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l'AUIS A CHEVAL.
Celle trislo amazone appailieut au «jenre : veuve d'un colonel, — vaiiélé mélancolique cl solilairo; — orre aux petites allures dans les allées écartées; — de mémoire de garde, n'a jamais été vue accompagnée , cl ne salue personne. — Coco, qui parait cire un des derniers produits du liaras de Sainl- Cloud, su|»primé en même lenq)S que la monarchie constitutionnelle, est aussi peu couununicatif, et n'a jamais salué ni d'un hennissement ni d'un mouvement de léte le passage d'un quadrupède.
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Voici venir l'un des derniers spécimens du chapeau à bords rigourensemenl plats : n'apparait dans l'allée des poteaux qu'après la clôture des chasses, et a toujours l'air d'écouler .aux chiens ; siffle un bien aller quand il galope dans les allées peu fréquentées, et file instinctivement à plein train dans la direction du Jardin d'acclimatalion aussitôt que les loulous de Geoffroy Saint- Hilaire font du tapage.
Ces deux gentlemen ont été mis en selle avant d'avoir appris à marcher; ils ignorent penl-ètre encore ce dernier mode de locomotion, car on ne les
AU lîOIS LE MATl.V.
TYPES DHAIUTI'ES
Toujours belle! Se charge eocorc avec succès de l'éilucalion des petits jeunes gens de viiijjl mille livres de rente cl au-tjessus.
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Trop tjraud ! .\ renoncé .i courir en steeple, parce rjiie ses jitiiibcs s'accrochaient dans tous les uLstacles en ban leur; rjp pelle tous les matins ce souvenir à icadame.
Kst-ce par raison de saoté uu pour montrer quel poids extraordinaire l'épine dorsale d'un limonier peut supporter ?
L Arabe. — Boii-Mnzn a tressailli au passage. Ce
Soir, à l'heure de l'absinthe, le inajjr racontera les
hiinds iucTojahles auxquels s'csl livré ce lïls du désert.
rencontre jamais à pied ; montent le matin et l'après-midi ;ui printemps ; pendant l'été, le malin, l'après-midi et le soir. Le frère aîné semble sentir les premiers symptômes de la faligne résultant d'nn pareil régime, et commence à se voûter; mais le cadet résiste, et fait régulièrement trois fois plus de chemin que les autres promeneurs , à raison de la nécessité où il est de dire un mot à chacun des innombrables amis et amies qu'il croise ou dépasse à chaque instant.
Ce cavalier affairé qui trotte constamment, va, vient, retourne, regarde avec persistance chaque groupe où flotte une jupe, est le célèbre M. Mac Aron.
Il fait trois cents mètres avec l'une, cent cinquante avec l'autre, sept avec une troisième : après quoi il vire de bord, rattrape précipitamment un gioupe qu'il a croisé cinq minutes auparavant, échange dix paroles, regarde sa
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PAKIS A CHEVAL.
iiioiilrc, cl l'tiil (le loulcla vitesse clo scsjn'opresjaiiibes, qui excciitcnt sur les lianes de sa nionhire un lainbourinaye inégal, mais incessant, et de celles de son clieval, dans la direction de l'Arc de triomphe.
Quand celui-ci n'a pas iait à neuf heures battant son apparition à l'entrée de l'avenue de l'Impératrice, on peut parier qu'il s'est passé dans sa vie quelque grave événement. S'il est le moins gommeux de tons les sportsmen, il est certainement le plus sporlsman des humains.
Quitte sa selle pour le fleuret, et le plastron pour l'escarpin ; considère comme perdue toule journée qui n'a pas eu sa promenade, son assaut et son bal. C'est le Titus de la gymnastique; adore Paris, qui le lui rend bien.
Ce jeune père qui surveille son fils avec la sollicitude d'une couveuse, emploie l'équilation comme stimulant ])édagogiquc. Quel excellent moyen d'obtenir d'un écolier un peu d'application que de pouvoir lui dire : « Si tu n'apprends pas tes racines grecques, au lieu de te faire monter Rahagas , je te laisse sur les genoux de l'Université pendant huit jours. "
Pendant que les cavaliers se succèdent à rangs pressés sur le bas côté de gauche, les charrettes anglaises et les paniers attelés de poneys microscopiques et conduits par les mains délicates des plus jolies femmes de Paris descendent au petit trot la chaussée du milieu.
Les habitantes de ces légers véhicules forment la grande confrérie des paresseuses , qui se divise en deux catégories :
PARIS A CHKVAL.
Les iiulôpcndniitcs, presque toujours seules, accompagnées seuleuienl (l'uu ou plusieurs chiens, el les jeunes mariées, dont le poney a la surcharge de leur maître et seigneur.
Ilien d'auuisanl à voir comme ces réductions d'équipages, la plupart excessivement soignés, véritables jouets d'enfants par la dimension el par le plaisir qu'ils donnent à leurs conductrices.
Le cart à deux roues en bois verni, traîné par un cheval à l'état embryonnaire, est plus particulièrement employé par les personnes habituées à donner des preuves d'indépendance, qui ont soin de n'euunener aucun groom.
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Excellent véhicule pour celles qui ont des explications à demander aux cavaliers isolés, et ne veulent pas initier leur livrée à certaines conférences quotidiennes, mais secrètes.
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Les jeunes mères de famille ont une préférence marquée pour le poneychaise, qui leur permet d'emmener, ù défaut de leur mari, un ou plusieurs de leurs héritiers.
C'est la seule voiture déjà sérieuse qu'il soit agréable de voir conduire à une fennne : elle y est assise et non juchée ; deu.x poneys assez vifs pour qu'elle ait à laisser deviner son adresse, et assez légers de bouche et d'allures pour qu'on ne sente pas le travail des mains et des bras ; il y a
alors proportion entre l'attelage et les forces qu'on suppose à une femme. J'en ai vu qui menaient, et très-adroitement, à quatre; mais cela faisait l'ellet d'un tour de force, quelque chose d'équivalent à la manie qu'avait une dame très-remarquée l'hiver dernier, de se promener sur des trapèzes