UN JOUR DE VENTE CHEZ CHÉRI
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Ne sont ni de même taille ni de même modèle, encore moins de même frain.
Forment paire uniquement parce qu'ils sont deax,
Ce qu'on peut appeler mettre un cheval en confiance.
Ca ’on di = — La bête que je viens d'acheter … cheval qu’on dit recom Ne mn “l , — Parfait. pour belle-mère. — Et elle peut compter qu'elle
n'y.rentrera jamais.
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— C'estbien vu, bien entendu, je vais = ——— adjuger. — On n’a rien dit à gauche, non.
NT # Une fois, deux fois; à 325 le cheval n'est VE ë
plas à moi.
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près, la dépréciation que fera subir à la marchandise le fait d’avoir cessé de plaire dans un délai plus ou moins court. — Ils connaissent tous les tics des chevaux amenés, et peuvent prévoir à quel coin de rue les démêlés probables entre tel cavalier et sa monture auront leurs résultats définitifs. Les habitués de chez Chéri sont d’une fidélité complète à leur établissement de prédilection. — Ils peuvent suivre les autres ventes, mais ils n’achètent que à. — Chasseurs pour la plupart, ils tiennent essentiellement à se remonter en chevaux ayant subi les épreuves du laisser-courre, etils sont
sûrs de voir passer rue de Ponthieu tout l'effectif mobile des grands équi-
pages.
ons vaste que le Tattersall, l’éta-
blissement Chéri est plus pittoresque, et présente, aux beaux jours du printemps, un spectacle très-suffisamment attrayant pour
attirer des curieux qui n’ont au-
cune arrière-pensée d'achat.
Les élégants gentlemen, montés sur la terrasse qui domine l'allée où l’on présente les chevaux, accoudés aux fenêtres du salon de madame Lyon-Chéri, assis sous les galeries qui bordent la cour, forment des groupes in-
times autour desquels rôdent les quelques courtiers désireux de leur recommander un cheval qu’ils sont chargés de placer, et les marchands de chiens ambulants qui transportent, sous l’un et l’autre bras, dans tous les endroits où ils ont chance de rencontrer un amateur, les plus séduisants spécimens de leur fonds de commerce : disséminez dans ces groupes quelques femmes élégantes auxquelles un ami complaisant à voulu
montrer un cheval digne de les porter au Bois le matin, et vous aurez un tableau très-capable de tenter le pinceau d’un Detaille ou le crayon d'un autre.
L’Établissément Hippique, situé aux Champs- Élysées, complète la liste des endroits où se font les ventes publiques. Là, comme ailleurs, l’homme heureux peut rencontrer le cheval idéal, mais Phomme sage n’y doit pas compter.
IENNENT ensuite les innombrables marchands dont l’énuméralion seule remplirait tout un volume, mais qu’on peut réduire à deux catégories : le marchand à la mode,
— Anglais ou simulant Anglais, — à linstar anglais, — comme disent nos voisins de Bruxelles, et le marchand français, à la bonne franquette, qui est resté de sa province, Normand ou Picard, Poitevin ou Morvandiau, selon que l’a décidé le Dieu qui a présidé au hasard de sa naissance.
Nrrons tout d’abord chez le premier, — le marchand chic. — L’entrée monumentale est aux Champs-Elysées,
ou tout au moins dans l’une des avenues élégantes qui y accèdent. — Allée sablée, ton sur ton, sable jaune foncé sur les côtés, sable jaune lavé au milieu, cour carrée, avec bordure de pavés; à droite, le bureau; au
fond et sur les côtés, écuries et boxes; peu de chevaux, une vingtaine au plus; mais quelle mise en scène! quelle tenue d’écurie! pas un brin de paille en dehors des stalles, pas une souillure sur la litière.
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Des mains invisibles escamotent au passage tout ce qui pourrait laisser comprendre aux visiteurs que les lois communes de la vie s’appliquent
aux animaux exceplionnels appelés à l'honneur de leur être cédés contre un prix exorbitant. Ce prix, qui semble avoir définitivement adopté la devise de
L'écurie d'un marchand chic — genre et prix anglais.
l'intendant l'ouquet : Quo non ascendam? est toujours énoncé en livres. Le louis, qui avait dès longtemps remplacé le franc, est maintenant oublié... — On ne chiffre plus que par livres sterling, — c’est l’usage anglais, et tout marchand chic, füt-il originaire de Tarascon, suit l’usage anglais. — L'usage susdit veut encore que le piqueur soit également Anglais, avec cette différence que, s'il suffit au patron de paraitre Anglais, il faut que le piqueur le soit AIR ASS réellement, — qu’il monte de telle façon
R)\\LLSSS que, sous lui, le premier cheval venu