SCENE XII
MOHAMED, CÉPHALLI, Officiebs , Gardes Pargvmotes ,
K ERSES.
RERSÈS.
Non, seigneur, l'envoyé Mohamed n'a point quitte ces bords ^ il est encore en ces lieux, et sous un déguisemenl; la prouve, c'est que le voilà.
CÉPHALLI.
Eh! quoi , seigneur Mohamed , au mépris de nos conventions , vous êles encore parmi nousj l'esprit de Soliman est fertile en perfidies... votre présence cacherait-elle quelque sinistre projet ? Répondez, pourquoi ne vous êtes-vous point retiré quand le délai qui vous fut accordé, est expiré depuis long-temps? '^-jj
MOHAMED. i.ri
Seigneur Primat , jugez mieux de l'envoyé de ôa Hairtessfe'ét du Sultan lui-même; les conditions qui vous sont imposées n'ont rien d'outrageant pour votre gloire, et ne compromettent point vos intérêts. L'humanité les dicta, la sagesse eut présidé à leur exécution. Vous les avez rejetées, et j'allais partir, lorsque vo.* dangers ont arrêté mes pas : j'ai dû croire qu'ouvrant enfin les yeux sur votre situation, vous seriez sourds au cri du désespoir, pour n'écouler que la voix de la raison.... je voulais n'apportera mon maître que dos pnroles de paix. Voilà mon crime , qui pourrait m'en supposer d'autres?
KERSES , s'apjjrocliant. ''-o:!
Moi... qui ose vous donner vin démenti formel. ( EionnerhM^ général. Au Primat. ) Seigneur Primat ^ on conspire contre l'Etat, et voilk le chef de la conspiration. {^Désignant Moiianied.) Il ne tenait qu'à moi dêtre son comp.ice , mais j'ai refusé ses offres , j'ai dédaigné son or. Il n'y aucun mérite à cela , j'ai fait mon devoir , et je crois encore le faire eu démasquant un traître^ qui sous le manteau de l'amitié, cache les desseins les plus perfides,
{Mohamed est confondu , t indignation des Parganiotes est à son
CD m Ole.
BELTOISl.
Malheur ! mallicui au traître ! qu'à l'instant même il expie sa déloyauté.
( Toi/s les bubres se ici ent sur Mohamed. )
(Zo)