FIÈVRE TYPHOÏDE
Observation 1X (Docteur Cros.— In Annales d'hydrologie, loc. cit.)
Dothiénentérie, — Monoplégie inférieure droite d'abord, monoplégie double (Origine périphérique). — Troubles durent 2 ans. — Amélioration après FE saison, — Guérison incomplète après le cinquième.
: Employé de commerce, 31 ans, de santé débile, hérédité maternelle rhumatismale, paternelle goutteuse (un dévié dé la nutrition). Enfance maladive et strumeuse, pas de syphilis. En 1880, dothiénentérie grave, à forme ataxo-adynamique : durée 2 mois: bronchite durant convalescence. Un mois après la guérison de sa dothiénentérie, affaiblissement des membres inférieurs, surtout du droit. Vertiges. Traitementtonique reconstituant reste sans succès. La faiblesse des membres inférieurs s’accentue : crampes, douleurs vives dans le mollet droit. Sensibilité intacte. Il se tient debout, mais penche à droite. La marche devient bientôt impossible : paresses vésicales et rectales. Etat général satisfaisant. Réflexes rotuliens exagérés surtout à droite.
En 1881, 1882, les phénomènes paralytiques s'accentuent de plus en plus, malgré divers traitements.
Envoyé à La Malou (sept. 1882), 22 bains de 32°; 15 douches sur les jambes à 40°.
Résultat immédiat faible.
Après 15 jours de repos, amélioration notable qui dure 2 mois, puis retour des principaux symptômes.
Deuxième et troisième saison en mai et septembre 1883; même traitement. Amélioration considérable qui dure tout l'hiver.
En 1884, deux saisons qui assurent la guérison ; démarche facile ; vessie et rectum moins paresseux. Le malade reprend son commerce et n’est plus revenu.
Observation X
(Docteur Cros. — In ibid.)
Dothiénentérie.— Paraplégie. — Atrophie (Origine médullaire). — Bons effets d'électricité. — Amélioration après la première saison.— Guérison après la 4. Enfant de 12 ans, santé délicate; pas d’'antécédents héréditaires
notables. En 1881, dothiénentérie avec délire, convulsions; convales-
cence longue. Quand on veut le lever, il netient pas debout; atrophie des muscles de la cuisse et des mollets ; il ne peut avancer les jambes. L’électricité donne de bons résultats, mais la marche n'est possible qu'avec des béquilles et l’atrophie persiste, quoique moindre.
Sensibilité normale. Réflexes rotuliens exagérés. Bon état général.
Trait : 21 bains de piscine à 34°: douches sur les parties atrophiées. :
Dès après cette cure, le petit malade marche sans béquilles. Après trois nouvelles saisons, les muscles ont repris leur volume.
Pour être moins nets, moins frappants que dans les paralysies para-diphtéritiques, les effets de La Malou n’en sont pas moins patents ici. Le malade de l'observation IX n'a pu être amélioré par aucun traitement.
Dès la première saison, La Malou l’améliore ; la paralysie revient peu de temps après son départ; les traitements institués ne donnent encore rien. Pour la seconde fois, il revient à La Malou ; l'amélioration reparaît et aboutit à la guérison. Dans l’observation VIIT, nous voyons aussi la paralysie reculer devant les eaux de La Malou, puis reparaïtre, leur action épuisée, pour diminuer à nouveau sous l'influence de nouvelles cures.
Si la paralysie avait dû commencer à rétrocéder au moment même où ces maladies faisaient leur première saison, si «cure thermale» et «rétrocession du processus paralytique» eussent été une simple coïncidence, cette amélioration, surve-
nue après leur premier séjour à La Malou, aurait dû persister jusqu’à la guérison. Mais non. Sans doute la cure thermale n'était pas suffisante ; le processus paralytique reparaît, les
traitements divers ne donnent rien ; c’est seulement lors de
leur retour à La Malou que 1 lesmalades voient leur amélhons-
tion reparaître.
Ou le voit, moins A que les 4 précédentes, les observations VIIT et IX sont plus probantes encore.