PLACE ET ÉGLISE S AIN T-SULPICE
Phot. iN'eiu'dein.
dictionnaire universel du XIX^ siècle en avait jeté les bases, et c'est là qu'il mourut le 3 janvier 1875.
Parmi toutes les voies de ce quartier, deux seulement offrent quelque animation : la rue de Sèvres et la rue de Rennes; les autres offrent toutes ce caractère de mélancolie que nous signalions tout à Theure. De la rue de Sèvres, mitoyenne avec le YII« arrondissement, peu de choses à dire : au n*^ H, la grande maison-caserne qui fut jadis le couvent des Prémontrés; puis, en continuant vers la périphérie, d'autres couvents encore, alternant avec des habitations populeuses et bruyantes. La rue de Rennes, elle, est gaie et vivante dans toute son étendue et en tout temps ; c'est une des plus grandes artères de la rive gauche, d'abord parce qu'elle conduit à la gare Montparnasse, et aussi qu'elle aboutit à ces quartiers si populeux de Montrouge et do Montparnasse.
Les rues adjacentes nous retiendront peu : la plus ancienne est la rue de Vaugirard, si longue, si triste dès qu'on a franchi les gais parages du Luxembourg. Une maison religieuse y est restée, c'est l'ancien couvent des Carmes (à l'angle de la rue Cassette qui doit son nom à l'hôtel de Cassel). La chapelle y est toujours ouverte aux fidèles; une autre chapelle, dite des Martyrs, a été construite en commémoration du massacre affreux qui fut fait dans ce couvent, en septembre 1792, de plus de cent prêtres détenus pour n'avoir pas voulu prêter le serment constitutionnel.
L'Université catholique y a aujourd'hui son siège. Plus loin, du même côté, les vastes bâtiments du pensionnat-ouvroir fondé sous le vocable de Saint-Nicolas.
La rue de Bagneuxne tire pas sa dénomination du village, ni du bois (ce dernier, un peu imaginaire) du même nom, ou du moins est-ce indirectement. On a retrouvé mention d'un certain Pierre de Bagneulx qui avait là son logis, dans la première moitié du xvi^ siècle. En la suivant, sans grande crainte ni des voitures, ni du vacarme de ceux qui l'habitent, nous arrivons à la rue du Cherche-Midi^ dont le nom a une origine bien plus mystérieuse encore. Etait-ce l'enseigne représentant un homme qui cherche midi à quatorze heures? On pourrait le croire, mais les documents anciens la nomment rue du Chasse-Midi, ce qui est fait pour dérouter les étymologistes. Faut-il admettre qu'elle conduisait à une remise de chasse située vers le midi de la ville? Ce serait ingénieux, mais il faut considérer que jusqu'à 1832 elle ne portait ce nom qu'entre la Croix-Rouge et la rue du Regard; au delà, vers le midi, elle s'appelait rue des Vieilles-Tuileries, puis rue du Petit- Vaugirard.
Des événements bruyants ont eu pour effet de faire beaucoup parler