‹ Paralysie agitante: Maladie de ParkinsonChapitre 11 sur 19 · IL PÉRIODE TERMINALE · texte numérisé non relu

IL PÉRIODE TERMINALE

ra maladie ainsi caractérisée par is coexistence des divers. symptômes que nous venons de passer en revue ne reste guère Fa stationnaire; elle va progressant et s’accentuant de plus en plus, 2

sans qu'aucun des traitements qu'on à pu essayer jusqu'ici, à l'empêche de s’acheminer vers la période finale. Les seuls résultats qu’ait obtenus la thérapeutique consistent dans l'atté-

nuation pour un temps de te! ou tel symptôme, en particulier

du tremblement, par l'hyosciamine, le borate de soude, et surtout le fauteuil trépidant.

Au cours de cette période terminale, peuvent apparaitre de | Do robes, dont nous nous sommes réservé de parler

i, bien que certains puissent être plus précoces. :

+ y à d'abord ceux qui résultent de l'aggravation des symptômes déjà existants : tremblement, raideur musculaire, attitude soudée. js

Le tremblement au rest ’exagère et peut docs aller jusqu'à persister, quoique à un degré atténué, pendant les mouvements volontaires et le sommeil. à

re - La raideur et l'attitude soudée augmentent au point d'en

Fans arriver à la contracture et même à la déformation, Tous ces

phénomènes sont constatés dans l'observation de notre malade couchée au n° 20 de la salle Sainte-Marie, à l'Hôpital-Général,

qui pourrait servir de type pour décrire cette période (voir

obs. IV). ae Les contractures, chez elle, portent surtout sur les membres inférieurs qui sont repliés au point que les talons viennent presque au contact du siège.

Il n’y a guère que Vulpian qui ait signalé les contractures dans l'évolution de la maladie de Parkinson, les autres auteurs ne parlent que de raideur musculaire. On à même insisté sur

la différence qui existerait entre la raideur musculaire et la :

contracture, en donnant comme argument que la contracture est progressive, que la contracture ne peut, comme la raideur, être vaincue par la volonté du sujet, enfin, que la contracture va avec l’'exagération des réflexes tendine 1x, qu’on n’observe pas habituellement dans la paralysie agitante.

Quoi qu'il en soit, notre malade IV présente de vraies contractures, on ne peut en douter.

Les déformations portent principalement sur les mains; la main gauche de notre malade nous en fournit un exemple, le pouce est fléchi au maximum et contracturé ; les autres doigts sont aussi fléchis et rejetés en dehors, formant une sorte de griffe. La déformation de la main peut se rencontrer à une période bien moins avancée, elle consiste alors à fixer l’attitude du tremblement typique, le pouce et l'index allongés et rapprochés dans la position qu'on prend pour tenir une plume à écrire.

A cette période; les troubles trophiques apparaissent, la nutrition générale s’altérant et la circulation périphérique se faisant mal. Cest ainsi que notre malade présente véritablement de l’atrophie musculaire, elle n’a plus aux mains ni ses interosseux ni ses éminences thénar et hypothénar.

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