AA AA AV AAA
Planche 96.
Tracé des ombres portées. par.des corps mis en perspective.
Nota. Dans la 9° partie, nous avons donné un-apereu,. comme règle-générale., du tracé des ombres portées , nous réservant par suite de les présenter plus en détails, sans déroger, toutefois, aux premiers principes que nous y avons émis.
La lumière peut être prise parallèlement à l'édifice et les ombres portées de même, ou de 3]; au devant, ou dans la même disposition prise par derrière l'édifice. Mais quelque parti que l’on prenne, on doit supposer les rayons du soleil parallèles, même sur la plus grande surface, à cause deson grand éloignement; et comme il décrit un arc du levant au couchant, on peut, à volonté, déterminer sa hauteur ou sa position, par rapport aux ombres, suivant qu'on les juge favorables pour l'effet de son dessin. Il en est autrement des lumières artificielles, l’interception des rayons en sont divergens en raison de leur rapprochement, ou de leur éloignement de l'objet qui leur est opposé. Cependant, comme les rayons du solëil, toute autre lumière qui. ne présente qu'un point lumineux, quand ce point pénètre à travers une porte ou une-croisée , äl suit la ligne au point de vue sans cesser pour cela d’être parallèle; les par ties horizontales sur lesquelles il frappe étant de même parallèles entre elles, mais par l'effet de la perspective, paraissent fuyantes à l'œil, la lumière s’y accordant naturellement.
Ombre portée horizontale relevée par un mur.
Fieure 1°! L'interposition(de la! lumière.étant occasionée par. un corps compacte, tel que A, B;surune perpéndiculaire prise du milieu au: point C ; vous, prolongez une ligne parallèle à horizon jusqu’à.sa rencontre en D, donnée par lathauteur du soleil,en E, passant en F. Ensuite, vous menez de A en B, deux parallèles à G, H, que, à ces points, vous relevez per— pendiculairement jusqu'à leur intersection aux parallèles prolongées de I, K, extrémité de l'interposition de la lumière et de L, Mytirant au point N; l'ombre cherchée se trouve être déterminée par ce dernier point ; &, bâton portant une ombre verticale et horizontale; b, aute bâton d’équerre sur le’ mur y projetant une ombre verticale.
Autre ombre portée horizontalement.
Ficure 2. Ici un même corps compacte, mais terminé en pointe, projette son ombre sur plusieurs marches au devant d’un mur. L'ombre, comme celle de la première figure se pro jette parallèlement à l'horizon. Il faut de même; du milieu du corps; prolongerune parallèle indéfinie , et mener les côtés a, b, jusqu’au pied de la première marche c, d, que l'on relève ensuite perpendiculairement dans sa hauteur, et que de là l'on conduit parallèle au giron e,
: DOUZIÈME PARTIE. 131 Î, g et ainsi des autres marcheset girons: jusqu'au pied du mur À. On relève les deux côtés verticalement, ainsiquel’axe que l’on aura conduit dela même manière que les marches, ainsi que les verticales descendues de o; p: La hauteur du'soleil étant fixée A , vous descendez une ligne au point B. Sur la parallèle à cette ligne, vous renversez surle mur toutes les parties que projette l’interposition de la lumière, tels queles points”, k, m, ny 0 et »;désignés pour l'ombre par les mêmes lettres; et de à en°o etdex en p} vous joignezces points par des bouts de lignes ; ensuite pour terminer votre ombre de o en p} vousmenez encore deux’ autres lignes au point /. C, autre interposition sur la première. D', point devue:
Ombre portée parallèle à l'horizon, le soleil passant à travers des croisées percées dans un murs
Ficure 3. Il faut descendre des perpendiculaires de chaque ouverture de croisées jusqu’à la ligne de base A de l'édifice, et de là les prolonger horizontalement. Ensuite, par d’autres parallèles sur la ligne d’élévation du soleil B, les amener sur chaque ligne horizontale correspondant aux mêmes croisées, en observant que les parallèles se prennent pour le bas des croisées à l’extérieur C, et pour le haut à l’intérieur D. Puis, de ces points d’intersection E, vous tirez au point de vue F, pour avoir exactement les parties éclairées qui percent la masse d'ombre. Vous descendez ensuite perpendiculairement, comme pour les croisées, la largeur des pavillons G, H, ainsi que les saillies de la corniche, dont vous obtenez l’ombre
par la même méthode suivie pour les croisées.
Ombre portée à volonté.
Fiçure 4. La hauteur du soleil A, par sa position, met toutes les parties qui se présentent de front dans l'ombre. Pour avoir celle portée par la saillie du pavillon sur l’arrière-corps, il faut élever la ligne du soleil jusqu’à celle du cadre qui est sa perpendiculaire sur l'horizon au point B°. De ce point on tire une ligne passant à l'angle c sur l’arrière-corps, où l’on élève une verticale jusqu’à sa jonction à l'ombre donnée par la saillie du toit, et quise prolonge en C. Du même point B, passant à l'angle d du battant de la porte , l'ombre va se peindre en e sur le mur. A ce point l’on élève une verticale, et du point /; extrémité du battant, on tire une ligne parallèle à A; et du point g, sous le linteau de la porte, on tire une ligne au point hk, intersection de l'extrémité de l'ombre donnée par /: Les points de l'ouverture du contrevent z, comme celui du battant de la porte, vont au même point #;"celui de la craisée au
point /. L'ombre du toit »#, et de la corniche n sur les murs, est donnée par la saillie même , et par les parallèles au soleil A , D, point de vue de l'édifice.
Ombre portée, le soleil pris en face des objets. FiGurs 5. Par l'inspection de ces figurès, on voit que le soleilest placé derrière le specta-
teur. Les objets mis en perspective par le point de vue D'et celui de distance E. Si l’on veut en porter les ombres sur l'horizon, voici comment il faut s'y prendre. La hauteur du soleil
étant en À, sur une perpendiculaire descendue indéfiniment de ce point, et traversant l’hori-
zon en B. De B, vous portez la distance de-A en B ; en C, ce point C sera le point.aécidentel terrestre qui doit servir à la projection des ombres des quatre objets renfermés dans l’intérieur du cadre. Du pied de la lumière B. (le pied de la lumière est toujours pris sur la ligne d’horizon, perpendiculaire à la lumière même). Ainsi sur l'horizon, au point B, vous tirez tous les angles apparens pour l'ombre des bases a, b, c. Ensuite vous tirez au point C tous les angles supérieurs d, e, f. Où ces lignes coupent celles projetées du point B, là sera fixée l’extrémité de l'ombre de chacun des objets. Puis, de g à k, vous tirez au point D, et de à ï, vous suivez la ligne horizontale comme les faces qui projettent l'ombre.