THE NEW YORK
Laa guatUur» de unit ragard&at passer le» voleura et
de la olochâ ipiaQd iU en vof aleal appanltre.
commisBaîreB avaient été nommés le 28 mai, le 15 août, ils sortirent en grand nombre par les portes de Saint-Jacques et de Saint-Michel et se répandirent dans les vi^es des environs, où malgré la réaiatance des messiers, ilsârent an dég&t considérable.
Ce n'était que le prélude d'autres violences.
Le 17 et dans la nuit du 19, ils s'assemblèrent encore au nombre de trois on quatre cents et ravagèrent tout; enfin, mi mois de janvier 1558, ik firent de nouveau irruption dans les maisons voisines du Pré-aux-Uercs, où ils brisèrent tout «e qu'ils rencontrèrent.
On voit que la clémence dont le roi usa à leur égard eut de tristes résultats.
Ce fût à peu près & cette époque que Diane de France, fille de Henri n, vint s'instailer dans l'bAtel que son père lui avait fait construire rue Pavée, au Marais, et qu'on désigne aujourd'hui sous le nom d'hôtel Lamoignon ; les travanx avaient été commencés en ISSO; c'était originairement une grande maison avec jardin, appartenant aux religieux de Saint-Antoine et qu'on désignait sous le nom de la Porcherie-Saint- Antoine ; elle fut achetée par un sieur Robert de Beauvais qui la vendit & Henri II en 1550 et celuici la fit reconstruire complètement et eut soin de multiplier les emblèmes de Diane, des D et des tètes de cerf dont l'envergure s'étala aux frontons de droite et de gauche. Cet hAtel cooùsle
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en un corps de bâtiment principal, décoré d'un ordre corinthien presque co'ossal et flanqué de deux ailes dont l'une fut restaurée vers 1865. Cet hôtel, avec sa haute façade, ses colonnades et ses pilastres, sa belle cour et sa large porte cochère, est d'un grand aspect.
En 1581, il fut acquis par le duc d'Angoulème, bâtard de Charles IX et s'appela alors hôtel d'Angoulème;ce duc qui tenait du gentilhomme et du tirelaine, disait à ses gens, quand ils lui demandaient leurs gages : « C'est à vous à vous pourvoir, quatre rues aboutissent à l'hostel d'Angoulesme^ vous êtes en beau lieu, profitez-en si vous voulez » . Un de ses héritiers, Charles de Yalojis, comte d'Alais, occupait encore l'hôtel sojis Louis XIII.
Ce fut le duc d'Angoulême qui fit ajouter les deux ailes au corps principal ; ses armes les surmontaient, mais elles ont disparu.
En 1684, Chrétien de Lamoignon, chef de la célèbre famille de ce nom, fit l'acquisition de cet hôtel et lui donna défmitivement son nom. Cette famille l'habita jusqu'aux approches de la révolution de 1789.
A l'hôtel Lamoignon fut placée la bibliothèque donnée à la ville de Paris par son procureur du roi, Moreau; elle fut ouverte le 13 avril 1763.
A partir de 4789, l'hôtel subit le sort de presque toutes les grandes habitations parisiennes, et fut occupé par diverses industries, et notamment par un pensionnat de jeunes demoiselles.
En août 1557, on apprit de mauvaises nouvelles de la guerre avec Philippe II, roi d'Espagne, et l'Angleterre ; la reine convoqua une assemblée à l'Hôtel de Ville pour ie 12, et le prévôt des marchands, les échevins, les conseillers, les quarteniers,huit notables bourgeois de chaque quartier et un grand nombre d'autres personnes de distinction, députés du parlement, de la chambre des comptes, du clergé, de l'université et des abbayes et prieurés s'y trouvèrent; mais la reine fît savoir qu'elle était indisposée et demanda que l'assemblée fût remise au lendemain, ce qu'on Ût, et elle eut lieu dans la grande salle de l'Hôtel de VUle.
La reine, accompagnée de M"' Marguerite, sœur du roi, supplia la ville de lui accorder une levée de 10,000 hommes de pied et promit, en retour, de protéger Paris en toute occasion, auprès du roi. On délibéra, et il fut résolu qu'on aiderait le roi des 40,000 hommes demandés, et qu'on lèverait pour leur solde la somine de trois cent mille livres sur tous les habitants de la ville et des faubourgs, sans en excepter personne.
Si les nouvelles de Textérieur étaient mauvaises, celles de l'intérieur ne valaient guère mieux : la sécheresse avait été si grande que la famine se fit sentir, « les oignons coustoient un liard la pièce, et la botte de raves, de quatre racined Beulement, se vendoit un sou. L'on ajouste
que les œufs valoient dix deniers la pièce, et le reste des vivres à proportion » .
On eut recours pour conj urer ce fléau, au moyea habituel: on fit des processions. La première eut lieu le30août, de la Sainte-Chapelle à Notre-Dame. Le parlement se rendit à la Sainte-Chapelle et occupa les sièges de gauche ; ceux de droite étaient réservés aux évoques et aux archevêques. Le roi, le dauphin, la reine de France et d^Écosse, Madame Marguerite, la duchesse de Berri et les dames les plus qualifiées s'y trouvaient. Les religieux mendiants portaient sur leurs épaules les grandes reliques, et les petites furentportées à la main par les archevêques de Tours et de Vienne. et parles évoques des principales villes de France suivis des cardinaux de Lorraine, de Guise, et de Chatillon.
Le cardinal de Lenoncourt portait la sainte hostie sous un dais.
