AU BOIS LE MATIN. — ESCALIERS ET CHAMPIGNONS
Le [irocêdé le plus simple consiste A se servir des escaliers qu'une administration iotelligeule, etc.
Ld troisième procédé, dool l'empluï nécessile enlre le cavalier et l'amazooe uD certaio de<iré d'intimité, est de beaucoup le plus commode.
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...Mais il a rincoDvêuicDt de les laisser daas une position quelque ]ieu ridicule, quand le cheval se refuse à recevoir des bras du cavalier fion aimable fardeau.
calomnie, cl la vcritc est qu'elles ont eu affaire à des cavaliers qui poussaient la maladresse jusqu'à l'audace ; et voyez l'embarras d'une malheureuse personne obligée de formuler entre ciel et terre un rappel à l'ordre à l'impertinent qui lui sert de point d'appui, c'est comme une statue qui serait en mésintelligence avec son piédestal. Si elle le rudoie, elle s'écroule, et si elle se tait, elle parait consentir... Le plus sage est doue de n'avoir recours qu'à des niarcliepieds de conliance, parents ou alliés à un litre quelconque, à l'abri des lent lions et des entraînements regrettables qu'engendre parfois la curiosité.
Mise en selle. — L'iio des mille el une i'aîg(;ii!i pnur lesqucllef les femmes qui pèseot plus de eini|naDte kilos doiveut reuoucer à l'equitaliou.
Puisque nous nous trouvons sous un champignon , dont la prévoyante édification démontre que noire climat n'esl pas exempt des intempéries soudaines, examinons les conditions déplorables dans lesquelles se trouve une femme surprise par une averse pendant sa promenade à cheval.
N'ayant pas de collet à relever pour se préserver, l'eau découle goutte à goutte des bords du chapeau dans le col. Le col de la chemise, rapide-
PARIS A CHKVAL.
ment détrempe, donne à la peau une impression froide et gluante absolument insupportable, qui gagne peu à ])eu les é])aules et la poilrine, et finit par causer un malaise «jénéral, accompagné de l'rissons, |)remiers symptômes de la lâcheuse pleurésie ou de la cruelle fluxion de poitrine.
Quel moyen d'éviter ces maux? Prendre un j)arapluie, dit la sagesse. l'Iulot la niorl que le ridicule, répond l'amour-propre.
On a beaucoup discuté si se servir d'un parapluie à cheval était le comble du chic, ou '^ absolument ridicule « . On s'esl prononcé pour le ridicule, en France seulement, bien entendu, car ailleurs tout le inonde s'en sert. Donc, à Paris nul n'ose arborer ce meuble si utile, qui a conquis pourtant sa place dans notre histoire.
Un seul cavalier, bravant le préjugé, ouvre son parapluie lorsqu'il en a envie; celui-là est le meilleur cavalier de Paris; mais malgré toul, son exemple n'a jamais été suivi, et c'est un tort, car il est incompréhensible qu'on accepte à cheval ce qu'on ne supporterait pas à pied.
Beaucoup de l'emmes montent avec des ombrelles lorsque le soleil est ardent ; pourquoi les mêmes femmes ne se servent-elles pas d'un parapluie lorsqu'elles sortent par un temps incertain ou menaçant ? Mystère et contradiction.
An liais le matin. — Une aversp.
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PARIS A CHKVAL
l'iic fois arrives an l'ois, la plupart des cavaliers enfileiil l'avenue fies Poteanx, manœuvre qui rend impossible la couliuualion du parallélisme qui existait entre eux et les hôtes des voitures à poneys pendant toute la longueur de l'avenue de l'Impératrice.
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Ceux de ces derniers ou celles de ces dernières qui trouvent que l'examen qu'ils ou elles ont pu faire pendant cette première apparition n'est pas suffisant, vont alors se ranger à l'intersection formée par l'allée cavalière et la route qui rejoint les lacs au carrefour illustré par le monument élevé à la mémoire de l'infortuné Catelan.
La place est admirablement choisie. Les arbres en futaie laissent à cet endroit la vue parfaitement libre, et l'ombre fournie par leur feuillage donne
aux yeux un repos nécessaire après la Iraversée des régions sahariennes comprises cuire l'Arc de Irioniplic et le pavillon japonais. Comme tous les habitants du Bois se connaissent peu ou beaucoup, on cause, on regarde, on rit. C'est un véritable salon en plein air, et qui a sur les salons clos l'avantage qu'on ne vous y ofl're pas de llié.
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Les groupes les plus animés se forment sous la ramée; la conversation s'établit de voiture à voiture, et les cavaliers s'arrêtent un instant pour saluer celle-ci ou serrer la maiu de celui-là. Beaucoup descendent de voiture , les unes pour cueillir les premières violettes , les autres pour se dégourdir simplement les jambes et voir de plus près le flot des cavaliers que leui- nombre toujours croissant oblige à déliler au pas
Ali liOIS \.K MATI\'. — KTIJDK SUR I.E M A\'l K M lîMT DU T'AUAPMJIE.
Le paraptuie serait ud ineubif aussi précit-ui pour le cavalier que pour le piéton , si If h moiiieuienls qu'uD fait pour l'ouvrir D'iaquielaieat pas la majorité (les cbev.iui.
Il eu résulte qa'aut premiers bruisscmeDls de la soie, le cheval se remet en mouvcmeot.
V.l (|ue le parapluie à peine eiitr'ouverl so referme sur 1.1 l*'lp de l'iuiprudeut qui a lente de s'en servir.
Le cavalier, pour éviter un emballage sérieux, abandunue alors l'instrumeot protecteur.
S'il s'aventure à le ramasser, il éprouve les plus grandes diflicuKés à se remettre eu eelie, el ee trouve souvent daus cette triste situation, ou d'abandonner un meuble auquel il tient, ou de re\euir à pied à côté d'un cbeval qui manifeste à chaque pas nne terreur que rîeu ne calme
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