IV. — Spasme anal
Enfin, les accidents spasmodiques peuvent siéger dans la dernière partie du tube digestif, au sphincter anal lui-même et donner lieu à une constipation opiniâtre et en imposer quelquefois pour un rétrécissement organique.
Traitement. — En outre du traitement général qui doit s'adresser à la diathèse hystérique elle-même, les troubles de la moti-
1 Huchard, (oc. cit., p. 1018.
1 Fouquet, Spasmes d'origine hystérique, 1880.
lité des voies digestives exigent souvent l'emploi de quelque médication spéciale.
La gravité de ces accidents résulte de l'entrave apportée à l'alimentation, et tous les efforts du médecin devront concourir à prévenir les funestes effets d'une abstinence trop prolongée. Il ne faut point s'endormir sur la connaissance de ce fait, vrai d'ailleurs, que les hystériques supportent le défaut de nourriture avec une facilité remarquable.
Parmi les rares cas de mort attribués à l'hystérie, les accidents dus au tube digestif en réclament le plus grand nombre.
Dans les cas de spasme ou de paralysie de l'œsophage, l'indication la plus pressante est de pourvoir à l'alimentation, ce qu'on obtient en faisant usage de la sonde œsophagienne. Le cathétérisme n'est pas toujours facile ; il est préférable de faire usage desondes volumineuses. Il faut quelquefois maintenir patiemment la sonde en présence de l'obstacle jusqu'à ce qu'on puisse le franchir. Si à cause des douleurs et de la persistance du spasme (ce qui est rare d'ailleurs) le cathétérisme était impossible, il serait nécessaire d'alimenter les malades avec des lavements nutritifs. Les vomissements incoercibles de l'hystérie ont cédé souvent au lavage de l'estomac ou à l'alimentation forcée par la sonde. M. Ballet a rapporté un cas de ce genre.
L'électrisation des nerfs pneumogastriques a donné aussi de bons résultats (Apostoli).