Une seconde procession eut lieu le 19 septembre. Le roi avait promis d'y assister, mais il en fat empêché, se trouvant malade. Cette fois, on y porta la châsse de sainte Geneviève.
£n 1544, le parlement avait nommé quatre commissaires pour inspecter les hôpitaux et les maladreries ; ils constatèrent que la maladrerie de Saint-Germain-des-Prés, dans laquelle on enfermait les personnes attaquées de ce qu'on appelait alors le mal de Naples, n'avait plus de revenus, et qu^elle était pleine de lépreux qui s y rendaient de toutes parts pour se répandre plus facilement dans Paris et y faire des quêtes.
D'après l'avis émis par les commissaires, la cour ordonna que cette maladrerie serait détruite et qu'on en réserverait les matériaux, soit pour en bâtir une autre dans un lieu plus éloigné, soit pour les vendre au profit des pauvres.
Guillaume Gélinard, secrétaire du duc d'Orléans, obtint l'emplacement et les matériaux moyennant 91 livres de rente et 300 livres une fois payées. Mais alors, en 1557, la ville racheta le tout et fit bâtir un hôpital pour y enfermer les mendiants, les infirmes et les gens âgés des deux sexes, les hommes séparés de leurs fenunes, les enfants malades de la teigne, les femmes épileptiques et les fous; cette dernière destination donna naissance à un proverbe qui était encore en usage au commencement de ce siècle, en parlant d'un extravagant, on disait : c'est un échappé des Petites-Maisons, car ce fut sous ce nom que l'hôpital fut désigné, en raison des petites chambres basses où les fous étaient enfermés et des petits logements qui étaient concédés aux personnes âgées ou infirmes.
Son principal protecteur fut U président Jeao Luilier deBoulencourt, quiluidonna des meubles, des rentes, et fit élever à ses frais plusieurs corps de bâtiments.
Dans l'origine, il y avait à la tète de l'hôpital un chirurgien gouverneur, un second chirurgien,
quatre portiers pris parmi les invalides pour surveiller les pauvres admis ; deux prêtres et quelques servants, hommes et femmes, faisaient office dlnfîrmiers.
Une chapelle fut bâtie pour des servir Thôpital ; elle dut être réédifîée en 4615.
En 1801, les Petites-Maifons furent remplacées par rhospice des Ménages, dont il sera parlé en son temps.
Le 4 septembre 1557, un ordre du roi prescrivit d'arrêter rue Saint-Jacques, dans l'hôtel d'un sieur Bcrthomé, environ quatre cents luthériens qui s'y étaient assemblés, au mépris des édits, (cpour y célébrer la Cène à leur nouvelle façon », Mais une pareille expédition ne pouvait se faire sans occasionner du tumulte : ce fut ce qui arriva.
Les catholiques, qui avaient vu entrer tous les luthériens dans Phôtel, n'attendirent même pas que le roi eût ordonn • leur arrestation pour leur faire un mauvais parti; l^s gens du quartier résolurent de les assaillir lorsqu'ils en sortiraient, eten conséquence, ils amassèrent dajis les maisons voisines des pierres, et lorsque le lieutenant criminel Jean Martiny, se présenta pour procéder à l'arrestation, la populace vint à la rescousse, en enfonçant les portes de l'hôtel dont les voisins criblaient les vitres de pierres.
Les luthériens, craignant d'être assiégés dans l'intérieur, prirent une résolution désespérée, mirent l'épée à la main et s'élancèrent au milieu de ceux qui les attendaient dehors, bravant les pierres et les coups de feu qu'on thait sur eux.
La plupart parvinrent à se sauver; un fut tiié sur place, mais les femmes et les filles qui assistaient à l'assemblée ne purent fuir de la même façon, et en somme, environ 120 personnes furent mises en état d'arrestation, et les sergents eurent toutes les peines du monde à les conduire en prison, la populace voulant les massacrer surplace.
Une foule énorme emplissait la rue et les accusations les plus odieuses circulaient contre les malheureux hérétiques qu'on accusait de s'être livrés dans l'hôtel Berthomé aux scènes les plus scandaleuses; on prétendait qu'après avoir fait un grand repas, ils avaient éteint les lumières et qu'à la faveur des ténèbres , ils avaient commis de honteux désordres. Quelques personnes se prétendant mieux informées encore, prétendirent qu'au milieu de leurs débauches, ils avaient sacrifié des enfants.
On juge si ces méchants propos enflammaient la colère de ceux qui les entendaient, et les horions tombaient dru comme grêle sur les luthériens, qui passèrent en jugement huit jours plus tard. On ne les fit pas languir; le plus grand nombre fut envoyé au bûcher le 13 septembre.
Plusieurs maîtres de petites écoles appartenaient aux idées nouvelles et élevaient les enfants dans les principes luthériens. Le parlement s'émut
de ce fait, et un arrêt du 21 octobre obligea tous pédagogues et précepteurs, amener leurs écoliers à l'église et à leur faire entendre la messe les dimanches et fêtes, sous peine de la hart et de la confiscation de biens.
Les commissaires au Châtelet furent tenus de faire observer cette disposition, et l'évéque de Paris, le recteur de l'Université etc, furent chargés d'informer de leur côté contre les délinquants, afin que le bras séculier aidât en cette circonstance à l'autorité ecclésiastique.
La perte de Saint-Quentin, conquis par les troupes du roi d'Espagne, avait eu pour résultat de chasser de cette ville nombre d'indigents qui se réfugièrent à Paris. La cour, par arrêt du 11 décembre, ordonna qu'ils se rendraient tous à un jour fixé, à midi, de^vant l'Hôtel de Ville, pour y déclarer leur âge, leurs noms et qualités, ainsi que les professions qu'ils exerçaient. En même temps, il fut enjoint à un des échevins de se trouver là pour recevoir leurs déclarations, et aux maîtres et administrateurs des hôpitaux du Haut-Pas et de Saint-Jacques, de recevoir et loger les pauvres femmes, filles et petits enfants.
