A. — EXPÉRIMENTATION PHYSIOLOGIQUE
a) Krause, en 1882. localise le premier chez le chien le centre cortical du larynx « à la partie inférieure et latérale de la circonvolution précruciale un peu en arrière du pli de passage sis entre cette circonvolution et la circonvolution
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antérieure. » Nous avons essayé de schématiser ce résultat dans la figure ci-contre.
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Fig. I. — Cerveau de chien (d’après Porter).
b) Semon et Horseley cherchant un animal dont le cerveau fut plus voisin de celui de l’homme entreprennent des recherches chez le macaque, etarrivent à déterminer la zone suivante. « Cette zone est circonscrite : en avant, par l’extrémité inférieure du sillon précentral et par une ligne qui le prolongerait jusqu’à la scissure de Sylvius; en bas, par cette scissure; en arrière, par un sillon innommé ver: tical et partageant en deux le pied de la frontale ascendante ; en haut par une ligne horizontale passant par l'extrémité supérieure de ce sillon » (Lermoyez.) — Voir fig. 2.
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Les conclusions générales de ces auteurs, d’ailleurs analogues à celles de Krause, sont les suivantes :
1° Il existe dans chaque hémisphère un centre de la représentation du rapprochement bilatéral des cordes ‘vocales ;
2° Son excitation unilatérale produit un effet bi-latéral
3 La destruction unilatérale n’est suivie d’aucun effet.
c) Masini entreprend sous la surveillance de Luciani, des expériences dont les conclusions sont les suivantes :
1° Existence chez le chien d’un centre moteur glottique à la partie extérieure des hémisphères ;
2° Ce centre s'étend presque à toute la zone motrice, bien que son foyer de plus grande intensité soit limité au centre laryngé de Krause (base de la cire. pre-crociata.);
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4 Le centre n’est nj isolé ni distinct, mais se confond avec les autres centres moteurs ; plus intimement avec ceux du pharynx, de la langue, du voile, et moins intimement avec les autres ;
4 La lésion unilatérale donne lieu à des troubles moteurs laryngés prédominant du côté opposé, ainsi qu’à des troubles de la sensibilité de la muqueuse :
9° La lésion bi-latérale produit une paralysie persistante du mouvement et de la sensibilité, sans atteindre le degré de la paralysie absolue ;
6° Outre les centres laryngés corticaux, il faut reconnaître l’existence des centres laryngés sous-corticaux, si l’on veut se rendre compte de la compensation parfaite des désordres résultant de l’ablation unilatérale et de l’absence de paralysie complète après extirpation bilatérale.