‹ Paralyses Consecutives Aux Infections Aigues (Paralyses Para-Infectieuses) Leur Traitement Par Les Eaux De La MalouChapitre 40 sur 46 · NO · texte numérisé non relu

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La température des douches peut varier dans des limites plus larges, on devra les donner entre 35° et 40°. Le nombre des douches doit être restreint : 7-8 au maximum ; la durée de chacune ne devra pas excéder 2-3 minutes.

On ne devra jamais permettre qu’an malade prenne deux bains en un jour.

Après le bain, et plus encore après la douche, le malade doit se coucher une heure ou deux. Durantsa cure, ilne doit point se fatiguer par des courses trop pénibles, et laisser les excursions aux touristes : les promenades en voiture ne peuvent au contraire que lui être favorables.

M. Labat (1) a beaucoup approuvé la thérapeutique prudente en usage à La Malou ; il lui attribue une bonne partie des résultats obtenus dans cette station thermale.

Mode d'action des eaux. — Pourquoi les eaux de La Malou guérissent-elles les paralysies? Comment agissent-elles contre le processus paralytique ?. |

Sub judice lis est, et depuis toujours ; nous le craignons, pour longtemps encore.

On a attribué la propriété des eaux à des éléments bien divers, à chacun des métaux contenus en dissolution dans l’eau ; ceux qui dominent dans les eaux de La Malou sont le fer, le cuivre, l’arsenic (2) ; comme sels, ce sont les bicarbonates et spécialement ceux de soude, de potasse, de chaux, de magnésie. M. Guinier (3), médecin à Cauterets, l’attribue non à chacun des métaux, mais au mode spécial de combinaison adopté par ces métaux dans chacune des eaux. Cette

(4) Labat.— Les eaux de La Malou. (In Annales d’hydrologie). (2) Voir les tableaux de Privat.— Loc. cil., p. 33, 34, 36. (3) Guinier— Préjugés relatifs à l'application des eaux sulfurées sodiques, 1891.

combinaison est d’autant plus stable que l’on se rapproche plus de la source même deseaux, qui sont par suite d’autant plus efficaces qu’elles sont plus rapprochées de leur point d’émergence ; d’où le précepte d'établir les établissements thermaux sur les sources mêmes qui les alimentent.

C'est là. un précepte très justifié et nous nous rallions entièrement, sur ce sujet, à l'opinion du médecin de Cauterets.

On a attribué encore l’action des eaux à l'électricité que développeraient certains éléments contenus dans l’eau. Récemment, on a fait, à La Malou,des recherches surles microbes contenus dans l’eau et dans ses dépôts.

On a enfin attribué l’action des eaux à leur thermalité ; c'est là une opinion très rationnelle. Avec des bains d’eau chaude ordinaire, on obtient certains effets sédatifs : mais les bains d’eau ordinaire ne guérissent pas les paralysies ; il y a donc plus. ;

Nous avouons notre ignorance sur ce point. Si nous n’avons examiné à fond aucune des Opinions émises, c’est qu’elles ne reposent sur aucune base sérieuse.

Nous ne pouvons que souhaiter que l’avenir nous éclaire sur ce point.

En attendant, l’action des eaux étant manifeste, quels que soient les procédés intimes de cette action, nous devons dire aux malades: « Voici une source de guérison : usez-en.»

LR TRE

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