On fit des quêtes à leur profit, et les curés des paroisses furent chargés de les recommander à la charité des habitants.
Les succès de l'ennemi firent craindre un instant que Philippe H ne poursuivît ses conquêtes jusqu'à Paris, et le roi convoqua les états généraux pour le 6 janvier 1558, dans la chambre de Saint-Louis au Palais. Il présida la séance, et demanda un secours d'argent pour subvenir aux pressants besoins du gouvernement, promettant qu'aussitôt la paix conclue, il s'occuperait sérieusement de diminuer les impôts.
Un emprunt de trois millions fut consenti, et on fit la répartition par province.
Le roi satisfait du résultat obtenu, congédia alors les états, et fît célébrer une messe solennelle d'actions de grâces dans la chapelle du Palais. H y assista, ainsi que la reine, le dauphin et toute la cour.
H avait été convenu que la somme serait prélevée sur les riches, qui devaient fournir de 500 à 1,000 écus, selon leur fortune, à condition qu'on leur en paierait la rente sur le taux de 8,33 pour cent. La ville de Paris fut la première à s'exécuter, et son exemple entraîna toutes les autres.
Bientôt après et grâce à ce secours , le duc de Guise prit Calais aux Anglais, ce qui causa une joie universelle à Paris. Et le roi en fut si satisfait, qu'il fit savoir au prévôt des marchands et aux échevins, que pour reconnaître le service que lui avait rendu la ville de Paris, il irait souper avec eux le jeudi gras, avec la reine, le dauphin et plusieurs princes et dames de la cour.
C'était un grand honneur qu'il faisait aux membres de la municipalité. Aussi, ceux-ci se mirent-ils en quatre pour le bien recevoir et le
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« régaler». Us prièrent «les plus belles dames de la ville i> d'assister au festin, et de ce nombre furent, mesdames Bricomet,deLeslgny, de Marchaumont, d'Avahsonj de Beles{)at, d'Aigremont, des Roches, d'Epesse, de la Rdzière, Fumée, de Beauverger, de .Yàrades, de Livry, de Tlsle, de Mandevillo, de Préaux, de Saint-Léger, dé Yllly, ^Pouart, de la, Cour, Villemain, Ripault,' et.de Gonan, qui passaient pour des beautés parfaites.
On invita aussi quelques jeunes gens, fils, de marchands, pour porter les plats, et oa leur donna des' livrées de soie, les unes jaunes; les autres violettes. :' ■ ■ ,
La grande salle de THÔtel de Ville fut tapissée de lierre et ornée des écus du roi, de la reine, du dauphin, du duc de Guise, du cardinal de Loraine, du garde des! sceaux, de madame Marguerite, de la dame de Yalentinois et de plusieurs devises en latin, en l'honneur du roi, et du duc de Guise,' ayant trait à la prise de Calais. .
Les murs étaient: revêtus des tapisseries de la ville, et lé plancher était couvert de nattes,: de même qucTestrade élevée de trois marches, sur laquelle se trouvait dressée la table royale.
Dès le matini de ce.l;»eau jour, Lesigny. maître d'hôtel du roi, se rendit àla.salledu repas, dont il fit garder les portes pan trente archers de la garde, mais ceux-ci yi laissèrent entrer tant de gens de connaissance qui désiraient avoir le plaisir de voir nianger des gens dé haut parage, que la salle se.trouvà' pleine et! que, lorsqu'à quatre heures de Tapcès-midi le roi, la reine, le dauphin, et les autres, invités entrièiient, ce fut avec la plus grande peinç qu'ils parvinrent à se placer.
Le roi, qui était en! habit de gala et qui ne voulait pas qu'il fût mouillé parlapluie battante qui tombait,, était venu, dans une. sorte de lourd carrosse qu'on appelait alors une.coche.
Lorsqu'il en flescendit devant la porte de l'Hôtel de Ville, on tira des salves d'artillerie pour lui faire honneur; mais les chevaux de l'équipage qui étaient peu familiers avec ce bruit guerrier, se mirent à ruer si fort et à faire de tels soubresauts, que le roi faillit se rompre le col en mettant pied à terre.
Toutefois, il parvint à entrer dans le palais et en fut quitte pour la peur.
Lui placé, chacun s'arrangea comme il put pour se caser; naturellement, les dames occupaient le haut bout de la table, mais comme les curieux tenaient essentiellement aies voir de près, ils s'étaient installés sans façon à la place des invités, et ceux-ci se trouvaient fort empêchés pour s'asseoir.
Ventrée de la table fut sonnée par les trompettes du roi ; les pages de la maison portaient les plats.
Les autres tables furent servies par François Jacob,maitre d'hôtel de la ville, et par les enfants de Paris,
Les curieux voulurent bien par dÎBcréfion s'abstenir — sauf quelquesr^nis — de goûter aux plats, mais il ne se firent auoxm scrupule de vider les verres, ce qui fit que plusieurs personnes durent souper sans boire.! . ;
Ce qui les consola,' c'est que. vers.la fin dn repas, lèpoète Jodelle.et!uhe troupe de comédiens entrèrent pour, représenter Orphée.
Malheureusement, s'ils jouèrent mal, ils chantèrent plus mal encore , par ,! dit' on historien, (c ils estoient tous si enrouez qu'on ne les entea- « doit point chanter »>.
