SCÈNE Xlîf
Les Mêmes, MOHAMED, Suite.
( A son entrée , tous les personnages détournent la télé. ) MOHAMED.
Céphalli, le Pacha, mon maître, étonné de votre héroïque fermeté, et vaincu parles prières et les vives sollicitations de l'officier français que vous aviez envoyé près de lui , vient de me faire transmettre un message , par lequel il consent à faire estimer et à vous payer la valeur de vos propriétés.
CÉPHALLI.
Qui? nous... vendre à des ennemis les débris et le sol sacré de notre pays!... tout l'or de l'Asie ne saurait le payer... il n'est
pas un coin de cette terre qui ne porte l'empreinte d'un souvenir! il n'est pas un arbre qui n'ait ombragé le» jeux de notre enfance, où le repos de nos vieillards; et vous voulez payer tout oela!...
DORVILLE
De tels senlimens vous honorent, vertueux Céphalli; mais songez aux nombreux besoins de ce peuple.. CÉPHALLI.
Cruelle pensée!... oui... oui... je consulterai sa volonté...
MOHAMED. J>e Pacha m'enjoint de vous transmettre l'ordre suivant : si les Grecs se déterminent à abandonner leur territoire, il faut que le soleil couchant ne les retrouve point à i'arga, dont les Musulmans auront pris possession.
TOUS
O ciel!... quelques heures seulement.
MOHAMJiD.
Ainsi le veut mon maître.
CÉPHALLI.
11 sera satisfait... ladurée de nos adieux ne feraitque prolonger nos regrets.
( // sort , et ernmene ses cnfans. )