou de tableau. La disposition générale de cette figure est applicable pour tous les intérieurs , quant à sa base et à ses côtés. Le plafond se combine et des uns et des autres. Pour une voûte cylindrique, on suivrait les mêmes données pour leurs axes 8 et leurs retombées g, qui doivent toujours se trouver sur la même ligne. La ligne de terre se divise en autant de points qu'il est nécessaire. Ici il s'en trouve sept, dont celui du milieu , partagé par la moitié, forme le centre du tout, Le point de vue À , ainsi que les poinis de distance B, B, placés à l'horizon, vous envoyez les huit points, qui forment sept divisions, au point de vue, et des points & et à vous tirez des lignes aux distances: et où ces lignes coupent celles menées au point de vue, vous tirez des parallèles horizontales qui vous donnent , sur les lignes de bases a, c, b,e, le même nombre de sept que vous avez à la ligne de terre; voilà donc votre plan perspectif établi. Si sur ce plan Yous voulez‘élever un monument, vous en dessinez le géométral /, g;
du point g, vous tirez à la*diagonale B une ligne:indéterminée vers le bas, où elle touche celle du point /, menée au point de vue; la lettre À vous indique la base perspective de votre monument, et l’on opère dans le même principe pour le reste. Maintenant, pour placer des figures dans ce tableau, il faut en marquer la hauteur sur la ligne d’élévation du point 7, 4, et suivant la distance / de la première figure à la ligne de terre, on porte cette même mesure en £ 7, hors de la perpendiculaire 7, 6, que l'on mène ensuite au point de vue. À son intersection à la ligne d’élévation au point Æ, on prolonge une parallèle en /; de ce
point on élève une verticale qui s’arrête à la hauteur donnée m. On obtient les trois autres points de la même manière, et toutes les figures qui se trouvent parallèles à ces lignes, comme /, mn, à quelque place qu’elles soient sur la même ligne horizontale, auraient la même hauteur. De ce même côté, sur chaque carré que coupe la ligne de base, sont ouvertes trois baïes dont la Hauteur est indéterminée. Du côté opposé, où se trouvent le même nombre de divisions qu'à la base, toutes les lignes parallèles à la ligne d’élévation 4, d présentent des axes, ou des entre-axes, comme, par exemple, la ligne de & à r pourrait former un angle plein, ainsi que 6, 7, c, et les quatre du milieu , quatre axes de colonnes. On voit que, par les deux genres de plafonds, on s’est assujetti aux données et à la même division des lignes tendantes au point de vue, coupées par des parallèles horizontales. Nous renvoyons , pour l’ensembles suivant le genre et le goût, et pour le choix des Din, à notre seconde partie du F’ignole des Architectes. : Nota, Comme par ceite même méthode-on peut mettre en perspective les plus petits détails, on peut donc, à la base, proportionnellement à une figure dont la grandeur est déterminée, y indiquer celle d’un pied, d'ûne main, etc.; par la subdivision des grands carréau#leur donner leurs proportions relatives à la figure , en faire de même sur la ligne de hauteur, et relever le tout par les points fictifs , comme on 2 fait pour le reste.
Fiqure 2. Axes de colonnes en perspective. (Première méthode.)
Pour mettre les colonnes en perspective, vous portez sur la ligne de terre leurs entre-axes, ou leur espace géoméfral, comme r, 2, 3, 4, 5et 6, etc. Vous tirez également ces points au point de vue A et à celui de distance B, et à leur intersection 4, vous élevez des perpendiculaires qui sont les axes de colonnes cherchées. Ensuite ,-pour vous assurer,si cette opération est exacte, vous divisez sur la perpendiculaire du premier axe, suivant la hauteur que vous lui ayez donnée, le même nombre de chiffres depuis 1 jusqu'à 6, portés à la ligne de terre; vous les envoyez au point de vue, et du point 6 au point &’, vous tirez une diagonale; du point 1 au point à, vous en menez une autre; et si ces diagonales coupent justement les perpendiculaires et les parallèles au point de vue, alors votre opération est exacte. Les trois autres axes de front 7, 8et9, qui forment le fond de célte perspective se prennent ainsi : à la base*4*6, come à son extrémité, vous tirez deux parallèles horizontales, et des poïnts géométraux 2, 3 et 4, vous lirez au point de vue; et des autres points sur la même ligne 7, 8 et:9, vous menez au point de distance, qui, par leurs intersections avec les lignes conduites des chiffres 2, 3 et 4, vous donnent les trois points que vous
cherchez pour élever les-trois perpendiculaires.