Tout cela n'empêcha point que la.fète foi charmante. .■'•'.:
Il parait toutefois que.le rolayait.pen mangé, car une heure. après la représeatation, le prévôt et les échevins le prièrent de venir faire collatioa « dans le bureau d'en . haut > . . .
Il y alla avec les princes, et, en. petit comité, fit, comme on.dit, sauter les. mjiettes. :
- Pendant ce temps, les; dâmes,:qui étaient restées dans la salle du bas s'amusèrent à danser.
A onze heures tout.était terminé: et chacun s'ea retourna chez soi.! ^• ,
Les 13 et 14 avril: 1558, un service, solennel fat célébré à Notre-Dame, à lloccasiqn^de la mort de la reine douairière de ]?rance,.Eléonore d'Autri* che. La cour ainsi, que, l'unixersité. et la ville y assistèrent,' le parlement s'y.montra en robe écarlate, avec chaperon noir à bourrelet. •
Le 24 du même mois on. célébra à Paris le mariage.du diauphin : François avec la reine d'Ecosse,- Marie Stuart. .
Ceifut.aussi dans la même. année que rarchevêque de Paris, Pierre de.GpQdy; qui se trouvait trop mesquinement logé, aJQuta:à. son palais une maison, canoniale située.pirès. le jardin des chamoines et l'augmenta . d*un corps.de logis qui aboutissait à l'église de .Saipjt-Denis-du-Pas.
Le cardinal de Noaiiles fit abattre en 4697, 1^ différents bâtiments de l'archevêché (l'évêché de Paris fut érigé en archevêché en 1622) construits par ses prédécesseurs, et le remplaça par im palais qu'on voyait encore au commencement de ce siècle. En 1772, M. de Beaumont (qui fat archevêque de Paris jusqu'en 1781), voulant que le palais fût en état de recevoir le roi et les seigneurs de la cour dans les grandes solennités, fît bâtir sur les dessins de Pierre Desmaisons architecte du roi, un grand escalier à deux rampes qui était considéré cnmme une véritable œuvre d'art, et ordonna une meilleure distribution des appartements, qui furent décorés et meublés avee magnificence.
Après la révolution de 1789, le palais archiépiscopal servit aux séances de l'assemblées cobstituante, puis d'habitation au chirurgien en chef de rHôtelDieu. La chapelle devint un amphithéâtre d'anatomie.
En 1809, de grands travaux de restauration et
IM calTiniïtM fannt «urpris, ta pNpuant à manger no cbapon rûti. (Page 2, Iît. <
d'embellissement eurent lien sons la conduite de l'architecte Poyet ; en 1818 on étaya et reprit plusieurs parties du bâtiment qui flécl lissaient, et DD construisit à l'est un nouveau corps de bâtiment. Un jardin en terrasse entouré de grilles, était attenant à ce palais et la vue s'y étendait sur le levant de Paris et le cours de Is Seine.
Le 14 février 1831, & la suite d'une manifestation politique, dont le récit sera fait ultérieurement, le palais de l'archevêché fut démoli par la multitude et son emplacement fut cédé gratuitement à l'État par la ville de Paris par la loi du 8.|uin 1837, & la charge par la ville d'y établir iiDt promenade.
Liv. 60.
Ce fut aussi en 1SS8, que grâce aux libéralités d'un particulier nommé Hennequin, les religieux Jacobins purent fairent reconstruire leur cloître qu'ils avaient commencé à réparer en 1556; mus en 1565, les bâtiments des écoles tombaient en ruines. En 1780, l'église était dans un état complet de vétusté et on dut par sAreté, célébrer les offices dans la salle des écoles Saînt-Tbomas.
Les bâtiments et le terrain, devenus propriété nationale en 1790, furent vendus le 7 vendémiaire an Vn, à la charge par les acquéreurs de donner les alignements de trois rues nouvelles qui devaient passer sur leur emplacement. Ce furent la rue SoufQot prolongée, la rue des Grès et une
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rue qui devait aller du prolongement de la rue Soufflot à la rue des Jacobins et qui demeura à l'état d'impasse.
Le 13 août 1813, les bâtiments de Fancien couvent des Jacobins furent acbetés 1 33,350 fr. pour le casernement des sapeurs pompiers; l'acquisition enfut faite par la Ville, le 22 septembre 1814. Ces bâtiments servirent de maison de refuge aux jeunes détenus avant qu'ils fussent tra.nsférés rue de la Roquette. Enfin, ces constructions furent affectées à des écoles communales et au casernement d*une partie de la garde municipale.
Le 2 octobre 1558, on fit à Paris, par ordre du roi, une procession générale pour la paix ; cette procession alla de Notre-Dame aux Augustins. Au sortir de Téglise les officiers de la ville, et du Gbâtelet montèrent sur leurs mules et allèrent à l'Hôtel de Ville, oÈi le lieutenant criminel et les conseillers « furent régalés ».
Les conférences en faveur de la paix s'ouvrirent le 15 ; une trêve de deux mois en sortit, et enfin la paix fut conclue le 3 avril suivant, à la grande satisfaction des Parisiens.
