PAR LA LAS
Planche 69.
ÆElévation perspective de l'intérieur du Dôme.
Froure 1°. Le point de vue À est pris sur laspérpendiculaire du centre de la circonférence. Pour présenter plus de détails par le plan et par l'élévation, que poür la planche 67, la méthode, pour son exécution, est toujours la même. Vous tracez votre plan, et vous y ajoutez les saillies des corniches des piédestaux a, celles des chapiteaux Ô, aïnsi que de l'entablement c, les baies des croisées 4, les niches e , etc., et vous en conduisez les axes, les saillies, et tous les points, enfin, qui doivent concourir à la formation de votre dessin ; vous les conduisez, disons-nous, au centre de votre voûte au fur et à mesure*que vous voulez tracer tel où tel point de saïllie, donné par le profil sur le tableau (voyez pl. 68, figure 1"), pour en obtenir les différens effets que vous vous êtes proposé par le tracé de votre-plan géométral. Cette méthode est très-simple , et facile pour établir des masses, mais il faut beaucoup de soin et d'exactitude pour bien rendre les détails.
FreurE 2. Le point de vue À, pour cette figure, est placé, comme nous l'avons remarqué pour le profil, hors du cercle que décrit l'intérieur de la voûte, mais toujours à la même distance ct sur la même parallèle horizontale que celui de la fig. 1°. Votre plan tracé, ainsi
que ses retours d’équerre tendans au centre, et les différentes saillies de ses moulures, de même établies, vous les envoyez au point de vue À ; vous relevez du même point sur le profil au tableau , les axes des parties cintrées que vous rapportez de même ici du point A sur la perpendiculaire du centre. De ces divers points, vous fixez toutes les saïllies sur leur retour d‘équerre par l'axe même qui vous les détermine : c”, les cotes, dans la voûte, se relèvent sur les cercles ponctués b’ de la'fig. 1°, portés sur ceux de la voûte, que vous avez relevés du profil 4”. Pour les caissons, vous les tracez sur les galbes de votre voûte (x), dont vous envoyez également au centre toutes les divisions. Leur largeur se prend sur le plan , à leur base, et de là, conduits dans leur hauteur, comme vous avez fait pour les cotes. On voit ici, d'un côté, la moitié de la base du dôme masquée par la saillie de la corniche, qui couronne ordinairement les pendentifs.
(1) Voyez le Vignole des Architectes, seconde partie, planche 1r° et les suivantes,
Planche 70.
Enlablerment 1oscan: F2 en plafond.
Ficuxe 1"°. Cette figure présente la hauteur de l’entablement et le profil de ses moulures. Il est ici dessiné comme moitié de sa largeur de face.
FiGure 2. Sur la ligne de terre de a à b, vous portez la hauteur de tous les poinis des moulures de votre entablement de c en d; et, après avoir fixé votre point de vue A, et votre point de distance B, du point a vous élevez une ligne au point de vue, et vous y. menez, par le point de distance, tous les points de votre entablement de a à 6, en e. Ensuite, du point d, sur le profil, au point /, vous portez cette largeur”à la ligne de terre de a en g, qui est le milieu de celle de votre entablement ,#t vous menez cette ligne au point de vue; puis, prenant toutes les saillies du profil sur la ligne c, d, vous les reportez. sur votre ligne de terre de g en a, et de même à l'opposé , et vous tirez tous ces points au point de vue. Ceci établi, vous conduisez parallèlement.à la ligne de terre tous les points de hauteur amenés de ceux de votre entablement sur la ligue à, e, où par l'intersection des points élevés de: la base g, a, .et du côté opposé, vous obtenez la figure horizontale de l’entablement, qui devient alors le plan où vous devez prendre toutes les saillies de votre perspective. A l'angle } vous élevez une perpendiculaire, comme ligne de tableau, et'de ce même angle vous tirez une ligne au point de vue. Sur cette ligne, viennent s'arrêter toutes les parallèles conduites de voire plan. On incline cette même ligne de sa base plus ou moins, suivant que l’on veut pencher les perpendiculaires de face de l’entablement, en éloignant: ou en rapprochant à volonté le tableau et la ligne tendant toujours au point de vue. (Cette ligne se nomme ligne de hauteur) A l'intersection des parallèles de votre plan à cette ligne, vous élevez les perpendiculaires z, p, et du point 2 au point À, vous marquez ceux de la saillie du profil de votre entablement de / à: et vous les envoyez au point de vue, où leur rencontre aux perpendiculaires de X à z, vous donnent le profil de la hauteur perspective de vos moulures.
FIicugE 3. Votre plan et votre élévation ainsi disposés, vous élevez des perpendiculaires de votre plan par toutes les saillies de ses moulures , de la frise et de l’architrave , à la hauteur-que vous avez fixé pour en faire le dessin , tel-qu'ici aux points m, n, prolongés en C, comme base , d’où vous porterez les hauteurs du profil de l'élévation de la ligne de.terre k, a, b, prise de À à o, que vous arrêterez à leur intersection aux perpendiculaires élevées du plan, et vous aurez les deux profils de hauteur de la face. Celui pendant en retour d’équerre
se prend du carré de‘celui de hauteur sur la saillie de toutes les moulures, comme le carré
du soffite m, n.
AAAANVE VAR AS,
Planche TI.
Profil et plan d'un entablement.
Ficure 1". Cette méthode; pour mettre les objets en perspective , est très-simple et eñ même tems’très-ingénieuse. Différente de celle de la planche 62, et de celles qui la suivent, par celle-ci on peut obtenir les mêmes effets; elle offre au moins un moyen de plus pour s'exercer dans une science dont les résultats sont toujours satisfaisans , quand une fois on est par-
venu à surmonter les premières difficultés inséparables de tout ce qui demande une attention sérieuse.
Comme pour la planche précédente ; vous dessinez le géométral de votre entablement A, avec tous les détails dont il se compose , et vous profilez chaque saillie ; comme il forme un
-retour d'équerre sur lui-même, vous en faites la coupe du profil B.
Ficure 2. Votre point de vue C, et votre point de distance D, étant placés, vous prenez sur votre entablement la longueur de a à b, que vous portez sur la ligne de terre E , de c en d, point où vous élevez une perpendiculaire F à la ligne de terre, qui est celle de votre
tableau , et du même point formant l angle d, vous élevez une ligne au point de vue, qui est
LA
voire ligne d'élévation. De c en d, comme de den e, vous portez également toutes les sail-
lies et les détails de votre entablement, et que vous conduisez ensuite au point de vue; puis, decàf, vous marquez sur la ligne de terre la hauteur de toutes les moulures de votre entablement , que vous envoyez de cette base, par le point de distance, jusqu'à la ligne de saillie C, g. À leur intersection sur cette ligne, vous menez autant de parallèles à la ligne de terre jusqu'à la ligne d’élévation d’, où vous élevez toutes ces lignes parallèles au tableau ; et sur les points des profils à la base, comme de ceux du tableau déjà menés au point de vue, vous avez, à leur rencontre, les "profils de votre entablement. En résumé, si tout ce qui s'élève de la ligne de terre est pris pour le plan, pour obtenir les perpendiculaires à sa base, ce qui s'appuie au tableau devient de même le plan pour les lignes horizontales en retour d’équerre, et ces deux côtés prennent leurs saïllies l'u un de l'autre pour l'élévation RSGECUE CYOy ez la planche suivante.)