‹ Paris à chevalChapitre 91 sur 98 · TA VAN + D · texte numérisé non relu

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2 Votre cheval en pointant se renverse en arrière. Dans celte hypothèse, au moment où vous vous asseyez sur le côté de la voiture, déchaussez les étriers, saluez de la main gauche, et, d’un vigoureux effort du bras droit, repoussez volre cheval hors de la voiture; vous ferez ainsi preuve à la fois de politesse et de vigueur, deux qualités généralement appréciées.

Quand un cavalier tombé se trouve pris sous sa monture, il doit rester immobile, pelotonné sur lui-même, de manière à présenter la moindre surface possible aux coups que peut lui porter le cheval en se relevant.

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Il arrive souvent que ce dernier, en cherchant un point d'appui, pose le pied ou le genou sur la poitrine de son cavalier. Ce geste coûte, en général,

à celui-ci, une ou plusieurs côtes; mais quelque douloureuse que soit la pression subie, les spectateurs ne doivent jamais entendre une plainte ni un cri. Un cavalier qui pousserait à ce point l’oubli du respect humain, descendrait, par ce seul fait, au rang de vélocipédiste.

Quand un cheval pointe, rendez la main, et frappez à tour de bras derrière la botte.

De deux choses l’une, ou l’animal ainsi attaqué se portera violemment en avant, ou bien la contraction que lui causera la douleur de la correction

accélérera son mouvement en arrière.

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Dans ce dernier cas, lâchez tout, et prenez pied du côté opposé à celui de son inclinaison.

Il tombera sur le dos, les quatre fers en Pair.

N’en approchez pas avant qu'il ait repris terre

Un cheval tombé dans ces conditions est d’un voisinage aussi dangereux

qu'un âne qui se roule, et où il reprend son élan pour

il faut ne lui reprendre la bride qu'au moment

se relever.

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L'écart n’est réellement déplaçant qu’autant qu’il est suivi d’un relour fait

dans le sens opposé au saut de côté. Quand ce genre d’espièglerie est exécute

avec la rapidité de mouvements particulière aux animaux de pur sang, il se trouve peu de cavaliers doués d'assez de liant pour y résister.

Ce qu’il y a de plus fàcheux, c’est que presque toujours la chute qu’elle

et

amène a lieu en arrière. Le danger est donc que la nuque touche terre la

première, ce qui entraîne presque inévitablement un évanouissement assez

prolongé.

La meilleure parade consiste à jeter les bras en arrière, mouvement instinctif de tous les gens qui, dans un escalier, glissent les pieds en avant; de cette

facon, les mains portent en même temps que les talons, et le choc, ainsi

décomposé, ne produit plus qu'un ébranlement à peu près insignifiant.

Certains chevaux ont la mauvaise habitude de chercher à se coller contre leurs camarades de promenade, — et bon nombre parmi eux poussent cette manie à un tel point qu'ils frôlent au passage les animaux qu'ils rattrapent; — quand le cavalier qui les monte n’a pas assez d’aides pour leur résister, il

en résulte qu'ils abordent de flanc le cheval qu’ils dépassent.

La jambe du cavalier ainsi abordé, prise en dessous, monte au-dessus de sa monture, et le malheureux se trouve à plat ventre sur le sol après avoir décrit une demi-volte aérienne.

Rien n’est plus désagréable que cette chute imprévue, qui vous surprend ordinairement dans les moments de quiétude absolue, lorsque vous marchez au pas, ou qu’arrêté sur

le côté d’une allée, vous allu-

mez tranquillement un cigare.

Pas d’autre conseil à donner que d’invectiver vigoureusement le butor qui vous aura culbuté — ou mieux — remonter en selle, et, sans lui rien dire, donner à son détriment

cette fois une nouvelle représentation de l'exercice ci-dessus décrit.

Dans un pays comme le nôtre, où les changements de température s’opérent avec la plus grande rapidité, il n’est pas rare qu’une excursion commencée par un temps favorable se termine au milieu du verglas le plus complet.

Dans ce cas, descendre aussitôt de cheval, nouer la rêne de bride et mar-

cher devant sa monture, en tenant la rêne de filet aussi loin qu'il sera possible; de la sorte, si animal tombe, il tombera seul et ne fauchera pas vos jambes en glissant tout à coup, inconvénient auquel vous seriez grave-

ment exposé si, le tenant court, vous marchiez à son côté.

Toute chute survenue après que le cheval s’est emporté est grave, si le

cavalier qui la subit est contracté par des efforts exagérés.

S'il a conservé son sang-froid, s’il est dans un état de souplesse réelle, il n’y a aucune raison pour que le choc qu'il éprouvera soit plus violent que dans n'importe quelle circonstance où la course d’un cheval lancé à une allure vive se trouve subitement interrompue.

Comptez combien de chutes faites en chasse ou en courses d’obstacles

n'ont amené aucune suite fâcheuse, et comparez avec un nombre égal d'accidents causés par des chevaux emportés.

La vitesse est cependant à peu près égale; mais dans le premier cas la chute surprend le cavalier, et il arrive sur le sol avec toute son élasticité; dans le second cas, l’appréhension le roidit, et ses muscles, tendus comme des cordes de violon, prennent une rigidité qui double la violence du choc.

La plupart d’entre eux disent en galopant plus vite qu’ils ne veulent : « Que va-{-il m'arriver? » Nous leur conseillons de changer simplement la forme de la phrase qui leur vient naturellement à l'esprit, et de dire : « Advienne que

pourra l'y

Parmi les causes d'accident spéciales à la ville de Paris, il faut compter les tuyaux d'arrosage. — Rien n’effraye plus sûrement un cheval que le jet

mobile de ces instruments municipaux, et toutes les roulettes qui soutiennent ce serpent artificiel font, une fois en mouvement, un bruit terrible qui contribue à doubler l’effroi qu’il inspire aux chevaux un peu impressionnables.

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