PARALYSIES ET CONTRACTURES DES MUSCLES DES ORGANES GÉNITO-URINAIRES
Spasme vaginal. — Le spasme du vagin est souvent transitoire et causé par une hyperesthésie de la muqueuse. Il ne se produit alors que lors de l'excitation de cette dernière par l'introduction d'un corps quelconque. Les rapports sexuels sont complètement empêchés. Les phénomènes de vaginisme sont loin d'être rares.
dans l'hystérie : ils coexistent avec d'autres spasmes, soit de l'anus, de la vessie ou de l'estomac. M. Huchard cite une observation intéressante d'hystérie non convulsive comptant au nombre de ses symptômes l'œsophagisme, le vaginisme et le spasme anal.
D'autres fois le vagin est le siège d'une véritable contracture permanente. La muqueuse est anesthésique, et l'on constate un rétrécissement de l'orifice vaginal que rien ne peut vaincre. C'était le cas d'une malade de Lasègue chez laquelle cette contracture avait succédé à une inflammation légère de la muqueuse.
Paralysie de la vessie. — Cet accident est fréquent dans l'hystérie: on le voit quelquefois exister seul, mais le plus souvent il accompagne l'hémiplégie et surtout la paralysie. Il se traduit par la rétention d'urine: les malades font en vain des efforts pour uriner. Dans certains cas, elle s'accompagne de l'anesthésie de la muqueuse vésicale : les malades ne sentent ni le besoin d'uriner, ni le contact de la sonde, ni le passage d'un courant faradique.
Lorsqu'elle est isolée, la paralysie vésicale est de courte durée ; au contraire, lorsqu'elle accompagne les paralysies des membres, elle est opiniâtre et peut durer des années.
Lorsqu'à la paralysie de la tunique musculaire il se joint un affaiblissement du sphincter, l'incontinence d'urine s'ajoute à la rétention. La malade urine par regorgement.
La vessie devra être vidée par la sonde deux à trois fois par jour, et le traitement local consistera dans l'électrisation.
Spasme de la vessie. — Lorsque le spasme porte, comme c'est le cas le plus fréquent, sur le sphincter vésical, il occasionne la rétention d'urine comme dans la paralysie que nous venons d'étudier, mais par un mécanisme tout différent.
L'introduction de la sonde permettra de reconnaître le spasme ou la paralysie. Dans le premier cas, on pourra constater la présence d'un obstacle, siégeant au col de la vessie. Quoi qu'il en soit, la sonde une fois arrivée dans le réservoir, l'urine s'échappe aussitôt et avec force, ce qui n'a pas lieu dans la paralysie où la vessie se vide lentement par un jet sans puissance que la pression sur l'hypogastre accélère.
On combattra le spasme par des lavements de chloral, les pommades, les suppositoires belladones, les injections sous-cutanées de morphine.
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Préliminaires 1
PREMIÈRE PARTIE Des paralysies et des contractures hystériques en général.