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LE THEATRE DU VAUDEVILLE

trades entourent de leurs volutes gracieuses, et le dominant un peu, de façon que le monument y gagne en noblesse, la Trinité est parmi nos églises modernes l'une des plus heureusement conçues. Le luxe intérieur correspond au charme de l'aspect extérieur; on y a été prodigue d'œuvres d'art, peinture et sculpture. Elles sont signées Jobbé- Duval, Barrias, Français, Dantan, Carpeaux, Chatrousse, Paul Dubois, Doublemard, etc., etc.

Les églises ferment de bonne heure leurs portes, le soir. Bien leur

en prend lorsqu'elles sont, comme celle-ci, à quelques pas d'une salle de théâtre, d'une salle de bal et de concerts dont la clientèle joyeuse pourrait se confondre avec la pieuse cohorte des fidèles. Le Casino de Paris ouvre sur la rue de Clichy, le Nouveau- Théâtre ouvre sur la rue Blanche : les deux établissements sont en outre réunis par une communication intérieure, de sorte que l'on peut tour à tour et presque en même temps voir jouer une pièce de spectacle, entendre da gais flons-flons, assister à un ballet suggestif, ingurgiter des breuvages doués de la même vertu. Par un contraste singulier, ce terrain, exclusivement consacré au plaisir était, il y a trente ans, celui du collège Chaptal, fondé en 1837 par Pierre Goubaux, transmis par lui à la Ville de Paris et qui en émigra en 1874 pour aller s'installer dans le quartier de l'Europe, où nous l'avons rencontré.

Continuons à monter la rue de Clichy. Au milieu, à droite, s'ouvre la rue Nouvelle, voie privée — impasse même, devons- nous dire pour être exact — créée en 1879; celui qui Fa baptisée ne s'est pas mis en frais d'imagination. C'est là qu'était la fameuse prison pour dettes — la Dette, ou Clichy — comme on l'appelait

Phot. Gaillard.

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