EE D TE SL PR
Par délibération, en date du 9 décembre 1798, l'Ecole à arrêté que les opinions émises dans les dissertations qui lui seront présentées doivent être considérées comme propres à leurs auteurs, et qu elle n'entend leur donner aucune approbation ni improbation.
: æ de 2 mon Grand-Père |
FE
ie est montré, Mot son de. st dévoué. : À 5
, pour mon es el pour moi.
qui
A Monsieur le Professeur TILLA UX,
Ronde de la Légion d'honneur, ee de l'Hôpital de la Charité. |
M. le Professeur Tillaux nous a fait l'honneur d'accepter la présidence de cette thèse, il nous permettra de lui exprimer notre respectueuse reconnaissance.
Nous devons remercier,avant de commencer, M. le Professeur agrégé Paul Reclus, dont nous avons longtemps suivi le service, MM. Bar, Merklen,
Faisans, et tous nos maîtres des Hôpitaux:
Les lésions nerveuses consécutives aux traumatismes de certaines régions et particulièrement aux luxations ‘étaient connues déjà dans la plus haute antiquité.
Hippocrate lui même en avait signalé l’existence dans certainesluxations du fémur ; après lui Galien (1) montrait la possibilité de semblables lésions dans les déplacements de la tête humérale. À une époque beaucoup moins éloignée Wan Swieten revient sur la question encore pleine d’obseuriti et attribue certaines paralysies traumatiques du membre supérieur à la compression du’plexus brachial déterminée par les luxations scapulo humérales. J. L. Petit signale les paralysies brachiales et leur reconnait pour cause les tentatives violentes de réduction auxquelles on est obligé de recourir dans les grands déplacements de la tête humérale. Hévin (2) insiste sur la gravité
(1) Galien, De officina médici.
(2) Hévin. Traité de pathologie et thérapeutique,
< Er: Ps
, des luxations en dedans à cause des lésions possibles du paquet vasculc-nervenx.
Blandin relate un cas de luxation antéro-interne ou seule la mobilité du membre supérieur fut altérée, la sensibilité élait absolument intacte.
Flaubert (1827) rapporte un fait curieux de tentative de réduction à l’aide d'une forte traction qui fut suivie d'une hémiplégie brachiale ,le blessé mourut et à l’autopsie on découvrit que les quatre derniéres paires du plexus avaient êté arrachées à leur point d'implantation à la moœlle.
En 1850 M. Empis dans sa thése inaugurale pense que le traumatisme n’est pas le seul facteur à ineriminer dans la genèse de ces troubles nerveux, que la prédisposition individuelle joue un rôle indéniable ‘ dans la production de ces paralysies ou la luxation ne doit être considérée que comme une simple cause occasionnelle (1)
Malgaigne dans son traité des luxations et des fractures (1855) essaie d'expliquer la genèse de ces paralvsies lorsqu'il écrit « Les causes en sont alors assez obscures » Desault après Van-Svwieten accusait la compression du plexus brachial par la tête luxée ; mais d'une part Jamais une compression de ce genre n'a été constatée dans les autopsies, et pour les luxations inlra-coracoïdiennes et sous coracoïdiennes on peut même la la considérer comme impossible. Ce-
(1) Empis. Thèse de Paris 1850,
FAR 7er
pendant je ne voudrais ras en dire autant des luxations sous-claviculaires où la tête se rapproche à la fois de la première côte et de la clavicule, et nous avons vu que ces luxations s’accompagnent assez fréquemment d’un engourdissement du membre. J'avais soupçonné pour les luxations sous coracoïdiennes le üraillement de quelques nerfs, mais ce tiraillement n’aurait lieu que quand le bras est ‘ramené près du corps, et même alors ne serait pas porté assez loin. J'avais vu d’autres part des parelysies déterminées -même sans luxation par une chute sur l'épaule etil m'avait paru dès lors que la commotion du plexus brachial devait y jouer le principal rôle.
Duchenne (de Boulogne) (l), en étudiant les paralysies radiculaires-et-en déterminant les fonctions de chaque racine et des groupes musculaires innervés par chacune d’elles contribua au progrès de la question en complètant nos connaissances sur ce point encore obscur.
Nélaton décrit assez longuement les paralysies
tronculaires du plexus brachial, et croit en trouver la cause dans une compression des filets nerveux entre la clavicule et la première côte dans l’angle dit cléïdo costal qui reçoit le plexus brachial.
En 1874, c'est-à-dire à la même époque, Erb
(4) Duchenne de Boulogne, paralysies consécutives aux lésions traumatiques des nerfs mixtes, 1861. — Paralysies obstètricales, 1872,