Qu'on fût en paix ou en guerre, les malfaiteurs ne cessaient pas de voler nuitamment dans Paris, et ces vols devinrent si fréquents et si audacieux, qu'on fut obligé de faire un nouveau règlement pour la sûreté de la ville ; au guet ordinaire il fut joint un guet extraordinaire qui, de garde toutes les nuits, devait être placé a en deux maisons de chaque rue, et dans chaque maison successivement tour à tour; que dans chaque maison où le guet serait assis, il y aurait un homme préposé pour veiller sur la rue, qu'il aurait de la lumière et que s'il apercevait quelques voleurs, il sonnerait une clochette pour avertir tout le monde, à quoi serait répondu pareillement du son d'une clochette par le guet de l'autre maison. »
On voit d'ici ces guetteurs, avec de la lumière, réfugiés, les uns dans une maison de gauche, les autres dans une maison de droite, regardant passer les voleurs et sonnant de la cloche dès qu'ils en voyaient apparaître.
Il fallait vraiment que les voleurs eussent bien envie de se faire prendre pour ne pas déguerpir au premier coup de clochette ; aussi généralement n'attendaient-ils pas que le guet sortit de ses maisons et s'empressaient-ils de prendre le large.
Il fut arrêté que personne ne serait exempt de faire ce guet; celui qui l'avait fait une nuit portait sa clochette à son voisin, et le voisin ne pouvait se refuser à guetter à son tour la nuit suivante.
Comme on craignait que les veilleurs s'endormissent, lorsque le guet ordinaire passait, l'extraordinaire devait lui dire : Dieu garde « ou quelque autre chose. »
Il fut aussi ordonné qu'à la place des lanternes qu'on avait commandé de mettre aux fenêtres,
on substituerait des fallots ardents plaides au coin de chaque rue et qui demeureraient allumés depuis dix heures du soir jusqu'à quatre heures da matin, que toutes les portes ouvrant sur rues seraient fermées à dix heures du soir, excepté celles des gens exerçant. une profession utile an public après cette heure, que dans les huit jours, il serait fourni aux commissaires du Ghàtelet lesJ listes indiquant exactement les noms des gens demeurant dans leurs quartiers. EnGn, que to«is vagabonds et gens sans aveu sortiraient de la ville ; et des faubourgs dans les vingt-quatre heures. sous peine du fouet, et de la hart en cas de récidive. •
Mais un second arrêt du 14 novembre modifia les dispositions de celui-ci : il proscrivit Tusa^ des fallots ardents et ordonna de s'en tenir aux lanternes aux fenêtres; il ne rendit obligatoire que de mois en mois la déclaration des noms des habitants, qui dut être faite au prévôt des marchands et aux échevins.
Enfin, un troisième arrêt, daté du 21 janvier 1559, fut encore rendu sur cette matière; on y remarque que l'on avait travaillé à la construction de nouvelles lanternesetàdes machines destinées à les attacher et pendre aux maisons, mais on n'avait rien imaginé de pratique, et pour indemniser les ouvriers qu'on avait employés à ces travaux, il fut ordonné que les matériaux dont ils s'étaient servis seraient vendus à leur profit.
Le 4 janvier, le roi ordonna qu'un carrousel se tiendrait dans la rue Saint-Antoine, sur la plaee qui s'étendait depuis l'hôtel d'Évreux jusqu'au J)Oot de la rue Saint-Paul; il se fit aux flambeaux, et Ton vit combattre une troupe de Turcs contre une troupe de Maures.
Henri II aimait fort les carrousels et les tournois, mais le plaisir qu'il prenait à ces jeux ne l'empêchait pas de songer au protestantisme, dont les progrès Tirritaient au delà de tonte expression ; il fut avisé que nombre d'hérétiques se promenaient le soir dans le Pré-aux-Clercs et y chantaient des psaumes de David, traduits en vers français par le poète Clément Marot^ et dont un musicien, Guillaume Franc, avait composé la musique.
Grande colère du monarque, qui défendit, soas peine de mort, de s'assembler au Pré-aux-Clercs pour y chanter, et, désireux de se rendre compte par lui-même de l'état des esprits, il s'en alla le 15 janvier, sans être attendu, au parlement qui se tenait alors aux Augustins, où il trouva la compagnie occupée à délibérer sur la nature des peines qu'on devait infliger aux luthériens.
Le roi, charmé, invita alors les conseillers à cobtinuer leur délibération, mais il entendit bieotèt des choses qui ne furent nullement de son goût: les conseillers Claude Viole, Louis du Faur, et principalement Anne du Bourg, soutinrent qse si les hérétiques se montraient si audacieux et si
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pleins de zèle pour la réforme, c'est qu'ils y étaient autorisés par la corruption des mœurs, le relâchement de la discipline et plusieurs abus de la cour de Rome.
Le roi commença à regretter d'être venu ; mais il n'était pas au bout.
Anne du Bourg s'éleva avec véhémence contre les scandales de la cour de France, la licence qui y régnait, les adultères, les parjures et les débauches qui s'y produisaient.
Henri II rongeait son frein en silence.
La discussion terminée^ les conseillers exprimèrent leur opinion sur les peines à édicter ; les uns étaient d'avis «qu'il fallait suspendre, ou tout au moins modérer la rigueur des châtiments en usage, d'autres voulaient qu'on les maintint, les trouvant plutôt trop doux que trop sévères.
Le roi, de plus en plus mécontent, commanda au connétable de Montmorency qui l'avait accompagné, de procéder immédiatement à l'arrestation des deux conseillers du Faur et du Bourg.
C'était sa façon de discuter.
Le comte de Montgommery, capitaine des gardes, fut chargé de conduire les imprudents conseillers à la Bastille.
Mais bientôt, le roi se souvint que si du Faur et du Bourg s'étaient montrés les plus irrévérencieux envers l'autorité royale, six autres conseillers : Paul de Foix, Antoine Fumée, Eustache de la Porte, Viole, du Ferrier et du Val avaient, en termes plus polis, exprimé absolument la même opinion, et, se ravisant, il donna l'ordre d'arrêter ces six membres du parlement.
