‹ Paralyses du nerf radialChapitre 20 sur 27 · AS SES · texte numérisé non relu

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du membre. Pendant cette extension les doigts sont dans une demi-flexion, mais dès que le poignet retombe le patient peut les étendre complèlement. Dans cette position ils sont foujours étalés en éventail, ce qui est dû à l’action des interosseux dorsaux. Il résulte que la principale résistance à l'extension propre était dûe à la contraction des fléchisseurs qui étaient très tendus.

M. Erichsen proposa de les diviser par une section sous-cutanée, mais les parents de l’enfant ne voulurent pas donner leur consentement et le malade fut par suite renvoyé de- l'hôpital. Dans ce cas aussi, nous avons la perte partielle de la supination et de l'extension dépendant de la paralysie de la branche postérieure du radial.

La contraction des fléchisseurs qui était très marquée était sans doute dûe à la perte de l’action de leurs muscles antagonistes. Cette contraction était plus marquée du côté radiai de l’avant-bras, et une pronation tonique du membre lui était associée. Les muscles paralysés étaient apparemment atrophiés et je regrette que les amis de l'enfant n'aient pas voulu permettre la ténotomie qui ôffrait beaucoup de chance de succès.

La différence de température entre les deux mains était très sensible au toucher. Cette chute de la température de la main est à remarquer, quand nous réfléchissons que cette chute était due à la paralysie d’une branche du radial, qui n’est pas directement distribuée à la main ; tandis que les autres nerfs de la main, les branches profondes el cutanées du médian élaient intactes et ne donnaient aucun signe de paralysie. Les mouvements des muscles de la main elle-même étaient normaux et sa

sensibilité intacte,

OBSERVATION IV (Erichsen. The Lancet, id.).

Chute du poignet accompagnant une fracture du condyle externe de l’'humérus. Paralysie confinée aux muscles innervés par le nerf interosseux postérieur.

H... F... âgé de 30 ans, exerçant le métier de dégraisseur, fit une chute sur le coude le 17 novembre 1870 et entra à lPhôpital En examinant le coude on trouve une grande mobilité, de la crépitation, enfin une fracture des deux condvles avec chevauchement manifeste. Sur la partie postérieure du bras, à un pouce environ au-dessus du coude,existait une plaie qui pouvait recevoir le bout du petit doigt. C'était une coupure nette, sans contusion des bords,apparemment produite par la pression de l'os au moment de la chute. La sonde à exploration s'enfonce facilement dans différentes directions.

Du {17 novembre au 21 décembre, le membre fut placé sur une attelle angulaire appliquée au côté interne et la blessure traitée suivant les principes de Lister par la méthode antiseptique.

Le 24 novembre (le huitième jour), autour de l'articulation et à la moitié supérieure de l’avant-bras, on remarquait du gonflement, de la rougeur et de la tension.

Il s’y montrà de la Quctüation et une incision d'environ trois quarts d'un bon ponce pratiquée au-dessus du coude donna lieu à un écoulement de sérosité sans pus.

Cel écoulement persista durant une quinzaine de jours et la tumeur disparut entièrement ; toutefois à aucun moment il n’y eût de pus. On imprima quelques mouvements au membre le

21 décembre,

L'altelle fut enlevée le 23; il y avait une grande raideur articulaire.

23 janvier. — Le patient peut fléchir le coude jusqu’à la limite d’un angle de 45° et l'étendre aux trois quarts.

La flexion de la main est limitée de telle façon que l’extrémité des doigls arrive à un pouce de la paume.

On peut fermer complètement la main sans trop de difficulté.

Le pouce se fléchit et se met parfaitement en opposition. Quand la main et l’avant-bras sont en supination, le poignet . est complètement droit; mais au niveau des articulations métacarpo-phalangiennes, l'extension n’est pas complète. Toutefois une très légère force met ces articulations en extension, mais non celles des doigts. Quand la main et l’avant-bras sont en pronation, il y a une chute complète du poignet qui ne peut être relevé, pas plus que les doigts. Le pouce ne peut être mû, ni en dehors ni en arrière à cause de l'impuissance des extenseurs. La supination peut être obtenue presque complètement lorsque le coude est fixé.

Quand les doigts sont en flexion complète, ils peuvent être étendus ensuite grâce à l’action des muscles lombricaux et inlerosseux. Comme la main est très amaigrie, on peut même se rendre compte, de visu, de leur action. La sensibilité est légèrement émoussée sur la face dorsale du pouce et de l’index, mais elle n'est pas complètement perdue.

La perte incomplète de la supinalion et de l'extension était sans doute dûe, au long supinateur, au long extenseur et aux radiaux, muscles innervés par le ner radial, et qui conservaient encore quelque pouvoir; tandis que le court supinateur et le court extenseur étaient complètement paralysés. Une

preuve, petite il est vrai, que le nerf radial avait continué à

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agir quelque peu, c’est que la sensibilité n'était pas perdue le territoire de’ses branches terminales cutanées; la températu re

de la main enfin, était normale.

OBSERVATION V (Analyse).

Citée dans la thèse d'Avezou 1879, sous ce titre d'observalion inédite, avec ces seuls détatls: Fracture du coude sus-condylienne, suivie d’une paralysie radiale com-

plète.

Electrisation. Amélioration. (Chuquet).

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