‹ Paralysies du plexus brachial consécutives aux luxations de l'épauleChapitre 3 sur 11 · LAS DES · texte numérisé non relu

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complète les recherches expérimentales de Duchenne de Boulogne et décrit avec lui la paralysie radiculaire supérieure dite type Duchenne-Erb, localisée au groupe musculaire qui porte leur nom.

M. le professeur Panas, (1) en 1870, signale dans un article du Dictionnaire de médecine et de chirurgie, la possibilité de lésions nerveuses consécutives aux luxations de l'épaule : il enseigne que c’est surtout cans les variétés antéro-internes que l’on observe les paralysies brachiales, que les luxations intra-coracoïdiennes et sous claviculaires sont seules capables de les produire.

La thèse de Vincent, parue six années plus tard est une longue révision des opinions admises Jusqu'à cétte époque sur le mécanisme de ces paralysies traumatiques. Dans ce brillant travail, l’auteur défend les idées de son maître, M. le Professeur Panas et invoque à cet effet de nombreux arguments basés sur l’expérimentation et les données anatomiques les plus

récentes.

Enfin la fameuse question restée si obscure des localisations nerveuses semble avoir été en partie élucidée depuis que certains anatomistes ont par d’intéressants travaux cherché à dissocier le plexus brachial pour déterminer l’origine radiculaire des troncs nerveux périphériques du membre supérieur. Parmi

(1) Panas. — Dict. de méd. et du chir. perat., Art. épaule, 1870, |

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eux, nous citerons surtout Scarpa, Haller, Flower, Proahaska, Walsh, Krause et Féré (D).

La possibilité de lésions nerveuses dans lesluxations de l'épaule s’emplique parfaitement par les rapports de voisinage qu’affecte le plexus brachial avec l'articulation scapulo humérale. Aussi afin de donner, une description claire et précise du mécanisme de pareilles lésions, nous croyons utile de rappeler ici en un exposé, succincet, la constitution de la région et les rapports du plexus brachial.

D’après M. le professeur Tillaux, la région scapulo humérale, est représentée extérieurement par la partie supérieure du deltoïde qui lui donne une forme arrondie, le centre de la région correspond à l’articu- . lation scapulo humérale. A la partie la plus élevée de la Saillie deltoïdienne qui constitue le moignon de l'épaule on aperçoit une légère saillie transversale soulevant les téguments peu épais à ce niveau: c’est lacromion dont l'angle plus saillant ét situé un peu en arrière surmonte une dépression plus marquée chez les sujets maigres et très appréciable au palper dans les eas de luxation en avant, c’est la dépression sousacromiale.

L'étude des différents plans qui constituent la : région de l'épaule, va nous permettre d'en mieux déterminer la constitution. La peau qui la tapisse est lisse, glabre et mobile ; elle repose sur une mince

(1) Féré. — Archives de Neurologie, mars 1883.

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couche de tissu cellulo-adipeux dans laquelle cheminent la branche nerveuse sus-acromiale et quelques rameaux cutanés du circonflexe.

Plus profondément, on rencontre une mince aponévrose qui engaine le deltoïde, dont elle partage les principales insertions, d’où le nom d’aponévrose deltoïdienne, le deltoïde ainsi appelé à cause de sa forme comparée à celle d’un NX dont la base supé- :

rieure se fixerait à la lèvre inférieure de l'épine de

l’omoplate, au bord externe de l’acromion et au tiers F2 externe du bord antérieur de la clavicule et dont le sommet dirigé en bas, prendrait altache aux deux branches et à la pointe du V deltoïdien.

La face profonde du corps musculaire est tapissée par une très mince aponévrose qui complète la gaine constituée par l’aponévrose superficielle. Ce feuillet aponévrotique repose sur une couche de tissu cellulaire très lâche, véritable bourse séreuse susceptib'e de s’enflammer.

Sur un plan plus profond et directement en contact avec le pourtour de l'articulation, nous trouvons le tendon de la longue portion du biceps qui se détache du tubercule sus-glénoïdien, passe au-dessus de la tête humérale, après avoir suivi un court trajet intra-articulaire, et disparait dans la coulisse bicipitale de l’humérus, où nous n’avons plus à le suivre.

Eu dedans, ce sont les tendons de la courte portion du biceps et du coraco-brachial, qui partent de

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la coracoïde pour se perdre inférieurement, l’un sur la longue portion du biceps, l’autre sur le bord interne de l’humérus. Enfin, nous trouvons l'articulation scapulo-humérale, qui est le type des énarthroses. | Des deux surfaces articulaires qui la constituent,

l'une répond à la cavité glénoïde de l'omoplate, qui . est ovalaire, à grand axe vertical, à grosse extrémité dirigée en bas et dont les bords sont surmontés d'un bourrelet fibro-cartilagineux, dit bourrelet glénoïdien, l’autre surface répond à la tête humérale, qui représente le tiers d'une sphère et qui est limitée en dehors par un étroit étranglement appelé col anatomique, au-delà duquel nous observons deux tubéresités que sépare la coulisse bicipitale ; l’antérieure répond au trochin ou petite tubérosité, la postérieure au trochiter ou grosse tubérosité.

J A la petite tubérosité. s insère le sous-scapulaire “ la grosse tubérosité donne attache aux sus-épineux, sous-épineux et petit rond, qui vont tous se fixer à la face postérieure du scapulum.

Au-dessous des deux tubérosités, l’humérus subit un étranglement qui se continue en bas avec le corps de l'os, c’est le col chirurgical qui correspond à la partie inférieure de Ja coulisse bicipitale dont le fond à ce niveau, donne insertion au grand dorsal, la

lèvre externe au grand pectoral et la lèvre interne au grand rond. Les surfaces articulaires précédemment décrites sont maintenues en contact par un tissu

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