De Foix, Fumée et de la Porte allèrent en prison; ils furent arrêtés chez eux; quant aux trois autres, ils avaient pris la bonne précaution de ne pas rentrer à leur domicile, et de se cacher chez des amis; ce qui était un acte de haute prudence.
Le sans-façon avec lequel le roi en usait vis àvis le parlement, étonna bien un peu les Parisiens; cependant, ils se bornèrent à exprimer quelques réflexions qu'Henri II eut été peu ûatté d'entendre.
Néanmoins, le parlement se rassembla le lendemain, par ordre royal, afin de faire le procès à Jacques Spifame, évoque de Nevers, suspect d'hérésie et qui, après s'être marié secrètement, s'était retiré à Genève; on le décréta de prise de corps, mais comme il se trouvait hors de France, on ne put se saisir de sa personne; il est ^-rai que cela ne lui servit guère, car quelques années plus tard, en i566; il fut condamné par le Sénat de Genève, à porter sa tête sur l'échafaud , pour crime de faux.
L'arrestation des conseillers n'empêcha pas que les réformés s'assemblassent de nouveau au faul>ourg Saint-Germain, et qu'un de leurs ministres, François Morel, présidât une sorte de synode.
Le 49 juin, le président de Saint-André interrogea le conseiller du Bourg, qui refusa de ré-
pondre, se fondant sur sa qualité de membre du parlement, qui ne le rendait justiciable que du parlement, toutes chambres assemblées: cependant, trois jours plus lard, après s'être fait donné acte de sa protestation, il consentit à subir ua interrogatoire.
Il fut déclaré hérétique, et livré au bras séculier.
Du Bourg appela de sa sentence à l'archevêque de Paris, puis au métropolitain de Sens et au primat de Lyon ; ce qui n'empêcha pas qu'il fut condamné.
« Veu par la Court le procès criminel et extraordinaire faict à rencontre de M* Anne du Bourg attainct et convaincu du crime d'hérésie, plus à plain mentionné au procès criminel contre luy faict et que hérétique, sacramentayre, pertinax et obstiné, l'acondamnéetcondamnons à être pendu et guindé à une potance qui sera mise et plantée en la place de Grève, devant l'hostel de cette ville de Paris, lieu plus commode, audessoubz de laquelle sera faict un feu dedans lequel ledit du Bourg sera gecté, ars, brûlé et consummé en cendres ; et a déclaré et déclarons tous et chacun ses biens estans en pays où confiscation a lieu, acquis et confisquez, suyvant les édicts et ordonnances du roy. »
Celte sentence fut signée de Thon et Barthélémy, et exécutée deux jours après sur la place de Grève. Au pied du gibet, du Bourg s'écria :
« — Mes amis, je ne suis point ici comme un larron ou un meurtrier, mais c'est pour l'Évangile. »
En montant à l'échelle, il dit encore à plusieurs reprises :
« — Mon Dieul ne m'abandonne pas, de peur que je ne t'abandonne. »
Une foule immense assista à ce supplice qui fut très diversement apprécié.
Quant aux autres conseillers, aucun ne fut condamné à mort; de Foix fut suspendu pendant un an de ses fonctions; du Faur, pendant cinq ans et condamné à dix livres d'amende. Tous deux en appelèrent, et obtinrent d'être réintégrés dans leurs fonctions.Fumée fut renvoyé de l'accusation .
Au reste, un grand événement était survenu pendant que ces poursuites avaient lieu : Henri II était mort; racontons dans quelles circonstances.
Le roi venait de marier sa fille aînée Elisabeth de France à Philippe II roi d'Espagne, et pour célébrer ce mariage, il donna à la Cour plusieurs divertissements, dont un tournoi qui dura trois jours.
On avait dressé des lices à travers la rue Saint- Antoine, depuis le palais des Tournelles, jusqu'auprès de la Bastille, où se trouvaient les prisonniers du parlement, et des deux côtés étaient construits de grands amphithéâtres pour asseoir les spectateurs qui étaient nombreux, car c'était à qui jouirait de la vue d'un spectacle que tous affectionnaient.
HISTOIRE NATIONALE DE PARIS ET DES PARISIENS
Le roi, qui portait aussi bien Tarmure d*acier que les habits de soie, aimaitce divertissement guerrier, etbiea qu*il fût dans sa quarante-unième année, et que sa maîtresse, Diane de Poitiers, eût près de soixante ans, il portait ses couleurs, (la livrée blancheet noiredesveuves]ilsesignalaparmi les plus ardents jouteurs pendant le premier et le second jour; le troisième jour, c'est-à-dire le 30 juin, il continua, armé de toutes pièces, à se battre contre divers seigneurs et remporta tous les honneurs de la journée. Les quatre tenants étaient le roi, le duc de Guise, le prince de Ferrare et le duc de Nemours.
Les passes d*armes avaient cessé, lorsqu'Henri aperçut deux lances encore entières ; il ordonna au comte Gabriel de Montgommery, son capitaine des gardes, d*en prendre une et de courir contre lui, « pour l'amour des dames ».
Le comte s*en défendit d'abord, mais à la sollicitation du roi, il prit Tarme ; et bientôt les deux combattants se choquèrent, leurs lames se brisèrent, et il arriva que Montgommery qui avait frappé dans le plastron du roi ne put retenir son bras, et le tronçon de son arme pénétra à travers la visière du casque d'Henri II, lui porta un coup au dessus de l'œil droit, avec tant de violence, qu*il le renversa par terre.
