AVANT-PROPOS
Ecrire l'histoire des paralysies post-infectieuses, après les remarquables travaux de Gübler, de Landouzy, de Madame Déjerine- -Klumpke, après la thèse toute récente de Bonnet (de Lyon) sur ce même sujet: c’eût été une inutile compilation.
Résumer ces mémoires, ces thèses; ajouter aux faits déjà anciens, les acquisitions plus modernes, quelques-unes même absolument contemporaines : c’est l’œuvre d’un article de dictionnaire, et nous présentons une thèse.
Aussi, n'est-ce point là le but de notre travail.
Ayant eu, en maintes occasions, la bonne fortune de constater, à La Malou, des améliorations notables, des guérisons confirmées dans nombre d’affections nerveuses, il nous à paru intéressant de relever quelques-unes de ces améliorations, quelques-unes de ces guérisons.
Nous avons demandé à M. le professeur Grasset sur lesquelles de ces affections nerveuses nos recherches pourraient être plus intéressantes ; il nous a signalé les paralysies post-infectieuses. M. le docteur Privat, ancien médecin inspecteur des eaux de La Malou, a bien voulu mettre pour nous à contribution sa longue expérience et ses nombreux dossiers. C'est à lui que nous devons la plupart des observations, base de notre thèse inaugurale. C’est, de la part de cet éminent praticien, le couronnement de l'inaltérable dévouement qu'il n’a cessé de nous prodiguer, depuis notre entrée dans la vie. Qu'il nous permette
de lui dire, ici, combien est vive notre gratitude, combien profond, en notre âme, le sentiment de la dette contractée A F2 son égard. dr Na DS UE PA 2
Le traitement des oies bosts infectieuses par . eaux ne de de La Malou: tel est donc le but de notre thèse. Mais notre Ke travail, borné à cecadre, serait, à juste titre, taxé d'incomplet. Nous devrions, à tout instant , renvoyer à des recueils de biblio-thèque pour la compréhension exacte de bien des Parseraphes, de nombreuses phrases de notre. travail.
Aussi, avons-nous cru one de faire précéder la partie principale de notre thèse d’un résumé de ce qu’on entend par paralysies post-infectieuses, de ce que l'on sait. sur leur histoire, leur étiologie, leurs allures cliniques, leur pese éme ir Li à | y
De cette façon, nous nt notre œuvre sera plus une, plus complète; nos renvois à d’autres ouvrages seront. moins fréquents; on pourra se faire une idée nette, claire, nous l’espérons, de ce que nous signalons, comme étant amélioré ou guéri par les eaux de La Malou.
Des considérations qui précèdent, découle à la division en deux parties de notre sujet. Dans une première partie nous résumerons l’histoire des paralysies post-infectieuses : c’est une revue générale, avec quelques idées et 2 observations personnelles. Dans laseconde, nous dirons les résultats obtenus, à La Malou, dans la cure de quelques-unes de ces paralysies.
Nous eussions voulu apporter us de soins dans la rédaction de cette première partie; plus de documents dans 1% la seconde. Des circonstances majeures, indépendantésdeno- : tre volonté, ont limité notre temps; des lacunes bibliographiques Du pu être comblées, quelques oublis, de-c1 de-là,
auraient pu être évités, si nous eussions disposé de quelques
semaines encore. Nous espérons avoir bientôt l’occasion de
compléter ce travail par des documents nouveaux.
Au moment où nous allons (avec combien de regrets!) quitter la Faculté de médecine de Montpellier, au moment où nous allons entrer dans lagrande corporation médicale, nous devons, à ceux qui nous ont rendu digne de cet honneur, un hommage de profonde reconnaissance.
C'est vers chacun de nos maîtres de la Faculté, vers chacun de nos maîtres dans les Hôpitaux, que va notre gratitude. Tous ont été pour nous d'une bienveillance, ont usé à notre égard de procédés tels, qu’il ne nous est point permis de les oublier. À tous, à chacun, merci!
Qu'il nous soit permis, toutefois, d'adresser un tout particulier remerciement à M. le professeur Granel, qui guida nos premiers pas dans la science médicale ; à MM. les professeurs Paulet, Jaumes, Grynfeltt, Carrieu, Forgue et Dubrueil; à MM. les professeurs agrégés Estor, Brousse, Ducamp, qui nous manifestèrent constamment une toute particulière attention.
Envers nos maîtres dans les Hôpitaux, notre dette est en-core plus grande. Avec eux et par eux nous apprimes à interroger les malades, à les connaître:
Que M. le professeur Tédenat, dont nous fûmes l’externe; M. le professeur Truc, dont nous fûmes successivement l’externe et l’interne, M. le professeur Hamelin, MM. les professeuragrégés Sarda et Baumel, M. le médecin principal Bablon, qui tous furent.pour nous d’une amabilité, dont rien n’approche, durant notre internat dans leurs services respectifs ; que tous ces maîtres recoivent ici un témoignage de profonde
reconnaissance pour leur haute direction et leurs excellents conseils.
À M. le professeur agrégé Rauzier, nous gardons une toute particulière reconnaissance. A ses bons conseils, à ses leçons si pleines d’érudition et de clarté, nous devons beaucoup. En bien de circonstances, il nous guida: pour ce travail, 1l nous a donné de précieuses indications. A lui, tout spécialement, merci! |
Il est enfin un de nos maîtres, que nous-n’avons point encore nommé et duquel nous ne dirons rien. Son nom, en tête de ces pages, est un éclatant témoignage de tout ce qué nous lui devons. Il sait d’ailleurs, lui-même, tout ce qu’il y a de profondément gravé, pour lui, en notre cœur.