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Ces résultats concordent avec les constatations de la majorité des auteurs.
MM. Joffroy et Schrameck (1) ont constaté que la déformalion pupillaire se rencontre à peu près constamment et uniquement dans les cas où la motilité de l'iris est ou va être atteinte, Pour eux, elle précède toujours l’affaiblissement de l'un ou des deux réflexes pupillaires. ainsi que le signe d'Argyll, el ces auteurs pensent que toute déforma-
tion pupillaire — en l'absence d’anomalie congénitale ou
de synéchies iriennes — peut, alors que les réflexes pupil-
laires sont encore intacts, être considérée comme un signe probable de tabes ou de paralysie générale, et que sa valeur séméiologique est la même qhe celle du signe d'Argyll- Robertson dont elle marque le début,
M. Babinski (2) a également observé quelques malades chez lesquels limmobilité pupillaire avait été précédée, pendant quelque temps, par de l’irrégularité du contour des pupilles.
M. H. Dufour (3) attribue la même valeur à ce symptôme ; 11 permet de déceler l'évolution d’affections parasyphilitiques, à l'encontre de l'inégalité pupillaire qui, observée à l'état isolé, est souvent indépendante de la
Syphilis ou des maladies nerveuses (4). Aux noms de
(1) Joffroy et Schrameck. Société de neurologie, mars 1900.
(2) Babinski. Même séance.
(3) Soc, médic. des hôpitaux, 18 juin 1902.
(4) Nous rappellerons à ce sujet que Piltz a mentionné la possibilité de produire expérimentalement l'alternance réciproque de l'inégalité des pupilles dans la paralysie générale. Neurolog. Cen-
trabl., XIX, 1901 (cité par F. Terrien, in Syphilis de l'œil et de ses annexes, 1905.) :
MM. Joffroy et Schrameck, Babinski, Dufour, nous pouvons ajouter ceux de Briand, Antheaume, Trénel, qui revendiquent la valeur de lirrégularité pupillaire. Enfin, Hirsch! à signalé la disparition fréquente de la mydriase de douleur.
Quant aux troubles présentés par les autres malades, ils seraient, encore une fois, plutôt en rapport avec la syphilis elle-même. «Chezles neurasthéniques, les pupilles sont souvent un peu dilatées de façon permanente, elles réagissent lentement à la lumière et à l’accommodation, ce qui produit l’asthénopie accommodative ; par contre, elles restent toujours égales, à moins d’anomalie physiologique ou pathologique. » (Gilles de la Tourette.) |
Charpentier, Déchy, Dufour ont signalé des troubles des réflexes pupillaires chez d'anciens syphilitiques : ces troubles se rencontrent même dans l'hérédo-syphilis. Mantoux, dans sa thèse, rapporte plusieurs observations personnelles d’affaiblissement ou d'abolition isolée des réflexes accommodateur ou photomoteur, constatés à divers stades de la syphilis. Pour MM. Dupuy-Dutemps et Gestans, « la vivacité des réflexes pupillaires est variable suivant le tempérament névropathique et selon Fâge des sujets, etil convient d’être très réservé dans l'interprétation d’une simple diminution de ces réflexes. »
Quant à l'inégalité pupillaire simple, sans troubles réflexes, on l'a trouvée assez fréquemment même chez les sujets nOrMaUXx :
Heddaeus : 5,8 p. 100: Ivanoff: 91 p. 100; Bosc: 15 p. 100; Reche (de Breslau): 2 p. 100; Naxera: 17,6 p. 100: Frenkel (H.): 22,8 p. 100: Goorgel, Par-
EN LRES
chappe, Baïllarger lui refusent toute valeur pathognomonique. Chez les syphilitiques, M. Dufour a trouvé les pupilles inégales environ 16 fois sur 100.
En raison de l'écart présenté par quelques-uns des premiers chiffres, il est difficile de se faire une opinion à ce sujet; ilne semble pas cependant que les cas d'anisocorie soient plus fréquents chez les syphilitiques. Alexander (1) l’aurail cependant trouvée dans 70 p. 100 des cas, et d'autant plus souvent que la syphilis était plus ancienne.
Mantoux signale une « inégalité pupillaire liée à des troubles légers et précoces », que nous n'avons retrouvés chez aucun de nos malades, sans doute pour celte raison bien simple que les cas rapportés par notre collègue dans son excellente thèse ne visent que des syphilis récentes.
Les examens du fond de l'œil que nous avons pu pratiquer ont porté sur 22 malades de la première catégorie et sur 7 de la seconde. |
Parmi les 22 premiers, 15 présentaient une pupille normale ; sur 3 autres, uous avons nettement constaté la dilatation des artères réliniennes qui étaient aussi plus sinueuses qu'à l’état normal et bordées d’un liseré blanchâlre, indice de péri-artérite. Enfin, chez les 4 autres, nous avons aisément relrouvé dans les deur yeux, un symplôme signalé par MM. Kéraval et G. Raviart (1), soit une pâleur dépolie, Joue de la pupille, qui était comme lavée, el montrait des bords indécis. (Parmi ces 4 malades,
l'un avait du myosis double, de l'exagération des réflexes
(1) Alexander. Syphilis und auge, 1889-1895.
(1) Kéraval et Raviart. Etat du fond de l'œil chez les paralytiques généraux et ses lésions initiales. Soc. de neurol., juillet 1902.
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et de la Iymphocytose, 2 avaient de l'inégalité pupillaire
avec déformation bilatérale ; un seul, examiné au point de
; vuede lalymphocytose, en présentait; le dernier avait une déformation pupillaire du côté dilaté, de la diminution des réflexes, le signe de Romberg. son liquide céphalo-rachidien n'a pu être examiné.
Parmi les 7 malades. de la seconde catégorie, nous n'avons pas retrouvé une seule fois le signe de Kéraval et Raviart ; 2 seulement présentaient de l'hyperémie rélienne avec péri-vascularite, ce qui n'a rien d’élonnant, étant
donnée la syphilis antérieure.
Examen du liquide céphalo-rachidien. — L'on sait, depuis les travaux de MM. Achard, Crouzon, Dupré, Milian, Ravaut, Sicard, Widal, entre autres, que le résultat du cyto-diagnostie céphalo-rachidien dans la paralysie générale se juge constamment par une lymphocylose abondante (80 à 90 lymphocytes sur 100 globules blancs) ; que, d'après les recherches de Joffroy, Marie, Duflos, celle lymphocylose est /rès précoce. Voici qu'elle est, à l'égard de ce symptôme, l'opinion exprimée par MM. Milian, Crouzon et Paris, à la séance de la Société médicale des hôpitaux, du 14 février 1902. Ayant constaté de la lymphocytose céphalo-rachidienne et de lhydropisie ventriculaire chez des syphilitiques atteints de céphalée accentuée, ils
rattachèrent avec raison ce nouveau syndromeà une atteinte
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