Lé roi perdit immédiatement connaissance; on le transporta vite au palais des Tournelles, et la fète,sibien commencée, se changea en un moment en deuil, car on crut le roi mort : il n'était qu'évanoui; en toute hâte, on fit venir de Bruxelles le célèbre anatomiste André Yesàle, qui ne put que constater le piteux état dans iequelse trouvait le bJessé.
A partir de ce jour, 30 juin, les cloches cessèrent de sonner, et les Parisiens demeurèrent dans une grande inquiétude.
Presque agonisant, le roi, sur les instantes sollicitations du duc de Savoie, ordonna que le mariage de sa fille ne fût point retardé, et la célébration se fit sans aucune cérémonie dans la chapelle du palais des Tournelles.
Le 10 juillet, le roi expira.
Une complainte fut aussitôt composée et chantée dans tous les carrefours. Dans le quatrième couplet, Montgommery raconte lui-môme l'événement.
Par un fatal destin, Le roy voolaat s'ébattre, Me dist, par un matin, Qu'à moy vouloit comballre.
l'ar son commandement, Fus armé yistement.
Sans penser à nul vice.
De ma lance un éclat Roide, pointe et plat, Le tua dans la lice.
Il n'était pas encore mort que Catherine de Médécis envoya à Diane de Poitiers Tordre de
rendre les pierreries de la couronne et de se reli* rer dans un de ses châteaux.
« — Gomment! s'écria-t-elle, le roi est-ilmort?
« — Non Madame,mais il ne peut guère tarder.
« — Tant qu'il lui restera un doigt dé vie,reprilelle, je veux que mes ennemys sachent que je ne les crains point et que je ne leur obéjrroi tant qu*iJ sera vivant. Je suis encore invincible de courage. Mais lorsqu'il sera mort, je ne veux plus livre après lui. »
Elle vécut pourtant, mais elle se hâta de quitter Paris et de se retirer au château d^Anet.
Le 18 juillet eurent lieu les obsèques. Le cœQr du roi fut porté aux Gélestins par le prince de Gondé, et on porta le corps en grande pompe, le 11 août à Notre-Dame, et le 12 à Saint-Denis.
Pendant le règne de Henri II, le luxe ne Gt qu'au gmentei à Paris; Gatherine de Médicis 1 aimait et portait la magnificence à l'excès ; naturellement, les grands suivirent l'exemple qoi venait d'en haut, et les petits firent tout ce qa'ik purent pour les imiter, à l'exception toutefois de ceux qui pratiquaient la religion réformée et qui affectaient un grand rigorisme de mœurs et de toilette.
L'industrie commençait à se développer : on sieur de Roberval obtint en 1548 un privilège du roi pour l'exploitation des mines de chariion du royaume ; malheureusement il manqua d'argent pour l'exploiter.
L'année suivante^ Jean Rouvet, marchand bourgeois de Paris, inventait le flottage des bois e( dos trains ; les tapissiers commencèrent à faire des ouvrages dignes d'être cités comme des oeavres d'art, et de ce nombre est la tapisserie dn Plan de Paris^ exécutée sous Henri IL Les potiers se signalèrent aussi par leurs produits et ont laissé une poterie dite de Henri U, d'une terre de pipe fine et très blanche, qui se distingue par des ornements gravés en creux sur la pâte, quelquefois avec des dessins rouges d'œillet et même des figares en ronde bosse.
« Les orfèvres, dit M. A. Ghallamel, vendaient pendants, anneaux, bracelets, médaillons placés dans les cheveux et au chapeau, sur lesquels étaient exécutées au repoussé de jolies figurines en or. Ges médaillons s'appelaient enseignes. Il y en avait où Touvrier taillait en pierres précieuses les figurines qui les enrichissùent. Parfois les vêtements et accessoires étaient ciselés en or etémailiés; parfois une partie des figures était exécutée en matière dure et, une autre partie es or ciselé. »
Le musée de Gluny possède un miroir en cuivre repoussé et doré représentant les "figures delà Vérité, de la Victoire et de l'Amour vainqueur, de ce temps, qui est un pur chef-d'œuvre ; on peat citer aussi au musée du Louvre le mortier a marbre, au chiffre de Diane de Poitiers, un cahi-
ut la mort d'Henri II.
Armun da tonmol 411 XV* liècla.
net en bois de noyer au même chiffre, et nombre d'autres objets conservés dans divers lieux, qui attestent le goût des artisans de Paris au xTt* siècle.
Les horlogers are nt aussi des merveilles; les montres se propagèrent A Paris, et prirent des forcies bizarres : il y en avait qui représentaient une coquille, une amande ; Henri II fit faire pour le château d'Anet une horloge singuhère ; chaque fois que l'aigallle allait marquer l'heure, un cerf aux abois sortait, s'élançait, poursuivi par des chiens. Bientôt, cerf et chiens s'arrêtaient. Le cerf sonnait l'heure avec un de ses pieds.
Les arts et les lettres progressèrent aussi, et Henri, bien que moins instruit que François I", favorisa, comme lui, les poètes deson temps : du Bellay, Baïf, Jodelle, Passerai, Denisot, du Barlas, Garnier et Ronsard.
Les musiciens Jean Legendre, l'auteur de la briefve introduclion en la tmaique, tant en plainchant que choaet faictei, Claudin de Sermisy, l'auteur d'une messe de Requiem, Février, et tant d'autres, produisirent des oeuvres dont quelques-
unes restèrent; Anne Triolier et Félix de Warmond.maltres de la chapelle du plain-chaut sous Henri II, furent des instrumentistes de talent.
Jehan Glouet était peintre officiel de la Cour, aux appointements de 240 livres tournois.
