CHAPITRE PREMIER. — Courses PLATES
Longchamps et Chantilly. — Comment et pourquoi l’on va aux courses. — Un jour de grand prix. — Un derby. — Le pesage. — Propriétaires et jockeys. — Bookmakers et parieurs.
Il n’y a pas longtemps qu’on disait encore d’un homme dont le principal passe-temps était de suivre les courses : « Il ne fait rien. » Si aujourd’hui l’on vient à parler du même personnage, la formule qu’on lui consacre est singulièrement différente : « C’est un des hommes les plus occupés qu’on puisse voir. Il ne manque pas une course! » — Il n’est pas en effet, à l'heure qu’il est, de profession plus absorbante que celle de sporstman. — Pour en faire consciencieusement le métier, il faudrait, outre le don d’ubiquité, posséder
une activité absolument exceptionnelle. — Dans cette carrière, plus de vacances, pas un seul jour de chômage. La liste des hippodromes n’est pas autre chose que la nomenclature complète de toutes les villes de France, et le calendrier a peine à contenir les dates de toutes les réunions.
Est-ce à dire que amour du cheval soit devenu parmi nous, comme en Angleterre, une passion générale ?
Non.
Le goût du cheval,
de l’équilation, a certainement augmenté dans une proportion
considérable depuis
quelquesannées; mais ce n’est certainement pas la cause unique réunions de courses.
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La furie des paris a plus fait pour le succès des hippodromes français que tous les efforts de la Société d'encouragement, et le moindre bookmaker a