‹ Paralyses Consecutives Aux Infections Aigues (Paralyses Para-Infectieuses) Leur Traitement Par Les Eaux De La MalouChapitre 22 sur 46 · SET · texte numérisé non relu

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5° Par élaboration:de substances toxiques.

C’est le plus généralement par action de ces substances que l’agent infectieux nuit à l'organisme. Charrin, Babinski, Roger, sont parvenus à le démontrer. Par inoculation de substances solubles extraites de ces cultures, ils ont provoqué des paralysies et des atrophies chez des animaux (1).

C'est la conciliation de la théorie chimique et de la théorie

microbienne. Les microbes agissent quelquefois par euxmêmes, mais le plus souvent c’est par leurs toxines qu'ils attaquent les centres ou les extrémités nerveuses.

L'action intime du processus est décrite par Leyden à propos de paralysies périphériques : « La substance toxique, dit-il, se combine avec la substance nerveuse, pour laquelle elle a une certaine affinité; elle décompose cette substance; ce fait indique une constitution chimique de cette substance qui dépasse beaucoup nos connaissances actuelles (2). »

C’est quelquefois par artérites infectieuses que sont causées les paralysies para-infectieuses ; les toxines voyageant avec le courant sanguin attaquent les parois vasculaires et chez les artério-scléreux, le processus est rapide; d'où hémorrhagies. |

M. Grasset (3), dans ses dernières leçons sur l’Aystérie postinfecheuse, fait encore justice de la théorie de l’auto-suggestion de Guinon dans la genèse de cette névrose et prouve, de façon péremptoire, l’origine infectieuse possible des névroses, sans toutefois rejeter les autres causes provocatrices.

Crespin (4), Clément (5), concluent, avec de nombreux

(1) Charrin el Babinski.— Soc. de Biologie, 1887-88. Roger.— Académ. des Sciences, 26 oct. 1891.

Montpellier méd. 26 mai, 2 juin 1894.

Crespin.— Th. Lyon, 1891.

) (3) ) ) Clément.— Th. Montpellier, 1894.

LOL, LOL : 1 AP,

exemples à l'appui, à l’origine infectieuse des névroses, origine non pas unique, mais certaine.

Ces documents nous suffisent pour expliquer l'apparition des paralysies névrosiques à l’occasion des infections aiguës. Quant au phénomène intime qui occasionne ces lésions fonctionnelles, nous l’ignorons absolument ; un fait certain, c’est que ces névroses ne paraissent ici, comme à la suite de toute autre cause, que chez des prédisposés. Peut-être le poison microbien est il ici plus diffus, frappe-t-il moins violemment ?

Nous nous croyons autorisé à conclure que toutes les paralysies para-infectieuses, de quelque origine qu’elles soient, sont dues à l’action, soit directe (sur les éléments nerveux), soit indirecte des microbes ou de leurs toxines, que ceile action porte sur les vaso-moteurs (hypérémie, anémie), sur la subslance nerveuse elle-même (inflammation, sclérose), sur les artères (hémorrhagies), sur la fonction seule (névroses).

Diagnostic

Nous croyons indispensable de dire, en quelqües mots, comment on doit reconnaître une paralysie et comment on doit diagnostiquer le siège de la lésion causale ; ces deux points ayant une grande importance pour letraitement.

Lorsqu'un sujet se dit dans l'impossibilité absolue de remuer un membre, quels sont les signes qui permettent d’affirmer qu’il y a paralysie, et non akinésie d’un ordre quelconque ?

Dans la paralysie sans complications, les muscles sont flasques ; le membre lésé est soustrait aux lois de la volonté, pour ne plus obéir qu’à celles de la pesanteur.

Mais la paralysie peut être plus ou moins complète : une excitation périphérique peut faire remuer le membre par

he, ges

action réflexe ; l'instinct, la passion, peuvent faire exécuter un mouvement que la volonté seule est impuissante à produire. i

Il faut, pour être certain de l’existence de la paralysie, qu’un sujet, éveillé et n’ayant aucun motif de simuler, voulant énergiquement faire un mouvement, ne puisse parvenir à faire contracter ses muscles qui resteront flasques sous la main exploratrice

Dans la catalepsie, avecl’immobilité, il y a raideur dans le membre, quioppose une légère résistance, mais se laisse manier comme uné cire molle, gardant la position qui lui est donnée ; dans la paralysie, c’est la mollesse absolue: lâchet-on le membre, il retombe comme une masse inerte.

Dans la résolution musculaire, dans l’adynamie, l’atonie est étendue à tous les muscles du corps, tandis que la--paralysie est très rarement aussi étendue, limitée généralement suivant différents types qui nous sont connus.

Dans les paralysies localisées, l’action des muscles antagonistes donne un aspect particulier qui met sur la voie (griffe, asymétrie); mais certains groupes musculaires se suppléent ; quand on doute, il faut faire exécuter à chaque muscle ou groupe de muscles, les mouvements qui leur sont : propres. Il faut se défier, dans le même ordre d'idées, des mouvements synergiques ; un côté entraînant l’autre pour les muscles symétriques, quand il n’y a que parésie.

Pour être sérieuse et complète, l'analyse symptomatique d’une paralysie exigé donc quelques soins.

La page qui précède donne des indications suffisantes pour permettre de porter le diagnostic paralysie.

Ce diagnostic étant assuré, y a-t-il paralysie para-infectieuse ? Nous avons suffisamment insisté là-dessus dans le chapitre précédent, pour n’avoir pas à redonner les caractères de ces paralysies.

Etant donné une Paraiee para-infectieuse, où siège la lésion ?

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