Son fils passait pour'te plus excellent ouvrier de son temps. 11 reçut « vingt sous en pl&tre, huile et pinceaux n pour mouler le visage et l'effigie de François I", douie livres dix sous pour vingt-cinq hvres de cire blanche employée pour cette effigie, et 48 sous pour six livres de céruse à mêler A la cire blanche. Ce fut lui qui, après la mort de Henri II, fut chargé de modeler l'effigie en cire et en osier qui figura aux obsèques. 11 fit aussi des peintures et des dessins estimé?. Jehan Court, Antoine Caron de Beauvais travaillèrent aussi pour Henri II et Catherine de Médlcis.
Un artiste de grande valeur qui était alors fort apprécié A Paris, était Léonard le Limousin, l'émailliste, à qui Henri II fit exécuter les tableaux votifs de la Sainte Chapelle.
Ce fut sous Henri 11 que les pièces de monnaie
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qui, jusqu'alors, avaient été frappées au marteau, furent faites au moulin; celui qui avait découvert ce procédé nouveau s'appelait Aubin Olivier; il était menuisier de son état; le roi l'accueillit favorablement sur la présentation de Guillaume de Marillac, général des monnaies, et le 3 mars 1553, des lettres patentes lui furent données qui le créaient « Maître et Coûducteur des engins de la monnoye au moulin » .
Un édit du mois de juillet suivant Tautorisa à fabriquer des testons dans le moulin du Palais, établi au bout du jardin des Étuves, et les pièces qu'il frappa obtinrent Tadmiration de tous. — Cependant, en 1585, Olivier fut déchu de sa maîtrise et ses machines ne servirent plus qu'à la fabrication des jetons et des médailles ; le monnayage au marteau fut de nouveau employé pour la monnaie.
Les pièces qui circulaient alors étaient les écus et demi-écus d'or au soleil, les écus d'or à la croisette, les écus à la salamandre, les testons et demi-testons d'argent (on les appelait ainsi, parce qu'ils représentaient la teste ou tète du souverain). La monnaie de cuivre consistait en blancs, franciscus, ou douzains (12 deniers), liards, doubles, et deniers.
A partir du règne de Henri II, on vit en outre à Paris des quarts d'écus et des doubles écus d'or, portant d'un côté la tète du roi, et de l'autre quatre H couronnés, posés en croix, avec une fleur de lis dans les angles et la devise royale : Donec totum tmpleat orbem. En 1553, on frappa des demi- Henri, montrant, au revers, la France armée, tenant de la main droite une Victoire ; de nouveaux testons et demi-testons furent aussi fabriqués ; le 25 mars 1549, paru rent des gros de Nesle (2 sous six deniers) qui tiraient leur nom de l'hôtel de Nesle où ils étaient frappés — on les appela aussi six-blancs — , des demi-gros appelés trois-blancs, des sous tournois (douzains) valant H onze deniers ou quatre liards et des demi-sous ou sixains ou deux liards.
Quelques mots sur les modes d'alors :
« Les personnes comme il faut, dit l'auteur du Costume en France, ne se chaussaient (sous Henri II) que d'escarpins, ce qui les obligeait, pour aller dehors, de mettre par-dessus des patins légers à semelles de liège. On rachetait par l'épaisseur de la semelle le désavantage d'une stature trop exiguë, et comme les jupes tombaient assez bas
pour cacher entièrement les pieds, les dames, qui avaient besoin d'une rallonge considérable, en étaient venues à faire du patin un véritable piédestal.
(( Elles portaient des chapeaux semblables à ceux des hommes, mais moins larges et plus hauts de forme. Les chaperons, tout à fait ajustés à la tête, avaient conservé néanmoins la poche de derrière ou queue. Le petit béguin ou coiffe de soie, porté dessous, était alors appelé cale^ nom consacré d'un objet semblable en toile, qui était devenu d'un usage général dans l'Église. Pour sortir par les temps froids, on attachait aux oreillettes du chaperon une pièce carrée qui couvrait le bas du visage, au-dessous des yeux, comme une barbe de masque. Cette pièce s'appelait touret de nez, ou cache-nez. Les mauvais plaisants dirent par dérision coffin à roupies. »
On voit que le cache-nez ne date pas d'hier.
La robe après être restée décolletée en carré, à l'ancienne mode, devint montante avec un collet relevé comme celui du sayon des hommes, et se composa d'un corps et d'une cotte ; le devant ouvert laissait voir l'habit de dessous. Le corps était tailladé, ainsi que les manches, dont l'ampleur allait en diminuant depuis les épaules jusqu'aux poignets. Elles étaient surmontées d'épaulettes, auxquelles on ajustait souvent d'autres manches étroites appelées mancherons qui pendaient derrière les bras.
Le costume des hommes fut le pourpoint serré, le haut- de- chausse et le petit manteau ne dépassant pas la ceinture. Ce fut sous-Henri II que l'on vit les Parisiens adopter les énormes fraises plissées, tuyautées et amidonnées qui leur ensevelissaient le cou jusqu'au menton.
Ils portaient la barbe en pointe et les moustaches relevées.
Un édit spécial, de 1553, défendit aux membres du barreau de plaider avec la barbe.
Mais ne nous appesantissons pas sur ce.* menus détails, nous avons à raconter de graves événements. A la mort de Henri II s'ouvre la terrible période des guerres ds religion qui ensanglantèrent la capitale et cette seconde partie de l'histoire de Paris ne sera pas la moins curieuse et la moins intéressante.
Nous avons montré Paris mérovingien et Paris féodal, on va voir Paris ligueur.