I. — Médication interne
La paralysie étant due à une diminution de l'activité des centres nerveux, pendant que la contracture est due à l'exaltation de l'activité des mêmes centres, il semble a priori qu'il faille employer dans le traitement de ces deux troubles moteurs des moyens diamétralement opposés, destinés, dans un cas, à réveiller l'activité fonctionnelle, et dans l'autre à la modérer.
C'est dans cet ordre d'idées qu'on a conseillé dans les paralysies hystériques l'emploi des médicaments convulsivants, tels que la strychnine sous ses diverses formes, le seigle ergoté, etc. ; et dans les contractures, les médicaments qui ont une action paralysante sur le système nerveux, tels que l'opium à haute dose, le bromure de potassium, l'acide cyanhydrique, l'atropine, la ciguë, l'aconit, etc.. Mais cette médication est loin d'avoir donné les résultats qu'on espérait.
En résumé, la pharmacopée en matière d'hystérie se réduit à peu de choses. Il n'existe aucun médicament spécifique qui puisse lui être opposé. Rien d'analogue ici à ce qui se passe chez les épileptiques par l'administration à hautes doses du bromure de potassium. Dans l'hystérie ce médicament ne rend que des services très limités.
La médication devra surtout consister à soutenir et à relever les forces, c'est pourquoi les toniques, les amers, sont utiles ; c'est pourquoi aussi l'alimentation forcée, le gavage ont pu avoir des succès.
Il faut citer aussi la métallothérapie interne, c'est-à-dire l'administration à l'intérieur de solutions métalliques ou même de feuilles métalliques en nature, dont le choix est indiqué par la métalloscopie ou métallothérapie externe, qui consiste dans la recherche du métal susceptible de modifier la sensibilité cutanée. Nous ne saurions nous étendre ici sur ce mode de traitement dû au D 1 Burcq, et qui, malgré les quelques succès qui ont été portés à son actif, est à peu près abandonné aujourd'hui.