CURE
A l'examen, la corde est en position cadavérique ; c’est-àdire que l'appareil moteur du larynx est détruit dans sa totalité.
C’est à ces caractères que nous reconnaîtrons à l’avenir l'origine protubérantielle d’une paralysie laryngée.
Il nous est permis maintenant de montrer en quoi cette variété différera des paralysies secondaires à une altération des noyaux médullaires ou encéphaliques.
Dans les paralysies laryngées succédant aux maladies de la moelle, nous observons presque constamment des phénomènes associés dont le prototype est le syndrome glossolabié dont la description est due à Duchenne, de Boulogne. Ces signes ont succédé à une maladie chronique évoluant. par étages apparaissant rarement d'emblée. Krishaber nous enseigne qu’à ces symptômes correspondent des paralysies des cordes vocales, soit en position cadavérique, soit plus rarement en position médiane. L'examen des muscles paralysés nous montre qu’ils sont atrophiés, fait manifester pour l’orbiculaire des lèvres et la langue. La recherche des éléments anormaux de l’urine révèle souvent la glycosurie.
Les paralysies laryngées si fréquentes dans le cours du « tabes dorsalis », sont rapportées à leur véritable origine par la constatation des signes de l'affection causale. Ce ne sont presque jamais des paralysies complètes.
Dans la polyoencéphalite chronique, on observe des troubles laryngés qui ont pour caractères d’être précédés d’accidents paralytiques des muscles de l’œil, accidents évoluant par étapes espacées d’intervalles souvent fort longs. Long-