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UN DES ASCENSEURS DE LA TOUR EIFFEL

de développer encore.

A l'Exposition de 1889, disionsnous tout à l'heure, la métallurgie triompha.

Enl900,leChampde-Mars aura assisté à la gloire de l'électricité. Elle y aura fait merveilles par son pouvoir à transmettre la voix et la lumière, à transporter les fardeaux, à entraîner les véhicules.

Que de transformations cette plaine a subies depuis deux siècles! Combien elle a servi au développement de l'esprit humain 1 Que lui réserve encore l'avenir, après tant d'événements

dont elle a été le théâtre ! On a peine à croire qu'au xvi^ siècle la vigne y poussait, et cependant, voici des baux de 1529, où Robert Auger, Guillaume Drouard, boucher, Robert Dumont, laboureur, déclarent tenir à bail du « vénérable abbé commandataire du couvent de l'église, Monseigneur Saint-Germain-des-Prés, diverses pièces de terre ou de vigne « assis à Gamelles, au dessoubs de la justice du dit lieu », — ce q]iii correspond bien à l'emplacement du Champ-de-Mars. Au xvni® siècle, il fut question de transformer la partie voisine de la rivière en une gare fluviale — projet qui fut abandonné, pour être repris ensuite

en amont de Paris, à la gare d'Ivry. Déjà l'industrie tentait de s'y substituer à la culture.

Et l'on se demande, si ce projet s'était accompli, ou si, de toute autre façon, le Champde - Mars n'avait pu fournir son terrain à nos Expositions, comment Paris aurait fait pour en trouver un équivalent par sa situation.

Le problème s'est posé plusieurs fois ; bien des compétitions se sont produites ; certains quartiers ont protesté contre l'abandon où on les laissait; mais il leur était difficile de justifier leurs doléances par l'offre d'un emplacement également favorable.

Décentraliser les Expositions en les transportant au delà de l'enceinte eût été leur faire un tort considérable. Le V1I« arrondissement a donc continué à jouir de droits acquis, et il peut s'en féliciter ajuste titre.

rhot. Neurdein.

PARIS - SEPTIÈME ARRONDISSEMENT

Quartier S^TtLOjnas d!Aquin.

,, des Invalïdos

„ de l'Ecole MfMaj'ro /^f/

,^^..,, du Gros Caillou. ^/

PERSPECTIVE DE L'AVENUE DES CHAMPS-ELYSÉES, PRISE DU HAUT DE L'ARC DE TRIOMPHE.

Pliot. Nôurdein.

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L ELYSEE. — 29» QUARTIER : CHAMPS-ELYSÉES. — 30» quartier : FAUBOURG DU ROULE. 31" QUARTIER : LA MADELEINE. — 32« quartier : L'EUROPE.

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NE Société s'est constituée naguère pour étudier l'histoire des territoires qui constituent aujourd'hui le Ville arrondissement, dit I'Élysée. Le sujet en vaut la peine, bien que cette partie de la ville n'ait que quatre cents ans à peine d'existence. Les maisons furent lentes à se construire le long du grand chemin du Roule, aujourd'hui notre faubourg Saint-Honoré ; le groupement d'habitants qui constitua la'paroisse de la Yillel'Évêque était, de même, peu important. A l'exception de ces deux points, tout le reste était en culture. On a quelque peine à se l'imaginer aujourd'hui.

Chaque arrondissement de Paris a sa caj^actéristique, par laquelle il se distingue des autres : celui-ci est le/plus grand, celui-là le plus petit; l'un est très accidenté, presque montagneux, l'autre plat comme la Beauce; tel est pauvre et « souffrant », tel autre a l'aspect monastique. Le VHP offre cette particularité, très flatteuse pour lui, d'être le plus beau et le plus riche. Il a pour limites : au Midi, la Seine ; à l'Ouest, les avenues du Trocadéro et Marceau, qui le séparent du XVI® arrondissement; au Nord-Ouest et au Nord, l'avenue de Wagram, lesboulevards de Gourcelles et des BatignoUes, qui le séparent duXVII^ ; à l'Est, les rues d'Amsterdam, Tronchet et Vignon, qui le séparent

du IX«; les rues Duphot, Richepance, Saint-Florentin et le mur des Tuileries, qui le séparent du P^ arrondissement.

Sa superficie est de 381 hectares, sa population de 103.088 habitants.

Quartier des Champs-Elysées. — Ce n'est pas trop s'avancer que dire de la place de la Concorde que sa beauté est sans rivale dans le monde entier. On a pu faire observer que les monuments dont elle est décorée sont un peu de tous les âges, à commencer par celui des pharaons. Peu importe : l'ensemble est admirable, avec un cadre plus riche encore que le tableau, et nous croyons volontiers que, de toutes les impressions qu'emporte un étranger sur les merveilles de Paris, celle qu'il a éprouvée là est la plus saisissante et la plus durable aussi.

Elle n'était encore qu'un terrain vague et marécageux quand on la choisit pour l'emplacement d'une statue équestre que la Ville de Paris offrait à la gloire de Louis XV. Ces marques d'adulation plaisaient fort aux monarques ; Louis XV agréa par lettres patentes de juin 1757 non seulement le projet de statue qui lui était soumis, mais aussi celui de constructions monumentales limitant la place au Nord. La statue fut inaugurée, avec une pompe inouïe, le 20 juin 1763. Bouchardon en fut le principal auteur, mais la mort étant venue l'interrompre, c'est Pigalle qui avait sculpté quatre figures en bronze, la

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