TRAITEMENT
Le traitement ne nous arrêtera pas longtemps, car il se réduit à peu de chose. Tous ces faits, dit W. Mitchell en parlant des cas qu’il a recueillis, offrent, une particularité qui leur est commune : c’est le peu de modifications qu’ils
(1) Rosenthal. Wien. med. presse, 1864. — Maladies du système nerveux, tr. Lubanski, p. 664, 1878.
(2) Nothnagel. Archiv fur klin. med., Bd. 2. 1867.
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présentent sous l’influence du traitement. En effet, la plupart des malades restent sans changement pendant plusieurs années ou, malgré tout traitement, voient leur état s’aggraver.
Il est cependant un des symptômes de l'affection sur lequel il est possible d’agir, au moins temporairement, c’est la douleur. On a vu que tous les malades trouvaient un soulagement marqué et parfois d’assez longue durée par l’emploi de l’eau froide : un des malades de W. Mitchell ne pouvait se couper les ongles que sous l’eau froide. Il est donc indiqué de leur faire plonger les parties affectées dans l’eau froide ou mieux de leur appliquer des vessies de glace sur l’extrémité atteinte, ce qui a l’avantage de permettre la position élevée toujours éminemment favorable.
Le repos absolu est également très utile et amène un grand soulagement ; malheureusement la longue durée de la maladie ne permet pas toujours son emploi méthodique.
Les applications de cataplasmes de diverses natures, de pommades, de frictions, etc., n’ont pas donné de résultats. Cependant M. Sturge se félicite de l’emploi d’un liniment à Y atropine.
Nous accorderions plus de confiance à l’emploi méthodique des courants électriques et nous rappellerons à ce propos que la faradisation des membres supérieurs a complètement réussi à Duchenne (de Boulogne) dans le cas publié par Sigerson.
Enfin le traitement hydrothérapique fournit des ressources qu’il ne faut pas négliger et le malade de M. Straus s’est, fort bien trouvé de l’emploi des douches froides et des douches de vapeur.