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HORLOGE DU MINISTERE DE LA GUERRE

(boulevard saint-germain).

placé à chacune de ses entrées deux groupes d'écuyers : un grec, un romain, d'une part; un arabe,' un gaulois, d'autre part, maîtrisant des chevaux. Ce sont des œuvres médiocres et d'une crudité choquante.

La description du Champ-de-Mars, les destinations si diverses qu'il a reçues depuis cent cinquante ans demanderaient, pour être exposées en détail la matière d'un volume. Long de 985 mètres, large de 423, il fut d'abord le champ de manœuvres affecté aux exercices de l'École militaire. En 1790, pour la fête de la Fédération, on le borda de talus en terre ; les douze mille ouvriers employés à ce travail ne suf-

LA SALLE DES SÉAxNCES DE LA CHAMBRE DES DÉPUTÉS.

Fnor. Neurdein.

fisant pas à la tâche, ce furent les habi- p tants eux-mêmes de Paris et des environs qui vinrent les aider à l'achever pour la date voulue, et l'on sait quel enthousiasme indescriptible recueillit cette première grande fête pacifique de la Révolution. La Fédération y fut commémorée encore en 1791 et en 1792... La même année, quand la patrie fut proclamée en danger, c'est au Ghamp-de-Mars que les volontaires accoururent pour se faire enrôler en foule.

Puis, ce furent, jusqu'à l'Empire, les fêtes républicaines de la Liberté, de l'agricul-

née 1886, M. Eiffel, ingénieur civil, fit agréer par le gouvernement le projet d'élever au Ghamp-de-Mars, pour l'Exposition de 1889, et cela à ses risques et périls, une tour toute de fer, haute de 300 mètres, c'est-à-dire dépassant de 125 mètres le monument le plus élevé du monde entier, la tour de Washington. Quand le dessin en fut produit dans le public, il y eut de nombreuses protestations d'artistes et d'écrivains, déclarant qu'une pareille construction déshonorerait la beauté de Paris. On jugera par cet extrait de l'ardeur qu'ajDportaient les protestataires dans

Phot. Gaillard.

ÉGLISE SAIxNTE-CLOTILDE.

ÉGLISE St-PIERRE DU GROS-CAILLOU.

ture, la pompe funèbre en l'honneur de Hoche.

Une exposition des produits de l'industrie (la première exposition française qui ait eu lieu) s'y ouvrit le 19 septembre 1798. Napoléon P'' y vint deux fois en grande solennité : le 5 décembre 1804 pour distribuer les aigles à l'armée, le 2 avril 1815 pour présider au banquet offert, en l'honneur du retour de l'île d'Elbe, à la garde nationale par la garde impériale. Pendant la Restauration et sous Louis-Philippe, les revues de la garde nationale se passèrent au Ghamp-de-Mars. Entre temps, on y faisait, des courses de chevaux. Le second Empire y convoqua aussi, pour des revues solennelles, les troupes de la garde impériale et de la garnison de Paris.

L'Exposition universelle de 1867, la seconde de ce genre qui ait eu lieu à Paris, se tint pour la première fois au Ghamp-de-Mars ; le Palais de l'Industrie avait suffi à la première, celle de 1855. Déjà, il faut remonter loin dans le cours des souvenirs, ou consulter les documents contemporains pour se rappeler son élégant palais de forme elliptique et le parc si coquet qui l'entourait.

Dès lors, la période undécimale des expositions universelles était créée, beaucoup par le hasard. L'Exposition de 1878 n'eut au Ghamp-de- Mars, comme celle de 1867, que des constructions éphémères. Il était réservé à celle de 1889 de doter ce terrain de quelques monuments stables, et par suite, de nécessiter sa désaffectation définitive comme terrain militaire, dépendant jusque-là du ministère de la Guerre.

G'est de ce temps que datent la tour Eiffel et la galerie des Machines, qui, à des titres divers, mais réalisant toutes deux le triomphe de la métallurgie, sont restées des constructions infiniment curieuses à visiter.

Au commencement de l'an-

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