SCENE XIII
Les Mêmes, DORVILLE.
DORVILLE, se jetant an-devant de Mohamed.
Arrêtez!., qu'allez-vous faire, amis, respectez le titre sacré d'ambassadeur* quelque soit son crime, n'oubliez pas que sa personne est inviolable. F^rls de leur courage et de la bonté de leur cause, les Parganiotes se montreront plus grands , plus généreux que leurs ennemis; ils doivent les combattre et non les assassiner.
[Les sabres rentrent dans le fourreau. )
Trompé dans vos coupables espérances, allez rendre à votre maître un compte fidèle do ce que vous avez vu; dites-lui que tous les habitans de Parga ont jure de mourir pour la sainte cause des chrétiens.
CÉPHALIJ.
Non , Uorville , je ne puis approuver cette confiance de votre part; l'envoyé du Pacha ne peut plus repartir : il a violé sa promesse, il doit rester prisonnier dans ces murs.
MOHAMED, k part.
Lui-même sert mes projets.
CÉPHALLl.
Il ne retournera près des Musulmans qu'en échange des malheureux chrétiens qui sont dans les fers, si comme j'en ai l'espérance, les mains de nos ennemis ne se sont -point baignées dans leur sang.
nORVILLE.
Généreux Céphalli , c'est l'humanité qui vous inspire j puisse-t-il nous faire retrouver un seul de nos frères, et sa rançon sera bien jiayéc.
CÉPHALLl.
L'un des habitans qui ne pourra prendre les aimes, se i liargcra de veiller sur lui, et nous eu répondra sur l'iionuéur cl sur la vie.