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marche en avant, que seules une seconde ou même plusieurs cures postérieures à La Malou arrivent à arrêter.
Il nous paraît que la conclusion s'impose.
Quiconque lira attentivement les observations ci-dessus, outre les nombreux enseignements qu’elles comportent au point de vue de la marche et des localisations des akinésies para-infectieuses, y verra l’action incontestablement favorarable des eaux de La Malou sur la rétrocession de ces paralysies. |
Cette action une fois incontestablement établie, pourquoi ne pas envoyer à La Malou les paralytiques para-infectieux dès la cessation des phénomènes aigus ? |
Dans nos observations. nous avons vu les malades arriver à des dates plus ou moins éloignées du début de la paralysie (depuis8 jours jusqu’à 5-6 ans et plus); chez tous, l’amélioration a été prompte ; il semble même qu'elle ait été plus rapide chez les paralytiques déjà un peu anciens. Mais la guérison a été obtenue rapide, dès la première saison, chez les paralytiques les plus récents. Il semble que les eaux mordent plus difficilement sur des lésions déjà anciennes. Il est d’ailleurs rationnel qu'une lésion ancienne rétrocède plus lentement qu’une lésion récente.
La conclusion s'impose : dès qu’une paralysie para-infectieuse se développe, on doit immédiatement envoyer le malade à La Malou; certainement on a des succès avec d’autres traitements, avec d’autres eaux minérales (Luchon ; in th. Landouzy), mais aucun traitement, aucune autre station thermale n'a donné des résultats aussi rapides, et dans certains cas, aussi merveilleux, on peut le dire, que les eaux de La Malou.
Contre-indications. — Mais tous les maladesindistinctement peuvent-ils trouver de bons effets dans les eaux de La Malou? Non, quelques-uns en souffriraient, pour une seconde caté-
gorie ce serait inutile.
Pas n’est besoin de signaler lesétats aigus; lacontre-indica-
tion est formelle pour toutes les eaux minérales. Privat (loc. cit.,page 57) prétend quele rhumatisme articulaire aigu retire bénéfice du bain à La Malou. Nous nous inclinons devant l’autorité de l’illustre praticien, mais nous avouons que nous hésiterions beaucoup à plonger dans des eaux éminemment congestionnantes un malade en pleine hyperthermie ; nous redouterions les complications si graves du rhumatisme cérébral. ; Les cachexies, les dégénérescences organiques avancées, les épanchements des grandes cavités sont autant de contreindications, dès longtemps connues et justifiées de toute cure thermale. À La Malou, il est de plus des contre-indications spéciales. |
1° La grossesse : il pourrait y avoir congestion du côté de l'utérus et avortement ; les exemples de flux menstruel ramené par les bains de La Malou, après une longue période d'aménorrhée, ne sont pas rares.
2° Disposition aux métrorrhagies (mêmes motifs que cidessus). :
3° Etat tuberculeux : les bains pourraient provoquer des hémoptysies; on en a vu des cas; les malades qui entrent pour la première fois dans les piscines éprouvent toujours une certaine gêne respiratoire, provoquée par l’activité im primée à la circulation par les eaux minérales.
4° Toute affection cutanée aiguë : les eaux de La Malou exci-
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tent les fonctions cutanées : elles augmenteraient l’inflammation.
5° L’asthme de toute nature ; à cause de la gêne respiratoire sus-mentionnée.
6° L’hémophilie (tendance aux hémorrhagies).
La menstruation n’est pas une contre-indication formelle: les femmes bien constituées pourraient se baigner sans dommage, mais, chez la plupart, la ménorrhagie pourrait se transformer en métrorrhagie: aussi, est-il de règle de suspendre les bains pendant toute la durée de la période cataméniale.
M édication.— Le paralytique para-infectieux, qui ne présente aucune des contre-indications sus-mentionnées, doit être envoyé à La Malou: comment devra-t-il y être traité ?
Dans les diverses observations ci-dessus, il n’a jamais été
question que de douches et de bains de piscine ; les bains de
baignoire peuvent être pris à La Malou, mais nous leur préférons les bains de piscine, nous dirons tout à l’heure pourquoi. L :
Les bains et les douches, en effet, constituent le mode d'administration le plus général, indispensable même, des eaux de La Malou ; quelques buvettes existent : Capus, pour l’anémie ; l’Usclade, pour les dyspeptiques ; la Vernière, : pour l’atonie gastro-intestinale (nous ne nommons que les principales). Mais leur action, tout au moins dans les cas qui nous occupent, est absolument accessoire.
Le paralytique para-infectieux doit donc prendre des bains de piscine.
Ce traitement, qui est très simple, devra toujours être surveillé :‘cette surveillance facilite et hâte le succès de la
cure. Le premier bain doit être trèscourt{dix minntes au ma-
ee ximum). On doit tâter la susceptibilité du malade, qui éprouvera une impression bizarre en entrant pour la première fois dans l'atmosphère des piscines, impression de dyspnée, qui disparaît d’ailleurs bientôt. Aux cardiaques, il faut recommander de sortir, pour peu qu’ils éprouvent des palpitations, une angoisse trop vive. Il est bon, toutefois, d'observer que les cardiaques supportent bien les eaux de La Malou: quelques jeunes rhumatisants y voient même disparaître les lésions endocardiques.
D'ailleurs, peu après, à cette angoisse première succède un sentiment de bien-être, d'expansion agréable, au contact de l’eau qui fait éprouver à la peau comme une sensation d’enveloppement dans de l’eau savonneuse.
Les malades trouvent, en général, trop courte la durée du bain ; il faut, néanmoins, maintenir la limite de dix minutes pour le premier bain ; On va ensuite en progressant tous les jours jusqu’à 25, 30 minutes, rarement au delà, jusqu’à la fin de la cure qui doit être d'environ 20-22 bains.
Le traitement doit être suspendu pendant un ou deux jours, après chaque 5-6 bains
Il est bon, dans les cas de paralysie, d’associer les douches aux bains de piscine ; on commence à donner des douches, ‘le plus souvent spinales, vers le huitième bain.
L’usage est de prendre le bain le matin et la douche dans l'après-midi. Toutefois, dans nos cas particuliers, la douche du matin est la préférable, le corps est plus libre et répond mieux à la Stimulation provoquée.
On peut, au soir de la douche, donner un bain, plus court de quelques minutes, qui est alors très sédatif.
La température du bain est différente suivant les heures et suivant les piscines: elle varie entre 32° et 35°; suivant la susceptibilité du malade, on ordonnera l’une ou l’autre des quatre températures. Toutefois, dans la majorité des cas, c’est 33° qui sera la température indiquée pour les malades qui nous occupent.