‹ Paralyses du nerf radialChapitre 19 sur 27 · OBSERVATION III · texte numérisé non relu

OBSERVATION III

(Erichsen. The Lancet 1871. Tome II, page II). Fracture de l'extrémité inférieure de l'hwmérus; paralysie du nerf interosseux postérieur. Contraclure tonique des fléchisseurs, accompagnée d'une chute du poignet.

M. M..., âgé de 7 ans, examiné par M. X et présenté par lui à M. Erichsen.

En juin 1870, il tomba, le bras passé dans un arceau d'un jeu de croquet et l’épiphyse inférieure de l’humérus droit fut fracturée.

Ses amis pensèrent d'abord à une luxation du bras, et un monsieur étraffger à la médecine, qui était présent, fit des tractions sur le bras. Mais, comme il n’avait obtenu aucune amélioration, on envoya le patient à un médecin. |

Le membre supérieur fut placé dans des attelles pendant sept semaines. Ces attelles s'étendaient jusqu'aux extrémités des doigts, qui furent maintenus dans l'extension. Quand on enleva l’appareil,; les doigts se fléchirent immédiatement. Les parents prétendent qu'à cette époque la flexion des doigts était plus accusée qu’actuellement. Le malade pouvait battre la mesure avec la main droite, mais écrire difficilement.

En conséquence il s’était appris à écrire de la main gauche.

La flexion du poignet était très marquée, cependant il pouvait faiblement l'étendre ; la main était dans la pronation et ne pourrait qu'imparfaitement être mise en supination. Les doigts sont en flexion, recourbés dans la paume de la main.

Le poignet étant fléchi sur l’avant-bras, les dernières pha-

DAS PEN langes des doigts ne peuvent être complètement étendues. Lorsque le poignet est redressé, le malade peut lui-même étendre et fléchir ses doigts volontairement.

Dans l'extension forcée des doigts et du poignet, il n’y a pas de Lension appréciable de l’iponévrose palmuire ; mais les tendons féchisseurs sont extrêémemeat tendus au-dessus du poignet. La main est gonflée et froide. Le bras droit est mauifestement plus chélif que le gauche. La température de la main droite est abaissée ; elle est au-dessus de 85° tandis qu'à la main gauche elle atteint 93,6.

La sensibilité des mains a élé recherchée à !

aide de compas; elle semble égale comme acuité dans la droite et dans la gauche. On note quelque irrégula'ilé à l'extrémité inférieure du condyle externe qui semble avoir été le lieu de la fracture, le point de départ de la lésion épiphysaire. ù .

19 décembre 1870. — M. Erichsen fit construire une atlelle spéciale, de manière à permettre l'extension graduelle des doigts, par l'intermédiaire d’un support palmaire mobile, mû par une crémaillière et un aileron.

4 janvier 1871. — M. Erichsen ordonna que le bras fûl faradisé quotidiennement. Au premier abord, il n'y eut dans les extenseurs qu’une légère contractilité.

9 janvier. — Une altelle à été appliquée et le bras à élé galvanisé tous les jours. La contractilité des extenseurs et des supinaleurs augmente d'une façon remarquable.

23 janvier. — Les duigts sont devenus douloureux à la pression de l'appareil. L'élat de l'index est légèrement amélioré; celui du médius et de l'annulaire l’est davantage, ces derniers sont redevenus absolument droits.

Le poigrel peut être parfaitement étendu et placé dans l’axe

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