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Quand il est immobile, en travers d’une voie, il constitue pour tout cavalier quelque peu distrait un piége des plus perfides, {rop peu élevé pour que le cheval y fasse attention, et assez résistant pour amener une chute aussitôt qu'on le heurte; il a sur la conscience une foule de désastres.
Les résultats immédiats de pareils accrocs sont plus ou moins douloureux, mais les suites qu’ils peuvent entrainer sont incalculables.
Les distractions d’un cavalier ont presque toujours une seule et même cause : le passage de l’objet aimé, comme on disait au temps de Toppfer.
Or quelle déplorable attitude pour un soupirant plus ou moins avancé dans
sa recherche que de voltiger dans les airs les pieds empêtrés dans un tuyau de conduite!
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J'en sais un que l’objet aimé avait surnommé, après une pareille aventure, Ie Laocoon — du macadam.
Celte désignation mythologique est, d’ailleurs, la seule faveur qu'il ait jamais obtenue de la dame.
Quand un chien se met à la poursuite de votre cheval, ralentir immédiatement votre allure, et parler d’une voix douce à votre agresseur; libre à vous de l'appeler « stupide animal » , maïs en ayant l'air gracieux. — Il sera sensible à ce procédé courtois en apparence, et ira harceler quelque autre cava-
lier moins au courant des mœurs canines.
Se méfier tout particulièrement dans certaines contrées, Landes, Bretagne, Sologne, des aggloméralions porcines; pour être domestiqués, ces animaux . uliles ont conservé la dent de leur cousin le sanglier, et bon nombre de chevaux élevés dans leur voisinage, qui portent aux jambes les traces de leurs morsures, gardent fidèlement le souvenir des inconvénients d’une pareille
fréquentation.
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Ceux-là, à la vue d’un... comment diraïi-je? empruntons aux Beaucerons une circonlocution connue; ceux-là, dis-je, à la vue d’un habillé de soie, sont saisis d’une terreur folle, et si vous les contraignez à en approcher, ils se livrent à des sauts de mouton désespérés, à des tentatives furicuses
de révolte. Si vous vous trouvez à pareille fête, tenez ferme, et prenez plutôt les crins que de vous laisser désarçonner, car ce serait contre vous que se tournerait la colère du troupeau : colère ridicule, mais dangereuse; colère aveugle, que rien n’apaise, et à laquelle on ne peut échapper que par la fuite. En conséquence, au premier grognement, piquer des deux.