AU MARCHÉ AUX CHEVAUX
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— Vous en donneriez bien huit cents francs s'ilavait ses quatre jambes? Eh bien, prenez-le à six, et je vous donne sa mauvaise par-dessus le marché.
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Monte à cheval de naissance. Rien des 4
— (Ça! uvre vieille rosse! Qu'est-ce é manéges.
qu'il dira de nous, alors?
— On parle de chameaux qui marchent sans boire. Je bois et je cours, c'est rudement plus fort.
L'épreuve consiste à mettre autant de bâtons que possible a dans les roues; opération, dirait M. Prudhomme, aussi = inutile que celle qui consiste à entraver le char du progrés. RE = a
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profit de pauvres animaux auxquels les services rendus et les misères souffertes donneraient droit à ce repos éternel qu’ils ne trouvent que chez l’équarrisseur. — C’est à, feu Grammont, qu’il vous faudrait aller pour bien vous rendre compte de l’inutilité de la loi que vous avez élaborée, loi de luxe inapplicable, qui protége de temps à autre l’animal contre un excès de brutalité frénétique, mais ne le soustrait jamais au travail excessif, disproportionné; qui frappe quelquefois livrogne, affolé par la fureur, qui crible de coups de
manche de fouet, voire de coups de couteau, —- son cheval abattu, mais n’atteint pas le misé-
rable sans pilié qui, cruel de propos délibéré, soumet à un labeur permanent un animal épuisé, endolori, et lui impose, pendant de longues années, des efforts et un travail depuis longtemps au-dessus de ses forces. — Mais quel remède à ces maux?
Le Tattersall français vient immédiatement après le marché aux chevaux. — Vente aux enchères publiques, vente à l'amiable, pension et dressage. — Dans cet établissement, copié sur celui des frères Tattersall de Londres,
TT auxquels il à pris par surcroît le nom qu'il porte, le nombre des chevaux vendus atteint un chiffre absolument respectable.
L'installation matérielle est irréprochable : vastes écuries, excellent manége, forges, boxes, remises, magasin de carrosserie, sellerie, tout y est aménagé de la manière la plus confortable et la plus pratique. — La nature même de cette installation exceptionnelle fait que toutes les ventes importantes y viennent fatalement, puisque seul le Tattersall possède un local capable de contenir, par exemple, tous les produits disponibles d’une écurie de courses. — De pareilles ventes sont de véritables solennités sporlives, et l’on y rencontre non-seulement fout ce qu’il y a de propriétaires de chevaux, mais encore tous ceux qui auraient le désir d’en posséder, au cas où... une passe au baccarat, une heureuse spéculation, un héritage, ou un riche mariage, viendrait à les faire sortir d’une médiocrité qui n’a absolument rien de doré. P
Si c’est au Tattersall qu'ont forcément lieu les grandes ventes de chevaux de pur sang, on y trouve également à acquérir des animaux n'ayant aucune espèce de sang.
De même qu'on peut, dans les immenses
caravansérails du commerce parisien, Bon Marché, Printemps, Louvre, et autres magasins, se procurer aussi bien deux sous de fil qu'un mobilier de cinquante mille francs et même davantage, de même, rue Beaujon, on peut se rendre indifféremment acquéreur d’un lot de vingt ou trente yearlings d’un prix moyen de dix mille francs, ou d’un bon quadrupède de cent écus propre à tout service, n’exigeant pas une locomotion rapide. — C’est ainsi qu’on est sûr d’y trouver, pendant les premiers mois de l’été, l’animal spécial qui répond au nom pittoresque de cheval de trois mois.
Ce vocable ne désigne nullement, dans le langage particulier du monde sportsman, un animal encore à la mamelle, bien au contraire; bon nombre d’entre eux ont atteint ce degré de longé- vité que les programmes enregistrent uniformé-
ment sous le terme de hors d'âge, — soit qu’ils aient seulement dépassé l’âge de neuf ans (comme qui dirait la grande majorilé des chevaux), ou qu’ils soient parvenus à.une vieillesse invraisemblable. — Le surnom donné à ces intéressants quadrupèdes indique seulement la durée des services que leur acquéreur en attend. Ms" LL NL | Un
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CHETÉ pour venir faire à la cam-
pagne, pendant toute la saison d'été, toutes les corvées prévues et imprévues, c’est lui qui va
à la gare chercher les invités,
Er rer === à la poste prendre le courrier aux heures où le te ne fait pas de distri-
bution. — C’est lui qu'on prête aux cavaliers par occasion.
Il doit donc se monter et s’atieler; mais, pour qu’il soit complet, il faut qu’il ait été
« mis pour dame », qu'il joigne à une santé
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