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mière à été acquise par des moyens avouables, et que l'argent qui a servi à la payer provient d’un patrimoine sérieusement établi, existant de longue date, et qui n’est pour le quart d’heure compromis dans aucune spéculation hasardeuse. En la regardant, on ressent une impression sérieuse, un sentiment de sécurité pour l’avenir de ses propriétaires, que la vue de la seconde n’inspire à aucun degré. Elle est achetée d’hier et sera vendue demain. Il en est de même de l’attelage. Les chevaux du premier sont, à un an de distance, nés de la même mère et élevés sur la même propriété. Ceux du second ne marchent ensemble que depuis quinze jours; l’un vient de chez X..., le grand marchand de chevaux, et le second, du Tattersall, et,'sous peu, celui qui vient de chez X... ira au Tattersall, pendant que celui qui vient du Tattersall ira chez X...
Ce véhicule appartient sans aucun doute à un parieur, et à un parieur auquel le sort n’a pas encore été ou a cessé d’être favorable. L’homme, le cheval, le chien, le propriétaire, sont arrivés dès l’aube, dans l'espoir de découvrir quelque secret d’écurie qui, moyennant un petit capital, pour-
rait fournir un gros bénéfice.
L'homme qui garde le cheval, — un ami du propriétaire, — qui a l’expérience de ces stations, a pris le parti de dormir, sachant que la fortune sourit quelquefois à ceux qui ne la poursuivent pas.
Lapropriétaire de cette victoria est certainement une belle petite, et, qui plus est, belle petite qui a soupé longuement, ce
qui fait que son cocher,
qui a mal dormi sur son .
siége pendant la nuit pré-
YVES k B'ARKRET. SC. : ——
cédente, se rattrape à l’intérieur de la voiture, s’en remettant au groom du soin de veiller sur le cheval.
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