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meuse (infiltration diffuse), les lésions vasculaires (endartérite des fines artérioles, avec foyers plus ou moins
étendus, ou même #icrascapiques de ramollissement). « Celte démence est , done facile à dépister lorsqu'elle est consécutive aux diverses formes d'encéphalopathie syphilitique, puisque des symptômes de grande valeur per mettent d'y songer... Au contraire, si elle apparait d’emblée, il peut y avoir une difficulté considérable à diagnostiquer sa nature » (E. Hirtz). .
Aussi, à l'encontre de ce qui a lieu dans la paralysie générale, n'est-il pas rare de constater ici, plutôt des signes somaliques plus marqués que les signes psychiques. De plus, d’après le professeur Fournier, cette affection se disüngue de la paralysie générale vraie par l'absence de divagations ambilieuses, la rareté du tremblement, la fréquence plus grande des troubles moteurs d’origine paralylüique. D'autre part, tandis que dans la maladie de Bayle, les troubles intellectuels se montrent les premiers, ici la scène débute plus souvent par un ictus apoplectique où une paralysie soudaine.
L'hémiplégie consécutive aux ictus ne s'observe pas dans la paralysie générale, mais dans ce cas, une aphasie (1) transitoire peut s'installer, Outre qu'elle ne dure pas, qu'elle ne constitue pas l'anarthrie habituelle, elle diffère de l’aphasie par lésion syphilitique tertiaire, en ce sens quelle n'est pas accompagnée des symptômes bruyants de l'ictus spécifique (grands vertiges, état nau-
(1) Joffroy. Aphasie dans la paralysie générale. Soc. méd. des hôpitaux, 17 act. 1902.
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séeux, céphalées violentes, el fièvre mème parfois). Enfin la pseudo-paralysie générale n’a pas d'évolution définie, sa marche est irrégulière, sa durée illimitée, puis, point capital, e/le a pu quérir dans certains cas.
L'examen des yeux révèle des signes différents :
En opposition aux troubles si fréquemment rencontrés chez les paralytiques généraux, on retrouve ici tout ce qui, en tant que lésion en foyer, esl susceptible d'altérer l'organe de la vision. Nous devons signaler entre autres : les paralysies des muscles du globe, le nystagmus, le strabisme (Patrick), la névrilte optique plutôt que l'atrophie papillaire.
Nous ne revenons pas sur la céphalée. Les bâillements, le ptyalisme, la polydipsie (Buttersack), s'expliquent dans la syphilis cérébrale par une atteinte minime des noyaux du preumogastrique. En faveur de la syphilis tertiaire, 1l faut encore signaler le steppage, les troubles trophiques et sensoriels brusques, enfin, la somnolence et les états subcomaleux.
Enfin, #6volution n’est pas la même. La paralysie générale a pour elle sa marche lentement progressive au cours de laquelle ne s'observent jamais de rémissions au véritable sens du mot. Elles consistent plutôt en une allénuation symptomatique et n'impliquent aucun arrèl dans la marche de la maladie (Ballet).
Si certains traitements toniques peuvent aider, au moins a début, à provoquer ces rémissions, ce n'est jamais le traitement spécilique qui est capable de les produire. Nous verrons, à ce sujet, dans quelle mesure sont curables les
manifestations psychiques graves de la syphilis. I n’est
DE
pas jusqu'aux formes accentutes (folie circulaire ou à double forme, états crépusculaires, crises hallucinatoires et d'amnésie aiguë, etc.) qui, en dehors de la paralysie générale, ne puissent avoir un pronostic favorable, susceptibles qu’elles sont de céder à l’action d’un traitement spécitique et général bien conduit.
Il est plus que probable qu'à part de très rares observa-
tions, ce sont des cas de guérison de ces accidents, pris à
tort pour de véritables paralysies générales, qui ont permis d'établir la possibilité de guérison de la méningo-encé-
phalite diffuse.
Tabes. — Il nous faut encore rapprocher la paralysie générale, manifestation parasyphilitique, d’un accident de même essence : le /abes,
Non seulement de très nombreux symptômes physiques
sont communs aux deux affections : éacoordinahion mo-
trice, paralysies oculaires, troubles pupillaires, sphinctériens, sensilifs, sensoriels, réflexes, trophiques, possibilité d'icltus, lymphocylose céphalo-rachidienne, ele., mais dans les deux cas la mentalité est troublée.
Aux troubles démentiels et délirants de la paralysie générale peuvent se superposer bien des anomalies semblables chez les ataxiques.
Ceux-ci présentent également des modifications du caractère, des accès d'irrilabilité, de déliance, d'hypocondrie, qui vont partois jusqu'au suicide. L'intelligence est paresseuse : au début les malades accusent des illusions ou des hallucinalions plus ou moins conscientes de la vue, de
l'ouïe, de la sensibilité générale. Tous ces phénomènes
NL AE
peuvent s’accentuer, constituant alors ce que Pierret et Rougier, entre autres, ont étudié sous le nom de folie ataxzique. La Iÿpémanie y est très accentuée et se traduit assez souvent par de vagues idées de persécution : plus raremeut le délire ambitieux a pu être constaté.
Il est aisé de voir avec quelle facilité peuvent être confondues les deux affections. Il y a même des /ormes mirles : la paralysie générale peut débuter par la moelle et donner lieu à des symptômes médullaires qui peuvent persister isolément pendant plusieurs années avant le développement de la maladie du côté du cerveau, et qui alors disparaissent progressivement (Falret, Christian, Raymond. Joffroy, Arnaud). Mais dès que l'atteinte mentale est constituée, l'évolution est extrèmement rapide (Joffroy..
A part ces cas assez rares, les deux affections restent cependant assez bien tranchées: l'alaxie est plus lente à évoluer, ses symplômes psychiques sont passagers, à reprises séparées d'intervalles pendant lesquels le malade reste absolument sain d'esprit: les troubles moteurs de la paralysie générale n’ont pas l'allure typique de l'ensemble ataxique : enfin, au point de vue mental, rien n'est vraiment et foncièrement comparable aux troubles de la
méningo-encéphalite diffuse.