‹ Paralysie agitante: Maladie de ParkinsonChapitre 10 sur 19 · LAINE · texte numérisé non relu

LAINE

- se refléter sur elle les diverses impressions qu'éprouve le sujet.

Les yeux sont ordinairement grand ouverts, brillants, le regard fixe, parfois la bouche reste entr'ouverte et laisse s’écouler de la salive. =

6° Démarche particulière et troubles de l'équilibration. — Ce

- sont encore là des phénomènes habituels, pour ne pas dire constants, chez les parkinsonniens en période d'état. Pour se mettre en marche, le malade se penche en avant et semble, Suivant une comparaison assez juste, courir après son centre de gravité ; une fois qu'il l’a ainsi une première fois déplacé, les pas sont réguliers et sa démarche fait penser à un automate, impression déjà donnée par son attitude soudée; involontairement parfois, l'allure s'accélère jusqu'à la course et on a vu des malades obligés d'aller, pour S’arrêter et éviter de choir, buter contre un obstacle.

M... nous signale qu'il est même quelquefois tombé de cette manière. Il présente d’ailleurs à un degré accentué la démarche typique, et il est curieux de remarquer la façon dont il se retourne : il ne peut même pas parvenir à le faire tout d’une pièce, comme nous le voyons faire aux autres, il est obligé de se lancer d’abord en avant et d’aller décrire un arc de cercle.

Dans la station comme dans la marche, on observe des troubles de l'équilibre et M... nous en fournit encore un merveilleux exemple. Quand, d’assis qu’il était sur une chaise, il se relève, ou plutôt on le relève, car, soit raideur, soit faiblesse, il ne pourrait y parvenir sans aide, on est obligé de le maintenir jusqu’à ce qu'il ait trouvé sa position d'équilibre, ce qui ne va pas sans peine ; une fois qu'il l’a acquise, si rien ne vient le déranger, il la conserve assez bien puisqu'il vient seul, toutes les semaines, d'assez loin, chercher des médicaments à la consultation externe de l’Hôpital-Général.

Mais sion exercesur lui une traction, même légère, en avant, quand il est debout et arrêté, il est obligé de partir en avant;

nelles ne nous en ont pas fourni d'exemples.

bien plus facilement encore, la moindre impulsion Île précipite

en arrière. Ce sont là les phénomènes qu'on à décrits sous le nom d ‘antépulsion et de rétropulsion. Certains malades pré- de

Ho qd? ‘une façon analogue, de la latéropulsion. ° Troubles de la parole et de. l'écriture. — Ts sont peu

on et peu marqués. À propos des premiers, on à . signalé une voix particulière « rappelant le ton de l'acteur qui. ï imite la parole du vieillard » (Hirt). Nos observations person-

L'écriture ne devrait pas être modifiée si le tremblement cesse au moment des contractions volontaires. Au premier abord, elle est à peu près normale et ce n’est qu’à la longue

qu’on peut en reconnaitre les Rent

Les be cités an sont “ troubles objectifs qui tombent sous les sens de l'observateur ; il en est d’un autre

ordre : ceux que ressent le malade et d'abord :

8° Une sensation de fatigue, qui survient très rapidement à l’occasion des mouvements volontaires. Les investigations que

nous avons fait non à nos malades ont toujours amené de la

fatigue,

9% Un besoin de mouvement très marqué : Mo .… déclare se trouver HERUCQUR mieux quand il marche, le Herbhieh oe des mains s’atténue à ce moment pour augmenter au repos : tous nos malades nous racontent que la position couchée, dans le lit, leur est pénible ; |

A ce symplôrne, qui traduit ce qu'on a appelé l’impatience musculaire, on peut rattacher ce besoin, souvent signalé dans ies observations des auteurs, de se faire étirer; |

10° Une sensation de chaleur. C'est, quand il existe chez les parkinsonniens, un symptôme précieux pour le diagnostic, surtout des formes frustes, car nous ne croyons pas

qu'il soit fréquemment signalé dans d’autres maladies. M. le

obus Grasset a | pensé pouvoir ue de la rochérbnet à pr Dale tds températures périphériques que cette sensation correspon- | drait à une élévation réelle de la température périphérique due au travail musculaire oceasionné par le tremblement. Cette sensation n "est pas constante ; si chez nos deux premiers malades elle est bien accusée, par a e M... nous déclare ee ne jamais l'avoir éprouvée, il aurait plutôt uae impression de ne froid. Dans sa statistique, Holm, de Stockholm, ne l’a trouvée que Ho un tiers D cas. 1

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