‹ Paris à chevalChapitre 35 sur 98 · D 3 = SAR · texte numérisé non relu

D 3 = SAR

L'ancien concours. — Présentation du produit.

Pendant un certain temps, malheureusement fort court, le but que la nouvelle Société s’était proposé a été consciencieusement poursuivi, et lon pourrait citer jusqu’à deux de ses réunions annuelles dans lesquelles les chevaux qui y ont figuré avaient été directement amenés par les gens qui les avaient élevés.

L'ancien concours. — Classement par catégories.

Pour quelles causes ceux-ci ont-ils renoncé à leurs envois? Ont-ils reculé devant l'importance des frais occasionnés par les voyages de leurs produits ? ou leur amour-propre d’éleveur, presque aussi susceptible que l’'amour-propre

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paternel, a-t-il été froissé par les décisions d’un jury qui ne s’est pas montré suflisamment transporté d'enthousiasme? C’est un point qu’il serait outrecuidant de vouloir décider; ce qui n’est pas contestable, c’est que les éleveurs forment aujourd’hui l’infime minorité des exposants, et que le plus grand nombre des chevaux envoyés appartiennent à quelques grands marchands, qui semblent avoir monopolisé le nouveau marché ouvert pendant les quinze jours de la durée du concours hippique.

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L'ancien concours. — Appréciation du degré de dressage.

Une raison qui n’a peut-être pas moins contribué à éloigner du palais de l'Industrie les producteurs de chevaux, désireux de voir les qualités hors ligne que tous sans exception attribuent à leurs élèves, être l’objet d’un long et attentif examen de la part du jury, a été sans nul doute l’engouement avec lequel la mode a adopté les réunions de l’après-midi, consacrées aux sauts d'obstacles.

Devant un pareil succès, les organisateurs de ces réunions n’ont pas eu le courage de résister à la tentation de multiplier des séances qui devaient forcément amener des recettes considérables, et les résultats inattendus obtenus

de la sorte ont peu à peu détourné leurs regards du but primitivement recherché.

Est-ce un bien? est-ce un mal? Les uns disent oui; mais outre qu'ils sont pour la plupart intéressés dans la question, ce sontles moins nombreux; et si l’on en venait à un vote plébiscitaire, leurs protestations seraient étouffées par les acclamations de la foule, qui trouve son plaisir au spectacle qu’on lui fournit quotidiennement, et se soucie des résultats utiles qu’on aurait pu obtenir autant que des neiges d’antan.

L'ancien concours. — Un peu de public.

Pour moi, qui crois fermement à l’influence, indirecte il est vrai, mais trèsréelle du concours, et qui jouis autant que pas un du spectacle qu’il offre aux curieux, je me réjouis sans arrière-pensée des encouragements qu’il offre aux amateurs d'équitation. Pour que les chevaux sautent, il est indispensable qu’il y ait des cavaliers capables de les faire sauter, et il n’est pas besoin de remonter bien haut dans le passé pour trouver le temps où la plus grande difficulté pour l'organisateur de semblables fêtes aurait précisément été de trouver un nombre d'acteurs suffisant. On les compte aujourd’hui par centaines; c’est un premier résultat définitivement acquis et qui n’est point à dédaigner.

Ces réserves une fois faites sur les services qu’on attendait de l'institution de la Société hippique française, nous n’avons qu’à constater la faveur croissante dont ses réunions sont l’objet. — La date de louverture du concours, qui coïncide avec le retour à Paris de tous ceux que les grandes chasses ont

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